Je traduis (avec Google) un résumé d'un membre d'un discord anglais que je connais de l'article de The Athletic sur Tim Lewis pour ceux que ça intéresse :
-Tim Lewis était le genre de personne qu'on adorait avoir dans son équipe, mais qu'on trouvait agaçant quand il était dans l'équipe adverse.
-C'était un fan passionné d'Arsenal. On raconte qu'il a quitté la pièce sans serrer la main de ses homologues de Manchester City après le match avec le slogan "Stay humble" (Restez humbles). Au plus haut niveau exécutif, Arsenal ne s'entend pas avec Manchester City et une foule d'autres clubs (Newcastle, Aston Villa, etc.) qui appartiennent à des Etats nations ou à des fonds souverains.
-Lewis était considéré comme une figure de discorde lors des réunions du conseil d'administration de la Premier League. En effet, il exprimait souvent haut et fort son opposition aux fonds souverains comme ceux de Newcastle ou de Manchester City, ou aux subterfuges financiers comme ceux de Chelsea. Il était généralement considéré comme un fervent défenseur du fair-play financier (FPF) et d'autres mesures destinées à empêcher les Etats nations de déstabiliser l'économie du football.
-Lewis est un avocat accompli, il peut donc aussi être de nature conflictuelle. Cependant, il était très vocal lors des réunions de la Premier League, ce que beaucoup n'appréciaient pas. Lewis (et Arsenal) ont été parmi les chefs de file pour porter plus de 100 accusations contre Manchester City, ce qui est l'une des principales raisons pour lesquelles les clubs ne s'entendent pas.
-De nombreux autres clubs (Manchester United, Liverpool et de plus petits clubs de milieu de tableau) étaient d'accord avec la position de Lewis, mais préféraient rester silencieux pour entretenir de meilleures relations avec les grands clubs auxquels ils s'opposaient discrètement. Beaucoup le trouvaient condescendant et difficile à gérer, mais son approche était toujours de faire "Ce qui est le mieux pour Arsenal". Il poursuivait cet objectif, souvent au détriment de sa propre popularité au sein des hautes sphères de l'industrie du football.
-Apparemment, Daniel Levy et Lewis faisaient partie de la même faction pro-FPF et anti-propriété des États-nations.
-La principale théorie expliquant pourquoi Tim Lewis a été contraint de démissionner est qu'il agissait en quelque sorte comme le "manager" attitré d'Arsenal, pendant que les Kroenke et Josh apprenaient les rouages de l'industrie du football au Royaume-Uni sans s'impliquer directement. Maintenant que Josh va s'impliquer plus directement dans la gestion du club, ayant appris les ficelles du métier depuis 2018, ils estiment que Tim Lewis n'est plus nécessaire. Josh prendra son rôle, tout en donnant à Arsenal un nouveau visage, car beaucoup trouvaient Lewis difficile à gérer.
Et même résumé traduis sur les nouveaux arrivants au board :
Nouveaux membres du conseil d'administration d'Arsenal
Josh Kroenke est désormais entouré de nouveaux directeurs : Kelly Blaha (vice-présidente principale des finances sportives chez KSE), Dave Steiner (conseiller de longue date de KSE), Ben Winston (producteur de télévision, fan d'Arsenal et directeur non-exécutif), et Otto Maly (spécialiste de l'immobilier). Ces changements annoncent une restructuration du conseil d'administration, où siègent toujours Stan Kroenke et Lord Harris of Peckham.
Le départ de Tim Lewis
Tim Lewis, l'ancien vice-président exécutif, a quitté son poste. Il siégeait au conseil d'administration depuis 2020 et occupait le rôle de vice-président exécutif depuis 2023. Informé qu'il ne serait pas reconduit à ce poste, il a refusé l'offre de devenir directeur non-exécutif et a préféré s'en aller.
Considéré comme un représentant de confiance et un conseiller des Kroenke pendant près de deux décennies, Lewis a joué un rôle clé dans la gouvernance et le financement d'Arsenal.
Les contributions de Lewis
Lewis a été un acteur central dans plusieurs dossiers importants :
Crise du COVID-19 : Il a restructuré la dette du stade de 144 millions de livres sterling grâce à un prêt de KSE, améliorant ainsi la trésorerie du club.
Réorganisation interne : En 2020, il a recommandé des licenciements, notamment celui du responsable du football, Raul Sanllehi.
Recrutement : Il a tissé des liens solides avec Mikel Arteta, Edu, et Andrea Berta, et a été un élément décisif dans le recrutement de joueurs, comme la signature d'Eberechi Eze.
Défense des intérêts du club : Il a défendu les intérêts d'Arsenal dans les instances de la Premier League, s'exprimant ouvertement contre les clubs financés par des États et sur les questions réglementaires.
Stabilité financière : Il a contribué à ramener Arsenal à la stabilité financière et à un statut compétitif, avec un chiffre d'affaires de 610 millions de livres sterling en 2023-2024.
Les raisons de son départ
Son style a été jugé abrasif, créant parfois des frictions avec d'autres clubs. Cette approche contrastait avec la préférence des Kroenke pour la discrétion et la diplomatie.
Des tensions ont émergé en raison de son rôle autoritaire, certains estimant qu'il faisait de l'ombre à l'approche collaborative des Kroenke. Des relations tendues ont été notées, notamment avec la direction de Manchester City. Son départ est perçu comme une transition naturelle et un changement dans la dynamique de pouvoir au sein du club.
L'influence croissante de Josh Kroenke
Depuis que KSE a pris le contrôle total du club en 2018, Josh Kroenke est de plus en plus impliqué. Il a déjà réorganisé avec succès la direction des Denver Nuggets comme preuve de son efficacité. Cette saison, il a assisté à presque tous les matchs d'Arsenal et a participé activement aux transferts et aux événements majeurs, comme les PFA Awards.
Considéré comme le successeur désigné de son père, Stan Kroenke, il est vu comme celui qui prendra les rênes, son père, âgé de 78 ans, restant l'autorité suprême mais étant moins présent. Le départ de Lewis pourrait marquer le début de "l'ère Josh Kroenke".