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1431À propos de Peter Pan
- Date de naissance 15 mai
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Club
Arsenal
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Localisation
Nantes
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Augmentation : il va devenir l'un des entraîneurs les mieux payés au monde non ? Pour le reste j'espère qu'on aura un style de jeu plus agréable à voir.
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Un article qui évoque le travail de Nicolas Jover et l'importance des coups de pieds arrêtés : https://www.sofoot.com/articles/comment-arsenal-est-devenu-une-equipe-de-tireurs-delite-pour-conquerir-langleterre-et-la-premier-league Comment Arsenal est devenu une équipe de tireurs d’élite pour conquérir l’Angleterre Depuis quelques saisons, regarder jouer Arsenal consiste essentiellement à se taper des gros plans sur les tireurs de corner et sur Nicolas Jover, son entraîneur français en charge des coups de pied arrêtés, l’arme fatale des Gunners. Un « gain marginal » qui a remis la bande de Mikel Arteta en haut de l’affiche. Mais à quel prix ? Voilà maintenant des mois que les mêmes questions lui sont posées, sur les mêmes scènes, avec les mêmes acteurs, et Shay Given bouillonne. Alors, en cette toute dernière soirée de janvier 2026, assis sur le plateau de Match of the Day entre la présentatrice Gabby Logan et l’ancienne internationale anglaise Steph Houghton, l’ex-gardien aux plus de 450 matchs de Premier League, chargé d’analyser un match à Leeds largement remporté ce jour-là par les Gunners (4-0) grâce, entre autres, à deux buts plantés sur corner, sort poings en avant : « Je ne veux rien enlever au mérite d’Arsenal, mais chaque semaine, je vois les mêmes organisations défensives et les mêmes conséquences. Les joueurs d’Arsenal mettent du nombre au second poteau, viennent générer du chaos devant le but adverse, finissent souvent par marquer. J’aimerais simplement que quelqu’un tente quelque chose de différent pour bousculer cette approche. » Venu avec un schéma, Given propose alors une solution aux futurs adversaires des hommes d’Arteta, déjà dégainée par certaines équipes lors des mois précédents, comme Monaco et Brighton : installer des joueurs près de la ligne médiane, de façon à forcer Arsenal à retirer des munitions offensives dans la surface. Une option utilisée trois jours plus tard par Chelsea, avec une variante, puisque trois Blues iront se positionner au niveau de la médiane à l’exact moment de la course d’élan du tireur d’Arsenal. À défaut d’éblouir tout le monde par le jeu, voilà donc ce que sont ces Gunners, champions d’Angleterre et en finale de Ligue des champions : une équipe de NFL, maîtresse des phases arrêtées. Notamment les corners offensifs et défensifs, face auxquels les adversaires ne trouvent pas de réponse, week-end après week-end. « J’ai séquencé 3 000 corners » Cette histoire dure maintenant depuis un peu moins de cinq ans. Soit depuis qu’un Français, né à Berlin, ayant grandi à Agde, parti un temps étudier au Canada et qui a ensuite fait ses armes à Sète, puis à Montpellier, Brentford et Manchester City, a déboulé dans le staff de Mikel Arteta pour enfiler la parka d’entraîneur des coups de pied arrêtés. Pionnier de l’analyse vidéo en France, Nicolas Jover a aujourd’hui le visage qui s’affiche sur une fresque au pied de l’Emirates Stadium. Ce qui en dit long sur ce football 2.0, dans lequel chaque curseur de jeu est poussé et exploité au maximum. Une quête du moindre centimètre carré de détail que Jover traîne avec lui depuis toujours. « Nicolas, je l’ai rencontré lors d’une formation d’entraîneur, à la fin des années 2000. Il y avait des séances d’entraînement, des jeux, mais lui passait son temps à filmer », remet Pascal Baills, meuble du Montpellier Hérault, qui a ensuite soufflé le nom du fou du caméscope à René Girard, en quête d’un analyste vidéo au moment du retour du club de la Paillade en Ligue 1, à l’été 2009. Diplômé de la toute première promotion du DU Analyste vidéo de la performance sportive de Montpellier en 2015, Rudy Cuni a été le stagiaire de Nicolas Jover au MHSC, lors de la saison 2014-2015. « À l’époque, il voulait deux stagiaires pour séquencer et décrypter tous les coups de pied arrêtés de Ligue 1, se souvient celui qui est désormais en charge de l’analyse vidéo aux côtés de Julien Stéphan, à QPR. Il était déjà avant-gardiste sur le sujet. Sur l’année, j’ai séquencé pas loin de 3 000 corners. Pour chaque corner, on devait annoter entre 15 et 20 informations. On a aussi étudié les touches, les coups francs… L’idée globale, pour Nicolas, était de monter une grosse base de données afin de gagner en objectivité. On savait déjà qu’environ 20% des buts étaient marqués sur coups de pied arrêtés, mais les clubs n’y consacraient pas plus de dix minutes par semaine, la veille du match, en fin de séance. » Explorateur de différents sports et parti au Brésil, en 2014, vivre la Coupe du monde dans le staff de la Croatie de Niko Kovač, Jover a dû patienter pour qu’on prenne vraiment au sérieux son obsession des coups de pied de coin. Sans surprise, c’est en Angleterre, où l’on aime un peu plus qu’ailleurs la recherche, les staffs XXL et les ballons en l’air, qu’on lui a donné les moyens de son ambition. À Brentford, précisément, où lui a été confiée en 2016 la succession d’un autre pionnier de l’entraînement des free kicks, l’Italien Gianni Vio. Bilan trois saisons plus tard ? Quarante-six buts enfilés sur phases arrêtées offensives (sans celui de Kai Havertz contre Burnley), un effectif conquis et plusieurs créneaux réservés pour l’exercice au cours de la semaine d’entraînement. Une petite révolution qui remonte vite jusqu’aux oreilles de Mikel Arteta, alors adjoint de Pep Guardiola à Manchester City. Un rendez-vous de près de quatre heures plus tard, et l’ancien du PSG tombe sous le charme. Le reste est connu : après une expérience mitigée de deux ans à City avec Guardiola, Jover est appelé à l’été 2021 par Arteta, ce qui va marquer un point de bascule majeur dans la construction du projet du technicien basque chez les Gunners. « La vraie différence intervient quand le travail sur les coups de pied arrêtés devient une partie intégrante de la culture du club, pointe Rudy Cuni. Lorsque Nicolas est arrivé à Brentford, les phases arrêtées avaient été identifiées comme la première clé de performance pour monter en Premier League. À Arsenal, même chose, les coups de pied arrêtés ont été vus comme un outil central pour gagner au très haut niveau. » Et l’ancien stagios d’ajouter : « Aujourd’hui, tout le monde est plus affûté physiquement et plus préparé tactiquement que jamais, et rien ne peut être laissé de côté, tout doit être optimisé, dont les coups de pied arrêtés. Et quand, à la tête de la machine, tu as quelqu’un qui fouille le sujet dans les moindres recoins depuis près de quinze ans, le temps d’avance est forcément énorme. » Sept tireurs, dix receveurs Depuis qu’Arsenal s’est trouvé son gourou frenchy, les résultats sont là : trois deuxièmes places consécutives en Premier League, une demi-finale de C1. Autrement dit, après des années de lose, les Gunners sont redevenus tendance outre-Manche, et Nicolas Jover y est pour beaucoup. « Il a totalement repensé la place des coups de pied arrêtés dans le football, en les insérant pleinement dans le modèle de performance d’Arsenal, juge Damien Della Santa, autre spécialiste français de ces phases de jeu, qui a notamment travaillé à Nice et à l’OL. Si 99% des équipes, y compris en Premier League, font du football et des coups de pied arrêtés, lui a réfléchi à la chose dans un paradigme que personne n’avait vu auparavant en insérant pleinement les coups de pied arrêtés dans le modèle de performance d’Arsenal. Sa vraie force, ce n’est pas de trouver une combinaison, c’est vraiment le fait qu’il n’est pas sur le même niveau de pensée et de logique que les autres, qu’il a tracé un chemin que les adversaires n’arrivent pas du tout à comprendre et à contrer. » La preuve : rien qu’en Premier League, Arsenal a marqué plus de 70 buts sur des situations liées à des corners offensifs depuis l’été 2021. Plus important encore que les chiffres, ce qu’a changé Jover est surtout la grille de lecture d’une phase arrêtée, où il est habituel chez les analystes de répondre à trois questions. Quel est le tireur ? Quelle est la cible ? Quels sont les déplacements des joueurs qui favorisent la réception par la cible du ballon envoyé par le tireur ? Dans ce cadre, la force d’Arsenal est son illisibilité. Ainsi, les Gunners ne possèdent pas un seul, mais au moins sept éléments capables de déclencher les centres (Rice, Saka, Ødegaard, Eze, Madueke, Martinelli, Trossard). Cette saison, Nicolas Jover a également vu les Londoniens marquer grâce à plus d’une dizaine de receveurs différents, là où Gabriel, buteur à plus de vingt reprises lors des cinq dernières saisons, est souvent le seul mis en lumière. « C’est simple: aujourd’hui, ça vient de partout, de multiples façons, et une fois sur dix, ça se termine par un but, applaudit Della Santa. C’est un chiffre qui est vraiment exceptionnel quand on sait que généralement, c’était plutôt un corner sur trente qui finissait au fond. » La performance est d’autant plus notable si l’on se penche sur les profils et les gabarits des différents joueurs de l’effectif. À ce jeu-là, comparé à d’autres effectifs comme ceux de Newcastle et Tottenham, Arsenal n’est pas l’équipe la mieux outillée pour être la plus dominante sur ces phases de jeu. Tous tirés rentrants, les corners des Gunners sont une histoire de chorégraphie, de routine, avec notamment plusieurs situations où l’on voit un amassement des receveurs au second poteau, empêchant alors les défenseurs adverses de garder à la fois le ballon et leur adversaire direct dans leur champ de vision. Il faut ajouter à cela un travail précis réalisé sur les angles de courses – souvent réfléchies de façon à toujours rester le plus possible dans l’angle mort de l’adversaire direct –, sur les écrans – régulièrement réalisés autour du gardien adverse pour limiter son accès au ballon –, sur les courses à vide et sur l’isolation de la zone ciblée. « C’est une innovation permanente, avec toujours de nouvelles astuces, et tout ce qui est visible ne représente que 1% de la routine, explique Della Santa. Au début de la saison, beaucoup d’équipes ont d’ailleurs essayé de copier l’amassement de joueurs au second poteau, mais n’ont pas obtenu de résultats. Tout simplement car Nicolas évolue à un niveau de détails très profond. Le copier n’est pas si simple que ça. » « Un championnat de basket » Sous le règne Jover-Arteta, Arsenal est également une référence pour les corners défensifs, en étant toujours en tête des formations qui concèdent le moins de buts sur ces phases. Aux abords des deux surfaces, rien n’est hasard et tout est contexte. Les Gunners ont pleinement intégré dans leur projet de jeu des circuits maximisant le gain de corners offensifs et minimisant le nombre de corners défensifs, avec des chiffres qui ne font que grossir depuis cinq saisons. Pour situer, à l’issue de la saison 2021-2022, Arsenal avait généré 9,06 expected goals sur ses corners offensifs contre 19,34 à la fin de la saison 2024-2025, ce qui est aussi un révélateur d’une tendance plus globale à l’échelle de la Premier League, où les phases arrêtées remplissent désormais toutes les bouches, au point que certaines affiches deviennent des matchs dans le match entre spécialistes des coups de pied arrêtés. « Leur importance a totalement explosé, soulignait Arne Slot, le coach de Liverpool, mi-février. Désormais, il est même impossible de gagner le championnat si vous avez un bilan négatif sur ces phases de jeu, ce qui est notre cas… » Dans ce contexte, les derniers étés ont été très parlants. En juillet 2025, pour remplacer Thomas Frank, Brentford a fait le choix de nommer l’un de ses adjoints, Keith Andrews, qui se chargeait jusque-là de l’entraînement des coups de pied arrêtés. Un an plus tôt, le même Brentford avait reçu une indemnité de 750 000 livres pour le départ de son spécialiste Bernardo Cueva à Chelsea. Tout autour, on voit lors de chaque match les adjoints en charge de ces phases se lever, aux côtés de leur entraîneur principal, puis exploser de joie dans leur zone technique et être célébrés par des joueurs qui, dans certains clubs, reçoivent des primes à chaque but inscrit sur coup de pied arrêté. Un nouveau monde sur lequel trône Arsenal et dans lequel notre bonne vieille Ligue 1 a du mal à entrer, puisque de ce côté de la Manche seul Monaco possède dans son staff un entraîneur (Abel Lorincz, arrivé lors de l’été 2025) qui turbine à plein temps dans le domaine spécifique des phases arrêtées. Il faut dire aussi que la « révolution Arsenal » n’est pas sans conséquence. Les gagas de Premier League n’avaient plus vu aussi peu de buts plantés dans le jeu depuis la saison 2010-2011. En septembre 2025, Arne Slot, déjà, s’était plaint du spectacle vu lors d’un bout de Brentford – Manchester United avec « sur 25 minutes de jeu visionnées, 20 minutes de longues touches, corners, coups francs, six mètres… » Fin janvier, l’ailier de Newcastle Anthony Gordon a même été plus loin en parlant de la PL comme d’« un championnat de basket, où les matchs se résument souvent à qui gagne le plus de duels, où tout est devenu très physique ». Le tout avec un arbitrage différent de celui que l’on peut voir en Ligue des champions, où Arsenal n’a pas encore totalement su exporter son surnom réducteur de « Set Piece FC », lié au fait que les Gunners n’ont inscrit que 60% de leurs buts dans le jeu. Mikel Arteta, lui, se fout des critiques et des surnoms. Depuis l’arrivée de son roi des phases statiques, plus personne ne lui parle d’Arsenul.
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Si quelqu'un çà la référence du pull d'Eze je prends! Et oui Rice, Raya et la charnière centrale sont les éléments clés de cette victoire en PL c'est indéniable
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Champion d'Angleterre 2025/26 ! On célèbre le 14ème titre !
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Actualités / Débats
https://www.sofoot.com/articles/les-detestables-jaime-bien-arsenal-champion-envers-et-contre-tous « Les Détestables, j’aime bien » : Arsenal, champion envers et contre tous Vingt-deux ans plus tard, Arsenal est champion d’Angleterre. Enfin. Les Gunners n’ont pourtant pas attendu d’être des winners pour se faire détester en Angleterre : trop moches, trop arrogants, trop tout. Reportage à Londres, entre une manif d’extrême droite (oui, oui), des pubs et l’Emirates Stadium, pour essayer de mieux comprendre cette hate. « Les spectateurs neutres devraient souhaiter que Manchester City remporte le titre et que le Paris Saint-Germain gagne la finale de la Ligue des champions, car ce serait plus pur, plus beau et meilleur pour le football. » Le texte est lu par une maman à son fils dans un café au sud de South Bank, en plein cœur de Londres. Ce ne sont pas ses mots mais ceux de Barney Ronay qui, dans un édito pour le Guardian, affirme qu’Arsenal est détesté et détestable. « Il se prend pour qui lui ? », rétorque le gamin d’une dizaine d’années, un tee-shirt au nom d’un groupe des années 1990 sur les épaules. La mère arrive à la fin de l’article et achève son café à 4£. Le gosse, lui, semble avoir de la peine mais bouge en rythme sur le dernier album de Newdad qui passe un zeste trop fort dans l’établissement. – Pourquoi on nous déteste autant, maman ? – Parce qu’on est le plus grand club de la capitale, on représente la nouvelle Angleterre et ça ne plaît pas à tout le monde. C’est peut-être un peu plus le cas depuis ce mardi soir. Le nul de Manchester City à Bournemouth a couronné les Gunners champions de Premier League, une première depuis 2004. Le spectateur neutre qu’est le journaliste du Guardian peut déjà ranger son billet au placard et les supporters d’Arsenal sont au paradis. Ils sont rois d’Angleterre, ils peuvent encore monter sur le toit de l’Europe dans dix jours à Budapest et ils se moquent bien d’être moches selon certains, détestables selon d’autres. Plus rien ne compte, dans ces moments-là. Manif’ d’extrême droite, haine de la win et affaire Partey À la sortie de King’s Cross, il y a foule. Un peu plus que d’habitude, c’est curieux. Les yeux sont ouverts, les oreilles aussi. « Ce sont les bobos de la capitale ! Ils n’ont rien à voir avec le vrai Royaume-Uni ! » Michael est venu en train de Leeds. Il supporte évidemment les Peacocks, mais s’est pointé ce samedi dans la capitale pour une sombre raison : une manifestation anti-immigration organisée par l’extrême droitard Tommy Robinson. À ses côtés, en plus de la Française membre du collectif d’extrême droite Némésis Alice Cordier, se trouve Pitt, une casquette « Make Britain Great Again » vissée sur le front. « Ce qui m’énerve avec Arsenal, c’est qu’ils l’ouvrent trop. Ils n’ont rien gagné depuis des années, mais maintenant que ça va mieux pour eux, ils se prennent pour le Manchester United de Ferguson, déroule-t-il pendant qu’on se demande ce qu’on fout là. En fait, c’est ça, ils se prennent pour le grand d’Angleterre qu’ils ont été avec les Invincibles. Mais, ça fait 20 ans ! Du coup, on a envie qu’ils se plantent pour qu’ils redescendent un peu. » Le cortège aux idées nauséabondes croise la route de quelques supporters de Manchester City. Ce jour-là, c’est la finale de la FA Cup (remportée 1-0 par les Skyblues face à Chelsea, cadeau de Semenyo). Ils n’ont pas envie d’être associés au mauvais cortège et se mettent en retrait. « On n’irait pas à la fan zone ? » Suivons les quelques mètres. Ces quatre potes assument principalement détester les Red Devils, rien d’étonnant, mais ne sont pas des grands kiffeurs des Gunners non plus : « Évidemment, on est au coude-à-coude avec eux pour le titre, donc on ne va pas dire qu’on les aime. Mais je me souviens, quand c’était Liverpool qui était au top avec nous, je n’avais rien contre eux parce qu’ils étaient très forts. J’avais surtout peur d’eux. Là, Arsenal, c’est nul et, avec leur nombre de points, ils n’auraient jamais été champions d’autres années. » En cas de victoire contre Crystal Palace dimanche, le champion d’Angleterre finira à 85 points. 85, un nombre qui leur aurait permis d’être champions à deux reprises ces dix dernières années. C’est vrai qu’on est loin des 100 points atteints par Manchester City en 2018. L’année dernière, Liverpool a été sacré champion avec un total de 84 points. Est-ce que la haine était la même ? « Une récente étude sur les réseaux sociaux a conclu que les supporters d’Arsenal sont les plus impopulaires de la Premier League », avance Barney Ronay dans son édito. En 2011, Manchester United, alors dans ses belles années, était nommé comme l’équipe la plus détestée du pays. En 2016, le Mirror indiquait que le bâton passait à Chelsea, alors dans ses belles années. En 2022, SPORTbible trouvait la nouvelle victime : Liverpool, alors dans ses belles… On l’aura compris, de l’autre côté de la Manche, on aime haïr ceux qui gagnent. Pourtant, Arsenal n’a pas gagné grand-chose depuis son titre en 2004. – Si, si, des FA Cup, Community Shield et Coupes de la Ligue ! – Ça compte pas ça… Charles et Henry matent la finale de FA Cup au Bell, un pub à l’est de Londres. Ici, on supporte plutôt West Ham, ou Leyton Orient pour les plus courageux. « Arsenal, ils me dérangeaient pas plus que ça… Mais l’affaire Thomas Partey, ça m’a dégoûté du club. À l’inverse de Bournemouth qui a directement réagi quand ils ont appris que Jimenez parlait à une fille de 15 ans, Arsenal n’a rien dit sur Partey », raconte Charles entre deux gorgées de John Smith’s, une bière à deux balles (littéralement). En effet, l’ancien milieu ghanéen des Gunners a été accusé d’agressions sexuelles, mais le club, au courant, n’a rien fait… Henry, maillot de City au-dessus de son pull, pointe du doigt un homme au fond de la salle, qui porte un maillot floqué Saka : « Lui, il ne mettait jamais de maillot d’Arsenal avant. » Henry avouera plus tard avoir été un Hammer depuis l’enfance, mais que sa femme venant de Manchester, il s’est mis à supporter les hommes de Pep Guardiola. « Au moins, je peux fêter des titres avec ma belle-famille. » « Détestables ou pas, j’en ai rien à foutre ! » Un tour par Rough Trade où le vendeur porte un maillot floqué Vieira, puis par le London Fields et ses joggeurs en survêt’ d’une récente collection d’Arsenal, et on arrive à Dalston. Au Molly Blooms, pub irlandais et repère londonien du groupe de rap du nord de l’Irlande Kneecap, Ryan, « pas une goutte de sang anglais » en lui, avoue que, quitte à supporter un club de l’autre île, autant que ça soit Arsenal : « En Irlande, les gens sont plus pour Liverpool car, à vol d’oiseau, c’est pas bien loin de Dublin. Sinon, certains aiment Manchester United pour Roy Keane. Mais Arsenal a aussi un fort soutien chez nous. » Cela est dû à l’immigration irlandaise à Londres, à Islington particulièrement, pas bien loin de Highbury, l’ancien stade des Gunners. International, le canon l’est depuis longtemps. En 2005, Arsène Wenger réalise une première : aucun Anglais dans le onze ni sur le banc de son équipe face à Crystal Palace : « Les Anglais ont eu du mal avec ça. Pour eux, Arsenal était devenu international trop tôt. Ça a installé de la méfiance ». La rencontre, la dernière à l’Emirates Stadium cette saison, est dans deux heures. Qui aurait cru que l’un des matchs les plus importants de la saison des hommes d’Arteta serait face à Burnley, déjà relégué avant le premier coup de sifflet ? Carmen prend, comme à chaque fois, une photo de la statue de Thierry Henry. Sur son dos, un maillot jaune de son club de cœur, floqué Aubameyang. « Je suis un peu nostalgique de cette époque. Avec Pierre-Emerick, on ne gagnait pas. Mais on nous laissait tranquille, enfin, un peu plus. Mais surtout, on ne l’ouvrait pas autant. Aujourd’hui, t’allumes ton téléphone et tu vois plein de fans fanfaronner après une victoire. Tu m’étonnes qu’on nous déteste après ! » Pourtant, l’Emirates attire de plus en plus de nouveaux adeptes. Rob’ est venu spécialement de Cambridge avec sa femme et ses deux enfants afin de profiter de ce moment historique. Une fois au stade, ils tournent le dos, direction The Famous Cock. Tout ce trajet pour aller au pub ? « T’as vu le prix des places ? On est quatre, ça nous coûterait un salaire ! » Il est vrai qu’il faut débourser une belle somme pour partager les tribunes avec Anne Hathaway, Dua Lipa et environ 60 000 supporters. Alors, la Rob’s Family regardera la rencontre à la télé, avec les autres sans-tickets dont Patrick, la jambe tatouée aux couleurs d’Arsenal. « Invincibles ? Ouais, c’était un beau surnom. Quel serait celui pour l’équipe de cette année ? J’ai entendu quelqu’un dire « les détestables ». J’aime bien, ça fait bad boy. » Encore un corner, a set piece comme on dit, qui sauve les Rouge et Blanc. Kai Havertz, héros du jour, peut remercier Nicolas Jover. Arsenal s’impose finalement 1-0 et peut célébrer le lendemain, au centre d’entraînement, au bar, à la maison et partout dans le monde son titre de champion d’Angleterre qu’il attendait depuis longtemps, trop longtemps. Détesté, Arsenal l’est. Par tout le monde : certainement pas. Patrick termine sa énième bière : « Qu’on soit détestables ou pas, j’en ai rien à foutre ! On va être champion et c’est tout ce qui compte. L’édito du Guardian ? Ils peuvent se le mettre là où je pense. En plus, celui qui l’a écrit supporte Millwall. Quelle m**** ! » -
Champion d'Angleterre 2025/26 ! On célèbre le 14ème titre !
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Actualités / Débats
@SkyMan Oui c'était bien TPS! D'ailleurs un jour je reçois un colis et mon père sans me le dire avait participé à un jeu organisé par le diffuseur. Le gain : un maillot signé par Thierry Henry sur le maillot bordeaux et or de 2006 lors de la dernière saison à Highbury. Le plus beau maillot pour le meilleur des joueurs -
Alors rien que pour ça ce sera cool de voir le match
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Il y aura bien la haie d'honneur de la part des joueurs de Palace non ?
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C'était joliment écrit dans un article récent : il a porté l'équipe sur ses épaules pendant plusieurs saisons. Cette saison les autres ont pu prendre le relais et l'aider à gagner ce titre
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Félicitations. Maintenant va me raser ce vilain bouc et arrête de te moucher après chaque passe c'est dégueulasse
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Champion d'Angleterre 2025/26 ! On célèbre le 14ème titre !
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Actualités / Débats
Premier maillot acheté en 98 et toujours là. Je suis heureux pour nous les supporters mais aussi pour certains joueurs qui à jamais laisseront une trace au club : Gabriel, Saliba, Rice, Odegaard, Saka. Et Arteta forcément. C'est acté maintenant, on ne pourra jamais la leur retirer. Ce projet, les longues années à le mettre en place ça aura fini par payer et ça c'est magnifique parce que parfois ce n'est pas le cas. En tant que romantique j'aime ça, l'image du perdant magnifique elle me plaît bien. Mais putin celle de champion elle est belle aussi, ça fait du bien de vibrer comme ça et vivre l'instant présent Et ouais je rentre toujours dans ce foutu maillot ahah Merci à tous pour le partage des vidéos, des stats, des anecdotes. C'est un plaisir de vous suivre -
Champion d'Angleterre 2025/26 ! On célèbre le 14ème titre !
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Actualités / Débats
ça me rends heureux de vous voir heureux -
Champion d'Angleterre 2025/26 ! On célèbre le 14ème titre !
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Actualités / Débats
Pas devant la télé mais en repas de famille et pourtant ça m'a foutu un coup de lire le résultat sur internet. MAIS. Ce 8/2 c'est le recrutement de plusieurs joueurs avant la clôture du mercato dont deux capitaines et deux joueurs qui font briller le club. Un certain Per Mertesacker et un mec appelé Mikel Arteta je crois ? -
L'ancien capitaine qui devient manager et gagne ce foutu championnat tant attendu. L'histoire est magnifique. Trust the process. Bravo à lui et merci
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Premier League 2025/2026 - LIVE MATCH
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Premier League
Je prépare un petit pèlerinage pour l'année prochaine avec des arrêts du côté des stades d'Everton et de Bournemouth -
Premier League 2025/2026 - LIVE MATCH
Peter Pan a répondu à un(e) sujet de SkyMan dans Premier League