Aller au contenu

Chers Gooners, pour soutenir le forum, merci de désactiver votre bloqueur de pubs !

Gunners FRANCE, la référence francophone d'Arsenal

[Entraineur] Mikel Arteta


GBC

Messages recommandés

Avec ce titre il enlève un poids énorme au club avec ces 22 ans sans gagner la PL. 

 

 

Le club va pouvoir travailler de façon sereine. Il y aura plus cette peur de gagner qu'on a vue cette saison contre Nottingham Bournemouth et City. On va pouvoir garder Saliba et Rice encore quelques saisons. Comme United l'a fait en 2007 avec Cr7 et Rooney en gagnant la PL. Après ce titre Man United avait imposé une dictature en PL et en C1. On peut et on doit faire la même chose.

 

 

Faudra juste pas faire comme Liverpool qui a enchainé un mercato catastrophique après leur titre. Avec des montants délirants. Continuer à recruter intelligent. Tous en gardant notre ossature et en misant sur Hale End.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

j'ai eu tord (et j'en suis heureux) 

 

Bravo à lui et au staff , mission accomplie 

totti-2-450x150.png
Pelé:"He is the best player in the world; He has just been a little unlucky in the past.";                   Maradona: "Totti is the world's number one" ;                     Mourinho: "He's the best player in the Italian championship in terms of spectacle and quality of play."                    Ferguson: "Totti is the fantastic player";                           Wenger: "Totti is a top, top class player. He used to play in behind the strikers and then one day they had no central striker so they played him up front and won game after game. He suddenly became the topscorer in Italy as a central striker. That means this guy has absolutely everything"             Platini: " Totti est un artiste du football. Son seul défaut est d'être romain."

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Merci boss pour les travaux ta redonner de la lumière à Arsenal au final après 22 ans on a obtenu ce fameux titre de PL . Il a était beaucoup critiqué mais faut respecter tout son travail depuis le début qui a fini par payé merci beaucoup. 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Arrêtez de le saucer comme ça c'est une pipe qui est tombé sur un big 6 Calamiteux cette année. 

On doit batailler jusqu'à lavant dernier journée, alors que Pool jouait bourré 1 mois et demi avant la saison dernière.

 

On a pas vu un match potable de l'année et maintenant ça vient lui chanter ses louanges, vous me dégoutez vous comprenez.

 

 

  • Haha 3
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 3 minutes, papapoupa31 a dit :

Arrêtez de le saucer comme ça c'est une pipe qui est tombé sur un big 6 Calamiteux cette année. 

On doit batailler jusqu'à lavant dernier journée, alors que Pool jouait bourré 1 mois et demi avant la saison dernière.

 

On a pas vu un match potable de l'année et maintenant ça vient lui chanter ses louanges, vous me dégoutez vous comprenez.

 

 

 

Change ta photo de profil au lieu de raconter des bêtises :P 

  • Aimer 1
  • Haha 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Je reviendrais un peu plus tard pour écrire que le mandat d'Arteta à la tête d'Arteta est un des plus impressionnant succès dans le monde du football dans ce siècle. Mais en attendant je pense que ca vaut la peine de lire l'article du correspodant Arsenal du journal The Atheltic. Avec traduction de mon chat. 

 

Révélation

Vingt-deux ans d’attente, six ans de construction : le titre de Premier League est à nouveau celui d’Arsenal.

L’effectif professionnel s’est réuni mardi au centre d’entraînement de London Colney pour regarder le match nul de Bournemouth contre Manchester City, offrant ainsi au club du nord de Londres son très attendu 14e championnat national.

L’histoire du triomphe d’Arsenal en 2025-2026 est relativement inhabituelle dans le football moderne. Oui, elle contient certains ingrédients classiques : une équipe exceptionnelle, un entraîneur visionnaire et les inévitables dépenses colossales sur le marché des transferts. Mais elle se distingue parce qu’elle raconte avant tout une histoire de persévérance et de continuité.

Ce titre est le résultat d’un véritable plan à long terme, élaboré avec une patience rare et une précision quasi scientifique. Après trois saisons consécutives terminées à la deuxième place, Arsenal a enfin franchi la ligne d’arrivée. Deux décennies après les “Invincibles”, Arsenal est devenu “Incontestable”.

Des années avant de redevenir champion, les dirigeants d’Arsenal avaient identifié ce qu’ils pensaient être une opportunité rare dans le cycle compétitif de la Premier League. Après une analyse rigoureuse des effectifs rivaux, des durées de contrats, des profils d’âge et des calendriers des entraîneurs, ils avaient projeté une “fenêtre de victoire” entre 2023 et 2027 — une période durant laquelle Manchester City et Liverpool, vainqueurs des huit derniers titres à eux deux, pourraient enfin relâcher leur emprise sur le championnat.

Tout ce qu’Arsenal a fait par la suite a été construit autour de ce calcul.

À l’hiver 2020, alors que Mikel Arteta subissait une forte pression et que l’équipe stagnait en milieu de tableau, l’entraîneur s’est envolé pour Denver, aux États-Unis, accompagné du directeur non exécutif Tim Lewis, afin de rencontrer le propriétaire du club, Stan Kroenke. Ensemble, Arteta et Lewis ont présenté une stratégie à long terme destinée à restaurer Arsenal en tant que superpuissance moderne et équipe d’élite.

En coulisses, à London Colney, le projet prenait déjà forme.

L’arrivée d’Edu comme directeur technique à l’été 2019 a déclenché une restructuration radicale du département football. Une grande partie du service de recrutement a été démantelée et remplacée par une nouvelle cellule appelée “Football Intelligence”. Cette équipe innovante avait pour mission de bâtir une vision détaillée du futur du football anglais — et de la place qu’Arsenal y occuperait.

Ce département a anticipé des années à l’avance le possible déclin des clubs rivaux.

Arsenal prévoyait des changements d’entraîneurs chez ses concurrents, notamment le départ de Jurgen Klopp à Liverpool. Le club a également étudié les courbes de vieillissement de joueurs comme Mohamed Salah, Virgil van Dijk ou Kevin De Bruyne. Les prédictions n’étaient pas parfaites, mais elles ont offert un cadre stratégique. Le recrutement a ensuite été aligné sur ces projections afin de constituer une équipe destinée à atteindre son apogée précisément au moment où les rivaux commenceraient à décliner.

Naturellement, des ajustements ont été nécessaires. Il y a eu des occasions manquées. Les trois deuxièmes places consécutives entre 2023 et 2025 montraient qu’Arsenal était proche du but, mais qu’il manquait encore quelque chose. Alors que la “fenêtre” envisagée se rétrécissait, la nomination d’Andrea Berta comme directeur sportif en mars dernier a entraîné une poussée plus agressive sur le marché des transferts.

Finalement, Arsenal a réalisé le plan lancé plusieurs années auparavant. Ce titre n’a pas simplement été gagné sur le terrain. Il a été conçu.

Pour raconter toute cette histoire, les personnes interrogées par The Athletic pour cet article ont parlé anonymement afin de préserver leurs relations.

La vision présentée par la délégation d’Arsenal à Stan Kroenke avait été minutieusement élaborée dans les couloirs de London Colney.

L’été 2020 fut probablement le moment charnière. En pleine pandémie de Covid-19, Arsenal dérivait. Selon des sources proches de la direction, Kroenke estimait avoir besoin d’une meilleure compréhension du fonctionnement interne du club. Pour cela, il s’est tourné vers Lewis — un avocat de confiance qui avait accompagné la famille américaine lors de son rachat progressif d’Arsenal.

Kroenke a peut-être obtenu plus que prévu, car Lewis a mené une profonde purge du club. Raul Sanllehi, directeur du football, est parti, tout comme la politique de transferts ayant amené des joueurs comme Nicolas Pepe, David Luiz ou Cedric Soares.

Une vague de licenciements a permis de rebâtir le département de recrutement sous la forme de l’unité Football Intelligence. L’analyste Jason Ayto a joué un rôle majeur dans la restructuration de cette équipe plus réduite, avec des contributions importantes de Ben Knapper, Mark Curtis et plus tard James Ellis.

Arsenal a développé une approche précise du marché : le club viserait désormais des joueurs âgés de 23 ans ou moins et coûtant 40 millions d’euros ou moins. Lewis a validé cette stratégie, approuvée également par Stan et Josh Kroenke. Les équipes de Football Intelligence ont ensuite aligné le scouting, les données et les relations avec les agents sur ces paramètres clairs.

À l’été 2021, Arsenal a affiché clairement ses intentions avec six recrues pour l’équipe première, presque toutes correspondant à ces critères. Même si tous les transferts n’ont pas fonctionné, cette première vague comprenait Martin Odegaard et Ben White, devenus des piliers du projet.

Il y eut des sacrifices.

Arsenal savait que sa stratégie ne porterait pas ses fruits avant plusieurs années. Entre-temps, le club a entrepris une douloureuse purge de l’effectif, se séparant de joueurs vieillissants et très bien payés comme Mesut Ozil ou David Luiz. Les résiliations de contrats de Pepe, Hector Bellerin ou Pierre-Emerick Aubameyang ont valu au club de nombreuses moqueries — mais Arsenal était déterminé à assumer un changement radical.

Les nouvelles recrues ont été ajoutées à un noyau composé de jeunes joueurs comme Bukayo Saka, Gabriel Martinelli et Emile Smith Rowe, souvent issus du centre de formation. Après des doutes initiaux d’Arteta, William Saliba a finalement été réintégré. Arsenal a volontairement constitué un groupe de joueurs nés à quelques années d’écart afin qu’ils puissent mûrir ensemble.

Cela a créé un effectif très soudé. Pendant leur temps libre et lors des déplacements, beaucoup jouent aux cartes ou au jeu de société espagnol Parchis. De nombreux joueurs sont également unis par la foi, avec une forte présence chrétienne dans le groupe.

Le projet a rapidement montré des signes encourageants, Arsenal retrouvant l’Europe puis la Ligue des champions plus tôt que prévu. La stratégie de recrutement a évolué avec l’arrivée de joueurs plus proches de leur apogée afin de s’intégrer immédiatement à une équipe en développement.

Cela nécessitait davantage d’investissements financiers, rendus possibles par les revenus réguliers de la Ligue des champions. Arsenal a ciblé des profils précis comme Jurrien Timber, David Raya et le transfert record du club, Declan Rice.

Le club avait construit un effectif impressionnant. Mais pour gagner, il lui fallait aussi un entraîneur spécial.

La victoire d’Arteta en FA Cup en 2020 fut une première démonstration de son potentiel.

Il n’avait pas demandé sa promotion du rôle de “head coach” à celui de “manager”. Arsenal l’a fait pour l’intégrer aux discussions stratégiques du club. Soudainement, il avait accès aux données économiques et aux indicateurs clés. Cela lui a permis de comprendre que le club faisait tout son possible pour devenir compétitif aussi rapidement que les règles financières et la croissance commerciale le permettaient.

C’était essentiel : cela a instauré confiance et loyauté. Ces qualités ont soutenu la relation entre le club et son entraîneur pendant les périodes difficiles — notamment les deux huitièmes places consécutives, les moqueries extérieures et les doutes de certains supporters qui craignaient qu’Arsenal ne soit condamné à être éternellement deuxième.

C’est souvent dans ces moments d’adversité que la confiance d’Arsenal envers Arteta grandissait.

Après les trois premières défaites du championnat 2021-2022, des caméras de documentaire ont capté une conversation entre Josh Kroenke et Arteta. “Les seules personnes en qui tu peux avoir confiance sont celles qui sont dans cette pièce avec toi”, lui a dit le copropriétaire du club. “Fais-moi confiance, je crois en toi.”

La foi du club envers son entraîneur n’a jamais vacillé.

Arteta est aujourd’hui le troisième entraîneur le plus ancien des quatre premières divisions anglaises, derrière Simon Weaver à Harrogate Town et son ancien mentor Pep Guardiola à Manchester City. Même cette année, Arsenal a montré sa volonté de discuter d’un nouveau contrat avant même de connaître l’issue de la saison.

Ce niveau de confiance est compréhensible : Arteta est un entraîneur exceptionnel, doté d’une attention au détail rarement vue à Arsenal.

Cette saison, cela s’est particulièrement vu sur les phases arrêtées. Est-il surprenant qu’une équipe d’Arteta excelle dans l’un des aspects les plus “coachable” du football ? L’un de ses adjoints, Nicolas Jover, est spécialiste des coups de pied arrêtés et possède même une prime liée aux buts inscrits sur ces situations.

Le club n’a rien laissé au hasard pour obtenir un avantage compétitif sur corners. Arsenal a travaillé étroitement avec Howard Webb et les arbitres anglais afin de tester des idées et exploiter les limites du règlement.

Face à la machine Manchester City, Arteta et Arsenal ont trouvé une autre façon de gagner. Ils ont emprunté des éléments du modèle Guardiola, mais avec encore plus d’accent sur le contrôle et la sécurité. Arsenal est peut-être moins dangereux dans le jeu ouvert que City, mais son efficacité sur coups de pied arrêtés lui offre une arme alternative. L’architecture de cette équipe est remarquablement solide.

Mais Arteta est plus qu’un entraîneur : c’est un leader idéologique.

Il accorde une énorme importance aux messages. Pour faire passer ses idées, il a déjà utilisé des pickpockets ou même une flamme nue devant ses joueurs. Arsenal possède une longue tradition d’entraîneurs innovants, d’Herbert Chapman à Arsène Wenger, et Arteta s’inscrit dans cette lignée.

Quand Arsenal a battu Tottenham 4-1 lors du derby du nord de Londres en novembre dernier, les joueurs portaient des écharpes avec le slogan : “Make it happen” (“Faites-le arriver”). Le même slogan est apparu sur des tifos et dans les vestiaires. C’est devenu le mantra d’Arsenal : apporter le succès, ramener la gloire.

L’intérêt d’Arteta pour la psychologie sportive est omniprésent. Cette saison, Arsenal a même modifié l’agencement du vestiaire visiteur de l’Emirates Stadium pour le rendre moins accueillant pour les adversaires.

Il a travaillé sans relâche sur la culture du club. Lorsqu’il a été nommé en décembre 2019, il a demandé à un proche de mener une enquête auprès du personnel du club. Une question simple : “Comment décririez-vous le fait de travailler à Arsenal ?” Le mot dominant qui en est ressorti était : “Toxique”.

Depuis, Arteta s’est battu pour transformer cette culture autour de trois valeurs : respect, engagement et passion.

Dans l’intensité de la compétition, l’environnement de l’équipe première est devenu un refuge pour les joueurs. Durant les dernières semaines de la saison, Arteta organisait régulièrement des barbecues au centre d’entraînement pour permettre aux joueurs et au staff de se détendre ensemble.

Et ils en avaient besoin. Bien qu’énormément respecté, Arteta n’est pas toujours facile à vivre.

Il brûle d’une intensité et d’une obsession de la victoire. Face à l’adversité, sa réaction est généralement de travailler encore plus, de s’entraîner davantage et de prolonger ses journées. Ses standards sont extrêmement élevés, et plusieurs stars ont été victimes de ses célèbres “règles non négociables”.

Ses conflits publics avec Ozil ou Aubameyang furent douloureux, mais ils ont posé les bases culturelles du projet Arteta. Surtout, la direction du club l’a toujours soutenu. Cela a donné à ce jeune entraîneur l’autorité nécessaire pour mener sa reconstruction.

Arteta protège férocement les informations et refuse de donner le moindre avantage à l’adversaire. Son flou autour des blessures est devenu une marque de fabrique — et même les joueurs sont parfois tenus dans l’ignorance.

Cette saison, selon des sources proches du vestiaire, il était fréquent que les joueurs découvrent la composition d’équipe seulement quelques heures avant le coup d’envoi.

Il a aussi cherché à exploiter la puissance du public de l’Emirates afin de transformer le stade en forteresse. Le club a collaboré avec les groupes de supporters pour améliorer l’ambiance, culminant avec certaines des soirées les plus électriques des 20 ans du stade.

Les scènes de milliers de supporters accueillant le bus de l’équipe sont symboliques de cette transformation. La dernière fois qu’autant de fans s’étaient réunis sur Hornsey Road, c’était en 2021 pour protester contre la Super League européenne. Les blessures semblent désormais refermées.

Même si le succès d’Arsenal cette saison est collectif, il ne fait aucun doute qu’Arteta en est le personnage central : visage, leader et porte-étendard du projet.

 

Cette relation entre l’entraîneur et la propriété du club a été essentielle, apportant à Arteta la certitude qu’Arsenal partageait sa féroce ambition.

Il entretient désormais une relation directe avec Josh Kroenke, et les deux hommes sont restés en contact régulier durant la dernière ligne droite de la saison. Le plus jeune des Kroenke a soutenu les plans d’Arteta et est intervenu pour faciliter des transferts comme ceux de Rice, Piero Hincapie et d’autres. L’Espagnol avait été frustré lorsque Arsenal n’avait recruté personne lors du mercato hivernal 2025. Les propriétaires avaient alors décidé de redoubler d’efforts pour offrir à Arteta ce dont il avait besoin.

Même si Arteta était aligné avec l’approche d’Arsenal, sa nature le pousse à toujours demander davantage. Il a été un agitateur, un moteur, poussant constamment le club à élargir ses ambitions. Lorsque l’épineuse question des règles financières du football s’est posée, Arteta a encouragé le club à repousser les limites. Comme dans son travail tactique, il cherche à exploiter chaque marge possible.

Beaucoup de ses plus proches collaborateurs sont partis. Edu, Lewis, Ayto et Ellis ont quitté le club. Deux adjoints de confiance d’Arteta, Steve Round puis Carlos Cuesta, sont également partis — mais lui est resté. Il est la constante.

Son prédécesseur Arsène Wenger parle souvent de l’importance de la “constance” ou de “l’endurance” dans la motivation : le désir seul ne suffit pas, il doit durer. Arteta est la salle des machines de cette motivation à Arsenal, celui qui entretient et nourrit l’ambition du projet, celui dont les standards inflexibles poussent tout le monde à faire mieux.

Il est la friction nécessaire qui a aidé Arsenal à franchir la ligne. Il a été le visage de ce projet. Personne à Arsenal n’a reçu plus de critiques au cours des six dernières années — et personne ne mérite davantage d’éloges pour l’avoir mené à bien.

Pour Arteta, remporter ce titre de Premier League — en devançant son mentor Guardiola — représente la validation ultime.

Le départ d’Edu en novembre 2024 a provoqué une onde de choc à Arsenal. Son partenariat avec Arteta constituait le cœur stratégique du projet sportif. Mais le besoin de nommer un nouveau directeur sportif a aussi offert une opportunité au club. Arsenal devait sortir de sa phase de construction et commencer à gagner.

À mesure que le pouvoir d’Arteta grandissait à Arsenal, son influence sur les transferts augmentait aussi. Il avait désormais besoin d’un “closer” — quelqu’un capable de lui livrer l’effectif qu’il désirait. L’ancien dirigeant de l’Atlético Madrid, Andrea Berta, a été identifié comme l’homme capable d’apporter les pièces manquantes au puzzle de l’entraîneur.

La saison 2024-2025 d’Arsenal avait été ravagée par les blessures, et l’objectif principal ensuite était de renforcer l’effectif avec une profondeur considérable. Cela signifiait convaincre Arteta d’abandonner son ambition de recruter l’attaquant de Newcastle Alexander Isak, et peut-être aussi Benjamin Sesko du RB Leipzig. Il était admis qu’Arsenal avait besoin d’un nouvel avant-centre — mais les montants nécessaires pour ces joueurs auraient limité la capacité du club à se renforcer dans d’autres secteurs.

Alors que Liverpool, champion en titre, dépensait massivement pour des talents d’élite comme Isak et Florian Wirtz, Arsenal a choisi de répartir ses ressources sur plusieurs postes. Le club voulait un effectif complet plutôt qu’une équipe construite autour de noms prestigieux. Au final, Arsenal a recruté huit joueurs pour l’équipe première durant ce mercato.

L’accent a été mis sur des joueurs dans leurs meilleures années, prêts à contribuer immédiatement. Viktor Gyokeres a été choisi au poste d’avant-centre, pour un coût initial de seulement 54,8 millions de livres. Arsenal a conclu l’arrivée de Martin Zubimendi, dont les grandes lignes avaient été négociées presque un an auparavant. Kepa Arrizabalaga est arrivé de Chelsea, Cristhian Mosquera de Valence. Arsenal a opté pour Noni Madueke afin de soutenir Saka sur l’aile droite, et a structuré un accord ingénieux pour Hincapie permettant de reporter le paiement à l’été suivant.

Ce mercato n’a pas été sans controverse.

Arsenal avait d’abord étudié la possibilité de conserver Thomas Partey afin de soutenir le nouveau venu Zubimendi à la base du milieu de terrain. Dans ces négociations, le club a cherché à inclure des clauses le protégeant contre l’éventualité d’une mise en examen de Partey. Finalement, aucun accord n’a été trouvé et son contrat a expiré fin juin — quelques jours plus tard, il a été inculpé de cinq chefs de viol et d’un chef d’agression sexuelle. Partey a plaidé non coupable pour tous les chefs d’accusation.

Lorsque Kai Havertz, attaquant polyvalent, s’est blessé au genou lors du premier week-end de Premier League, Arsenal a su qu’il devait agir.

Berta a d’abord proposé de recruter un autre attaquant, avec le jeune talent de l’Inter Francesco Pio Esposito parmi les noms évoqués. Finalement, Arsenal s’est tourné vers un autre type de joueur décisif, arrachant Eberechi Eze de Crystal Palace à son rival Tottenham. Arsenal a travaillé sans relâche pour finaliser les documents nécessaires afin de pouvoir présenter Eze avant le match suivant de Premier League contre Leeds.

Pendant que James King, spécialiste des contrats, s’occupait des détails juridiques, Eze faisait le tour de l’Emirates en voiture en attendant le feu vert. Finalement, tout s’est bien terminé.

Le travail effectué par Arsenal l’été dernier a porté l’équipe tout au long de la saison. À la mi-mars, le club était encore engagé dans les quatre compétitions.

Lorsque Mikel Merino s’est fracturé le pied contre Manchester United fin janvier, Arsenal a exploré des options de prêt. Le club s’est renseigné tardivement sur Leon Goretzka du Bayern Munich, mais n’a finalement pas trouvé de candidat approprié et a choisi de continuer avec les joueurs disponibles.

L’approche large d’Arsenal dans la construction de l’effectif ne doit pas être confondue avec de la frugalité : les huit recrues de l’été dernier ont coûté environ 250 millions de livres et ont poussé les limites de ce qui était possible dans le cadre des règles financières de l’UEFA. Les propriétaires d’Arsenal ont débloqué le budget pour aider le club à franchir la ligne.

C’était un pari calculé. Arsenal a tout misé sur le rouge — et a gagné. Les primes accumulées en Premier League et grâce au parcours jusqu’en finale de la Ligue des champions ont apaisé les inquiétudes liées au respect des règles financières.

L’entraîneur et l’effectif d’Arsenal semblent être arrivés à maturité ensemble. Des joueurs comme Rice, Gabriel et Raya ont réalisé des saisons individuelles exceptionnelles — mais la force de cette équipe réside dans le collectif.

Arteta a aussi évolué durant la saison. Il a embrassé ses instincts, faisant confiance à son intuition dans de grandes décisions comme la réintégration de Myles Lewis-Skelly. Dans les dernières semaines de la campagne, Lewis-Skelly est passé de troisième choix au poste d’arrière gauche à titulaire au milieu de terrain.

Arteta a fait confiance à la jeunesse dans les grands moments, alignant Max Dowman, âgé de 16 ans, à 12 reprises au cours de la saison. Le but spectaculaire de Dowman contre Everton en mars a permis à Arsenal de prendre dix points d’avance, lors de l’une des soirées les plus euphorisantes de la saison. Alors que beaucoup de ses coéquipiers plus expérimentés sont restés à l’Emirates ce samedi soir pour regarder le match nul 1-1 de City contre West Ham, Dowman est rentré chez lui pour le regarder confortablement sur son canapé avec ses amis et sa famille.

L’impact des adolescents Dowman et Lewis-Skelly témoigne de la productivité continue de l’académie d’Arsenal. Cet été, Per Mertesacker quittera son poste de directeur de l’académie, mettant fin à un partenariat avec Arteta qui remontait à leur arrivée commune au club comme joueurs, lors du dernier jour du mercato d’août 2011.

L’arrivée de l’ancien international argentin Gabriel Heinze, ami proche d’Arteta depuis de nombreuses années, comme adjoint, a offert à l’entraîneur un nouveau soutien et une soupape de pression. Les deux hommes ont partagé des repas d’après-match avec leurs familles et amis, notamment à La Patagonia, un restaurant argentin du nord de Londres.

Arteta a appris quand laisser les joueurs s’exprimer et quand prendre les choses en main. Lorsque Arsenal a laissé échapper une avance de deux buts pour concéder un nul 2-2 contre Wolverhampton, alors relégable, en février, selon des sources proches du vestiaire, ce sont les voix de Rice et Odegaard qui ont résonné le plus fort dans le vestiaire visiteur. Quand Arsenal a été battu par City à l’Etihad en avril, le cri de Rice sur le terrain — “Ce n’est pas fini” — a trouvé un écho en coulisses. Arteta a compris quand laisser les leaders mener.

Les blessures ont continué à perturber Arsenal. Avec autant d’enjeux, la tension entre le staff technique et le département médical a été l’un des grands sous-récits de la saison. Plusieurs sources proches de la situation affirment qu’à un moment, les désaccords ont frôlé la “guerre civile”. Le kinésithérapeute espagnol Joaquin Acedo, associé de longue date d’Arteta, a été appelé pour aider à revoir les processus d’Arsenal en matière de condition physique et de blessures.

Mais l’effectif construit par le club, avec les ajustements de Berta ajoutés aux fondations d’Edu, a tenu bon. Les méthodes d’entraînement d’Arteta restent intenses, mais il a aussi reconnu l’importance du repos, accordant deux jours de congé aux joueurs à plusieurs reprises durant la frénétique dernière ligne droite.

Les footballeurs sont souvent superstitieux, et les joueurs d’Arsenal se méfiaient de tout ce qui pouvait porter malheur à leur quête du titre. En mars, Riccardo Calafiori a refusé de signer une photo du trophée de Premier League. Lors du déplacement à West Ham, au London Stadium, début mai, les diffuseurs télévisés voulaient placer le trophée des champions au bord du terrain — Arsenal a préféré qu’il reste hors de vue.

Ils attendront de le recevoir dimanche à Selhurst Park — lorsqu’il leur appartiendra de plein droit.

Avec le titre de Premier League désormais acquis, Arsenal tourne maintenant son attention vers la finale de Ligue des champions contre le Paris Saint-Germain le 30 mai. Le club a l’occasion de réaliser un doublé historique et de remporter son premier trophée dans la principale compétition européenne masculine de clubs.

Mais que vient-il ensuite ? Arsenal a été construit pour gagner. Maintenant qu’il l’a fait, quelle est la suite ?

Même si beaucoup des architectes de cette ascension sont partis, le travail continue en coulisses.

Richard Garlick, qui a travaillé aux côtés d’Edu sur une grande partie des premiers recrutements, dirige désormais le club en tant que directeur général. Garlick et la directrice commerciale Juliet Slot supervisent des revenus records, permettant au club de continuer à investir dans l’équipe. Arsenal est déterminé à respecter les règles financières et à garantir un succès responsable et durable.

King, successeur de Garlick comme directeur des opérations football, est crédité d’un travail essentiel dans la sécurisation de l’avenir à long terme de jeunes talents comme Dowman et Marli Salmon, également âgé de 16 ans. Josh Kroenke joue désormais un rôle plus important et dispose d’une place au sein de l’équipe dirigeante du football.

Après avoir adopté une vision plus court-termiste pour accélérer la conquête du titre, Arsenal intensifie désormais ses efforts pour recruter la prochaine génération de stars, capables de maintenir le club compétitif dans les années à venir. La signature des jumeaux équatoriens de 16 ans Edin et Holger Quintero, tous deux suivis par le Real Madrid, est une déclaration d’intention.

Le club continue aussi d’investir dans son unité Football Intelligence, désormais dirigée par Mark Curtis. Celui-ci a supervisé une refonte interne du département analytique d’Arsenal et renforcé la présence du club sur les marchés sud-américains.

Arteta et Berta, de leur côté, poussent pour des investissements substantiels au niveau de l’équipe première. Avec plusieurs grands clubs anglais entrant dans une période de transition, ils estiment que c’est le moment de capitaliser.

“Peu importe où ce mois de mai nous mènera, il n’y aura aucun immobilisme à la fin de la saison”, ont écrit Stan et Josh Kroenke dans leurs notes de programme pour le dernier match à domicile de la saison contre Burnley. “Nous avançons toujours dans notre approche, en tirant les leçons au fur et à mesure, et en poursuivant sans relâche le progrès.

Nous restons concentrés sur l’élévation du niveau, la création du meilleur environnement possible pour permettre à nos joueurs et à notre personnel de réussir, et le renforcement de l’unité qui existe entre le club et sa communauté.”

La “fenêtre de victoire” projetée par les analystes du club en 2020 reste ouverte.

Le titre de cette saison est assuré. La mission désormais est d’installer un succès durable.

 

 

  • Aimer 2
  • Merci 2
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 2 minutes, MxPR a dit :

Quelq'un l'a repéré dans les vidéos de célébrations ?

Il était apparemment chez lui avec sa famille. Je n'ai encore rien vu, ça m’étonnerait pas que la prochaine fois qu'on le verra ce sera pour la conf de presse de ce WE. A moins que le club ait préparé une petite vidéo ? 

Mais en vrai vu l'animal on aura peut etre rien parce qu'il est déjà en train de préparer ces deux derniers matchs et qu'il gardera les choses à dire après la fin de saison.

Modifié par AlexCrazy
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

×
×
  • Créer...

Information importante

En allant sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies Nous avons placé des cookies sur votre appareil pour aider à améliorer ce site. Vous pouvez choisir d’ajuster vos paramètres de cookie, sinon nous supposerons que vous êtes d’accord pour continuer..