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Sur les patients qui ont peu de chances de s'en sortir, qu'est-ce qu'on risque, si ils donnent leur aval ? Soit la mort, soit des effets secondaires déjà connus puisque le médicament est utilisés par des centaines de milliers de patients tous les jours, notamment pour traiter le lupus.

 

 

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A croire qu’on va tester une molécule sortie de nul part.

Ca emmerde juste le monde pharmaceutique car c’est une molécule qui coûte que dalle, comme l’azithromycine

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il y a une heure, Sborn a dit :

A croire qu’on va tester une molécule sortie de nul part.

Ca emmerde juste le monde pharmaceutique car c’est une molécule qui coûte que dalle, comme l’azithromycine

 

N'importe quoi, il faut arrêter avec ces sous entendus que je vois fleurir sur les réseaux sociaux sur l'industrie pharmaceutique...

 

L'article de Raoult, il est disponible partout, et j'invite tous ceux qui ont un bagage scientifique et qui savent lire des articles, à le lire, pour comprendre la polémique et vous faire votre propre opinion. ( https://fr.scribd.com/document/452525837/Hydroxychloroquine-Final-DOI-IJAA#fullscreen&from_embed ) C'est une catastrophe d'un point de vu méthodologique, qui rend ses conclusions sur l'efficacité de la chloroquine totalement bancales.

Les soucis sont les suivants, pour ceux que ça intéresse:

Révélation

 

- Pas de comparaison vs un placebo dans son étude. Tant qu'on n'a pas comparé vs un placebo, on ne peut pas dire si l'amélioration de l'état des patients (ou leur détérioration) est due à la chloroquine ou simplement au hasard.

 

- Critère principal de son étude = évaluer l'évolution de la charge virale sur un prélèvement dans la gorge. Le critère principal n'est donc pas l'amélioration de la survie des patients, ou leur amélioration clinique. Mais juste une baisse de charge virale, qui ne se traduit pas forcément par une amélioration de la survie ou de l'état général du patient. Tout ce que cette étude montre, c'est que peut être la chloroquine arrive à faire baisser le taux de particules virales dans la gorge. On ne peut rien dire de plus, au quand bien même le reste de l'étude était carré d'un point de vu méthodologique.

 

- Pour faire son étude, il a recruté 42 volontaires. 16 en groupe contrôle (sans traitement) et 26 traités. Sur ces 26 traités, tu peux voir page 10 que 6 sont sortis d'étude (3 pour passage en soin intensif, 1 pour décès, un pour cause d'effet secondaire et un qui était guéri mais qui n'a pas voulu continuer). Hors, ces 6 sujets ont été retiré de l'analyse finale. C'est déjà problématique car il a exclu de ses stats des sujets qui n'allaient pas dans le sens du produit, mais en plus, ça pose un autre souci. Le groupe traité comportait des sujets traités à l'hydroxychloroquine seule, et des sujets traités à l'hydroxychloroquine + un antibiotique. Il revendique un succès de 100% sur le groupe cumulant le traitement + antibio. Problème, on ne sait pas combien des 6 sujets sortis de l'analyse étaient présents dans ce groupe justement ! Leur répartition au sein des deux sous-groupes traités peut vraiment changer du tout au tout l'interprétation que l'on fait des résultats, la décision de ne pas communiquer les données les concernant est donc absolument incompréhensible.

Enfin, autre point assez problématique, outre le fait qu'on peut voir page 22 qu'il y a des volontaires qui sont positifs puis négatifs puis positifs puis négatifs et que les charges virales bougent pas mal (d'ailleurs, il mentionne que le sujet décédé était même négatif la veille de sa mort), il y a aussi beaucoup de données manquantes. En réalité, quand il annonce 12.5% de guéri dans le groupe contrôle, pour plusieurs sujets, il se base non pas sur l'évaluation à jour 6, mais sur la dernière évaluation disponible.

 

- Le monsieur n'a aucune notion de statistiques. Il confond hasard et significativité... Chez Marianne, pour défendre son étude, il a déclaré 

Citation

Concernant les bémols émis quant à la méthodologie de ses récents essais cliniques : "C'est contre-intuitif, mais plus l'échantillon d'un test clinique est faible, plus ses résultats sont significatifs. Les différences dans un échantillon de vingt personnes peuvent être plus significatives que dans un échantillon de 10.000 personnes. Si on a besoin d'un tel échantillonnage, il y a des risques qu'on se trompe. Avec 10.000 personnes, quand les différences sont faibles, parfois, elles n'existent pas."

 

Ce qui est un non sens total...

 

Le débat ce n'est pas de savoir si la chloroquine est efficace ou non sur les patients covid19 +. On en sait rien pour le moment. On manque d'études sérieuses et de qualité sur le sujet, de données, de recul.

 

Le débat c'est de savoir s'il est sain de mettre en place 1 recommandation à utiliser un traitement, avec tout ce que ça implique, en se basant sur des travaux de (très) mauvaise qualité, parce qu'on est dans l'urgence, parce qu'on veut rassurer le grand public etc, et que ça pourrait très bien se retourner contre nous et provoquer + de tords qu'autre chose.

Et ça, c'est le soucis fondamental, parce que ça serait une remise en cause totale de la médecine moderne, qui se base sur les preuves, sur le débat entre scientifiques, sur une remise en cause permanente des résultats d'études/et de connaissances, et c'est la porte ouverte à bcp d'excès.

 

Il y a 9 heures, Auré a dit :

Sur les patients qui ont peu de chances de s'en sortir, qu'est-ce qu'on risque, si ils donnent leur aval ? Soit la mort, soit des effets secondaires déjà connus puisque le médicament est utilisés par des centaines de milliers de patients tous les jours, notamment pour traiter le lupus.

 

 

 

C'est radicalement différent Auré. Ce n'est pas parce qu'une molécule est connue et utilisée depuis longtemps dans un autre cadre, que l'on connait ses effets secondaires quand on la prescrit pour une autre utilisation.

On a 0 idée de comment réagissent les patients infectés à la chloroquine, on manque de données et de recul. Si on faisait une étude à grande échelle, peut être qu'on découvrirait que la chloroquine provoque des complications chez une portion significative des patients infectés au covid, que les patients présentant d'autres pathologies et traité sous la même molécule ne présentent pas.

 

Quand à un choix entre un chloroquine et la mort, l'annonce du ministre de la santé qui a donné le feu vert pour utiliser la molécule chez les patients de réanimation est vraiment étrange.

Ce qui tue les patients en réanimation, infectés au coronavirus, c'est pas tant le virus en lui même, mais la réaction inflammatoire et immunologique de l'organisme pour essayer de se défendre face au virus.

Quand le patient est déjà en réanimation sous respirateur, le virus a déjà fait ses dégâts, et le patient est en train de mourir pour des lésions que le covid a déjà provoqué. Ce n'est pas en en traitant le virus qu'on aide ces patients. Mais en équilibrant tous leurs systèmes en même temps, en les gardant en vie assez longtemps pour qu'ils puissent récupérer d'eux même.

 

Et donner le feu vert pour utiliser la chloroquine en masse en réanimation, sur des patients qui sont très fragiles, qui présentent des insuffisances rénales, respiratoires, cardiaques, hépatiques, et dont on ne sait pas vraiment comment ils vont réagir, puisque cette molécule n'est habituellement pas utilisé en réa en routine, et qu'elle est toxique, est-ce vraiment une bonne idée?

 

 

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Il y a 3 heures, Sborn a dit :

A croire qu’on va tester une molécule sortie de nul part.

Ca emmerde juste le monde pharmaceutique car c’est une molécule qui coûte que dalle, comme l’azithromycine

C'est un non-sens ce que tu dis. 

 

Un groupe pharma serait bien content de vendre un truc avec un prix de revient faible pour eux. Et vu la demande mondiale ils pourraient le vendre cher.

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Il y a 4 heures, Sborn a dit :

A croire qu’on va tester une molécule sortie de nul part.

Ca emmerde juste le monde pharmaceutique car c’est une molécule qui coûte que dalle, comme l’azithromycine

 

C'est plutot les médecins qui sont devenu des gros peureux, à flipper à chaque fois qu'il faut prendre ses responsabilités. Vu le nombre de pays ou on le donne, et la quantité vendu même si ça coûte rien, ça rapporte sur le nombre. Surtout que c'est un médicament de 50 ans, il y a plus de test à faire, production tout ça. C'est du pure bénéfice.

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il y a 17 minutes, Sheldon a dit :

 

C'est plutot les médecins qui sont devenu des gros peureux, à flipper à chaque fois qu'il faut prendre ses responsabilités. Vu le nombre de pays ou on le donne, et la quantité vendu même si ça coûte rien, ça rapporte sur le nombre. Surtout que c'est un médicament de 50 ans, il y a plus de test à faire, production tout ça. C'est du pure bénéfice.

 

Ce qu'il ne faut pas lire :lol1:

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Il y a 2 heures, Nujabes a dit :

 

N'importe quoi, il faut arrêter avec ces sous entendus que je vois fleurir sur les réseaux sociaux sur l'industrie pharmaceutique...

 

L'article de Raoult, il est disponible partout, et j'invite tous ceux qui ont un bagage scientifique et qui savent lire des articles, à le lire, pour comprendre la polémique et vous faire votre propre opinion. ( https://fr.scribd.com/document/452525837/Hydroxychloroquine-Final-DOI-IJAA#fullscreen&from_embed ) C'est une catastrophe d'un point de vu méthodologique, qui rend ses conclusions sur l'efficacité de la chloroquine totalement bancales.

Les soucis sont les suivants, pour ceux que ça intéresse:

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- Pas de comparaison vs un placebo dans son étude. Tant qu'on n'a pas comparé vs un placebo, on ne peut pas dire si l'amélioration de l'état des patients (ou leur détérioration) est due à la chloroquine ou simplement au hasard.

 

- Critère principal de son étude = évaluer l'évolution de la charge virale sur un prélèvement dans la gorge. Le critère principal n'est donc pas l'amélioration de la survie des patients, ou leur amélioration clinique. Mais juste une baisse de charge virale, qui ne se traduit pas forcément par une amélioration de la survie ou de l'état général du patient. Tout ce que cette étude montre, c'est que peut être la chloroquine arrive à faire baisser le taux de particules virales dans la gorge. On ne peut rien dire de plus, au quand bien même le reste de l'étude était carré d'un point de vu méthodologique.

 

- Pour faire son étude, il a recruté 42 volontaires. 16 en groupe contrôle (sans traitement) et 26 traités. Sur ces 26 traités, tu peux voir page 10 que 6 sont sortis d'étude (3 pour passage en soin intensif, 1 pour décès, un pour cause d'effet secondaire et un qui était guéri mais qui n'a pas voulu continuer). Hors, ces 6 sujets ont été retiré de l'analyse finale. C'est déjà problématique car il a exclu de ses stats des sujets qui n'allaient pas dans le sens du produit, mais en plus, ça pose un autre souci. Le groupe traité comportait des sujets traités à l'hydroxychloroquine seule, et des sujets traités à l'hydroxychloroquine + un antibiotique. Il revendique un succès de 100% sur le groupe cumulant le traitement + antibio. Problème, on ne sait pas combien des 6 sujets sortis de l'analyse étaient présents dans ce groupe justement ! Leur répartition au sein des deux sous-groupes traités peut vraiment changer du tout au tout l'interprétation que l'on fait des résultats, la décision de ne pas communiquer les données les concernant est donc absolument incompréhensible.

Enfin, autre point assez problématique, outre le fait qu'on peut voir page 22 qu'il y a des volontaires qui sont positifs puis négatifs puis positifs puis négatifs et que les charges virales bougent pas mal (d'ailleurs, il mentionne que le sujet décédé était même négatif la veille de sa mort), il y a aussi beaucoup de données manquantes. En réalité, quand il annonce 12.5% de guéri dans le groupe contrôle, pour plusieurs sujets, il se base non pas sur l'évaluation à jour 6, mais sur la dernière évaluation disponible.

 

- Le monsieur n'a aucune notion de statistiques. Il confond hasard et significativité... Chez Marianne, pour défendre son étude, il a déclaré 

 

Ce qui est un non sens total...

 

Le débat ce n'est pas de savoir si la chloroquine est efficace ou non sur les patients covid19 +. On en sait rien pour le moment. On manque d'études sérieuses et de qualité sur le sujet, de données, de recul.

 

Le débat c'est de savoir s'il est sain de mettre en place 1 recommandation à utiliser un traitement, avec tout ce que ça implique, en se basant sur des travaux de (très) mauvaise qualité, parce qu'on est dans l'urgence, parce qu'on veut rassurer le grand public etc, et que ça pourrait très bien se retourner contre nous et provoquer + de tords qu'autre chose.

Et ça, c'est le soucis fondamental, parce que ça serait une remise en cause totale de la médecine moderne, qui se base sur les preuves, sur le débat entre scientifiques, sur une remise en cause permanente des résultats d'études/et de connaissances, et c'est la porte ouverte à bcp d'excès.

 

 

C'est radicalement différent Auré. Ce n'est pas parce qu'une molécule est connue et utilisée depuis longtemps dans un autre cadre, que l'on connait ses effets secondaires quand on la prescrit pour une autre utilisation.

On a 0 idée de comment réagissent les patients infectés à la chloroquine, on manque de données et de recul. Si on faisait une étude à grande échelle, peut être qu'on découvrirait que la chloroquine provoque des complications chez une portion significative des patients infectés au covid, que les patients présentant d'autres pathologies et traité sous la même molécule ne présentent pas.

 

Quand à un choix entre un chloroquine et la mort, l'annonce du ministre de la santé qui a donné le feu vert pour utiliser la molécule chez les patients de réanimation est vraiment étrange.

Ce qui tue les patients en réanimation, infectés au coronavirus, c'est pas tant le virus en lui même, mais la réaction inflammatoire et immunologique de l'organisme pour essayer de se défendre face au virus.

Quand le patient est déjà en réanimation sous respirateur, le virus a déjà fait ses dégâts, et le patient est en train de mourir pour des lésions que le covid a déjà provoqué. Ce n'est pas en en traitant le virus qu'on aide ces patients. Mais en équilibrant tous leurs systèmes en même temps, en les gardant en vie assez longtemps pour qu'ils puissent récupérer d'eux même.

 

Et donner le feu vert pour utiliser la chloroquine en masse en réanimation, sur des patients qui sont très fragiles, qui présentent des insuffisances rénales, respiratoires, cardiaques, hépatiques, et dont on ne sait pas vraiment comment ils vont réagir, puisque cette molécule n'est habituellement pas utilisé en réa en routine, et qu'elle est toxique, est-ce vraiment une bonne idée?

 

Bon désolé pour le double post, j'arrive pas à citer en édit. Effectivement ses conclusions sont bancales ( on les connaissait déjà ) peu près en fait) mais elle n'en reste pas moins utiles. 

En pharmacie, le principe de base c'est la balance bénéfice risque : ici, en hôpital, le bénéfice est tellement supérieur au risque ( quasi nul en hôpital ) qu'on comprend pas le débat. D'ailleurs, on les appellent les travaux de Raoult mais en vrai, il a rien inventé, les chinois l'ont fait, en Asie du sud aussi,.... Il faut juste bien utilisé la molécule, c'est-à-dire au début : pour baisser la charge virale et aider le corps à combattre le virus, quand ils sont sous assistance c'est trop tard. Evidemment c'est pas la solution miracle et 75% de réussite c'est grossi mais en attendant ça aide. 

Par contre, faut arrêter le délire avec les patients on sait pas comment ils vont réagir, on le sait très bien, on a pas eu de double aveugle mais on voit bien que les gens ne sont pas morts. C'est pas le moment de pointiller. Franchement les français vous êtes les rois des débats stériles quand même. 

Sinon il y a un programme européen qui a été lancé avec 4 molécules dont l'hydroxycholoroquines, ritonavir, sur 3200 patients volontaires, ça s'appelle DIscovery.

 

Bon autre point de vue https://www.fiercepharma.com/pharma-asia/top-covid-19-aspirants-chloroquine-abbvie-s-kaletra-and-a-flu-drug-disappoint-clinical?mkt_tok=eyJpIjoiTmpNeU16ZzRORGd5TTJRMyIsInQiOiI2ckJYMlwvZUt2SzFkY2Y4Tzd3M29cL0VtaTRiV3lZQkRnV05ZaXZFMjhhTUw1VEFXVmZ5OGtrbmVCVW8zVFVObjlUOEcyQTNEQmdkXC93UWZxMHBFZ1dOVGdcLzhVUGQrazNpano4RU00Z2JwM0ltSVwvTjVLbFljcGMzeUk2WmwxOFFwIn0=&mrkid=725207&fbclid=IwAR2akXtLPGWjDpwlVFel7AHKxZASP5w2dI_BcIbfnzO8K9WDfMBVmanjdOk

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Moi très sceptique concernant cette étude. 

Je n'y connais rien en médecine pour être honnête, mais l'échantillon est tellement faible que je me permets d'émettre des doutes. 

 

C'est facile de voir des gens en parler et de dire que c'est génial, qu'ils sont guéris, mais il ne faut pas oublier que la plupart des infectés guérissent par eux-mêmes et n'ont plus de symptômes en quelques jours. 

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à l’instant, Markeuls a dit :

Moi très sceptique concernant cette étude. 

Je n'y connais rien en médecine pour être honnête, mais l'échantillon est tellement faible que je me permets d'émettre des doutes. 

 

C'est facile de voir des gens en parler et de dire que c'est génial, qu'ils sont guéris, mais il ne faut pas oublier que la plupart des infectés guérissent par eux-mêmes et n'ont plus de symptômes en quelques jours. 

 

 

Oui, totalement, sauf qu'une vraie étude tu met un an. Ça sert à rien de la faire. Mais non, c'est ce que j'ai dit au dessus, l’intérêt est pas de guérir de base mais plus baisser la charge pour qu'il y ai moins de transmission et aider le corps à combattre. Sur quelqu'un relativement bonne santé, ça devrait fonctionner par contre quelqu'un qui a déjà pas mal d'autres probleme, c'est plus chaud.

 

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il y a 11 minutes, Sheldon a dit :

 

Bon désolé pour le double post, j'arrive pas à citer en édit. Effectivement ses conclusions sont bancales ( on les connaissait déjà ) peu près en fait) mais elle n'en reste pas moins utiles. 

En pharmacie, le principe de base c'est la balance bénéfice risque : ici, en hôpital, le bénéfice est tellement supérieur au risque ( quasi nul en hôpital ) qu'on comprend pas le débat. D'ailleurs, on les appellent les travaux de Raoult mais en vrai, il a rien inventé, les chinois l'ont fait, en Asie du sud aussi,.... Il faut juste bien utilisé la molécule, c'est-à-dire au début : pour baisser la charge virale et aider le corps à combattre le virus, quand ils sont sous assistance c'est trop tard. Evidemment c'est pas la solution miracle et 75% de réussite c'est grossi mais en attendant ça aide. 

Par contre, faut arrêter le délire avec les patients on sait pas comment ils vont réagir, on le sait très bien, on a pas eu de double aveugle mais on voit bien que les gens ne sont pas morts. C'est pas le moment de pointiller. Franchement les français vous êtes les rois des débats stériles quand même. 

Sinon il y a un programme européen qui a été lancé avec 4 molécules dont l'hydroxycholoroquines, ritonavir, sur 3200 patients volontaires, ça s'appelle DIscovery.

 

Bon autre point de vue https://www.fiercepharma.com/pharma-asia/top-covid-19-aspirants-chloroquine-abbvie-s-kaletra-and-a-flu-drug-disappoint-clinical?mkt_tok=eyJpIjoiTmpNeU16ZzRORGd5TTJRMyIsInQiOiI2ckJYMlwvZUt2SzFkY2Y4Tzd3M29cL0VtaTRiV3lZQkRnV05ZaXZFMjhhTUw1VEFXVmZ5OGtrbmVCVW8zVFVObjlUOEcyQTNEQmdkXC93UWZxMHBFZ1dOVGdcLzhVUGQrazNpano4RU00Z2JwM0ltSVwvTjVLbFljcGMzeUk2WmwxOFFwIn0=&mrkid=725207&fbclid=IwAR2akXtLPGWjDpwlVFel7AHKxZASP5w2dI_BcIbfnzO8K9WDfMBVmanjdOk

 

Désolé mais tu ne sais pas de quoi tu parles vu tes propos. Et je dis ça sans méchanceté ou arrogance. J'ai déjà expliqué au dessus les soucis. 

 

Quand tu dis que les médecins sont peureux, c'est honteux de tenir de tel propos quand on se met tous en danger en ce moment pour traiter les cas infectés. Que l'on met aussi en danger notre entourage. 

On n'est pas des sorciers vaudous, ou des gourous. On ne donne que des traitements qui ont subis des études de qualité, qui ont été critiqué, qui ont été vérifiée. 

On ne donne pas un traitement sur une base d'études aussi faible, et dont la méthodo est catastrophique. 

Parce que oui après c'est notre responsabilité qui est en jeu. On n'a pas spécialement envie d'être responsable de complications majeures et expliquer aux familles qu'ils viennent de perdre un proche parce qu'on s'est précipité. 

 

Les premiers essais cliniques faits en Asie ont été fait principalement in vitro, c'est a dire en laboratoire, et pas sur des patients. 

 

Justement dans ton dernier paragraphe, ce sont des études cliniques qui se mettent en place. Pour justement étudier l'efficacité et la dangerosité du traitement sur des patients covid. Ce n'est pas une recommandation d'utilisation en pratique. 

 

Et évidemment, il faut faire bcp études dessus. 

 

Encore une fois je ne dis pas que la chloroquine n'est pas efficace ou qu'elle est dangereuse. Je dis que pour le moment, on en sait rien. On a quelques premières études encourageantes, mais on est encore loin d'un résultat significatif qui permettrait de valider une utilisation en routine.  

 

Quand aux effets secondaires, encore une fois tu ne sais pas de quoi tu parles. Les effets secondaires sont connus sur les populations qui ont été étudiées a l'époque. C'est a dire des sujets souffrant de paludisme, ou de maladies auto-immunes, pathologies pour lesquelles la molécule a lgtps été testé. 

La molécule n'a jamais été testé sur des sujets ayant des tableaux cliniques similaires a l'infection au covid 19. Et donc, on a aucun recul sur les dangers liés à l'utilisation de la molécule chez ces personnes. 

 

On travaille avec des patients, des êtres humains. Pas avec des machines ou que sais je. Céder a la panique et prescrire en masse un médicament dont on ne connait ni les effets, ni les complications potentielles liées a l'infection, c'est stupide et ça peut causer un nouveau scandale sanitaire. 

 

Quand a la phrase sur les débats stériles des français, tu te trompes de problème. Le véritable soucis ce sont ceux qui parlent et qui polemiquent, sans avoir le bagage nécessaire pour comprendre les problématiques liées a la situation. 

Si on a parmi les plus grands experts du pays et du monde entier qui appellent a la prudence quand a l'utilisation de la molécule, et de mener plus d'essais cliniques avant de prescrire ça massivement, c'est qu'il y a une raison. 

On ne parle pas de randoms twitter qui donnent leur avis sur tout et rien, avec un tel aplomb qu'on les croirait expert de la situation. 

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il y a 14 minutes, Nujabes a dit :

 

Désolé mais tu ne sais pas de quoi tu parles vu tes propos. Et je dis ça sans méchanceté ou arrogance. J'ai déjà expliqué au dessus les soucis. 

 

Quand tu dis que les médecins sont peureux, c'est honteux de tenir de tel propos quand on se met tous en danger en ce moment pour traiter les cas infectés. Que l'on met aussi en danger notre entourage. 

On n'est pas des sorciers vaudous, ou des gourous. On ne donne que des traitements qui ont subis des études de qualité, qui ont été critiqué, qui ont été vérifiée. 

On ne donne pas un traitement sur une base d'études aussi faible, et dont la méthodo est catastrophique. 

Parce que oui après c'est notre responsabilité qui est en jeu. On n'a pas spécialement envie d'être responsable de complications majeures et expliquer aux familles qu'ils viennent de perdre un proche parce qu'on s'est précipité. 

 

Les premiers essais cliniques faits en Asie ont été fait principalement in vitro, c'est a dire en laboratoire, et pas sur des patients. 

 

Justement dans ton dernier paragraphe, ce sont des études cliniques qui se mettent en place. Pour justement étudier l'efficacité et la dangerosité du traitement sur des patients covid. Ce n'est pas une recommandation d'utilisation en pratique. 

 

Et évidemment, il faut faire bcp études dessus. 

 

Encore une fois je ne dis pas que la chloroquine n'est pas efficace ou qu'elle est dangereuse. Je dis que pour le moment, on en sait rien. On a quelques premières études encourageantes, mais on est encore loin d'un résultat significatif qui permettrait de valider une utilisation en routine.  

 

Quand aux effets secondaires, encore une fois tu ne sais pas de quoi tu parles. Les effets secondaires sont connus sur les populations qui ont été étudiées a l'époque. C'est a dire des sujets souffrant de paludisme, ou de maladies auto-immunes, pathologies pour lesquelles la molécule a lgtps été testé. 

La molécule n'a jamais été testé sur des sujets ayant des tableaux cliniques similaires a l'infection au covid 19. Et donc, on a aucun recul sur les dangers liés à l'utilisation de la molécule chez ces personnes. 

 

On travaille avec des patients, des êtres humains. Pas avec des machines ou que sais je. Céder a la panique et prescrire en masse un médicament dont on ne connait ni les effets, ni les complications potentielles liées a l'infection, c'est stupide et ça peut causer un nouveau scandale sanitaire. 

 

Quand a la phrase sur les débats stériles des français, tu te trompes de problème. Le véritable soucis ce sont ceux qui parlent et qui polemiquent, sans avoir le bagage nécessaire pour comprendre les problématiques liées a la situation. 

Si on a parmi les plus grands experts du pays et du monde entier qui appellent a la prudence quand a l'utilisation de la molécule, et de mener plus d'essais cliniques avant de prescrire ça massivement, c'est qu'il y a une raison. 

On ne parle pas de randoms twitter qui donnent leur avis sur tout et rien, avec un tel aplomb qu'on les croirait expert de la situation. 

Bon je te répond sans arrogance non plus, tu ne sais pas de quoi tu parles aussi et je suis pharmacien en vrai donc si je considère que je sais de quoi je parle et je persiste on sait que la molécule ne tue et en hôpital, c'est facile à éviter les problème avec un monitoring. Sauf que tu lis le problème comme si la situation était normal alors que non. Et c'est pas faire du vaudou, c'est agir dans l'urgence. 

Pour l'étude, oui bien sur que c'est important d'en avoir pour avoir un vrai chiffrage, des doses etc. Je suis pas débile mais ça prendrait trop de temps. Mais je te retourne la question : on a pas vu le taux de mortalité explosé dans les pays ou c'est utilisé ? 

Quand je disais peureux, je ne parle pas maintenant pour le corona, je parle en général. Oui, le nombre de médecins qui n'ose pas agir de peur de faire une faute médicale ou pas être dans le bon protocole est énorme, si t'as des médecins autour de toi demande leur et tu verras. Ils sont systématiquement sous pression de ne pas faire l'erreur médicale ou d'avoir la tornade médiatique sur le dos. 

 

Oui, sauf que là, c'est une polémique qui a été crée entre un médecin et le gouvernement ( voir entre médecins en fait). C'est pas les gars du bistrots qui ont commencé à sortir des articles pour discréditer le médecins au lieu de parler du fond. 

 

PS: dernière info, l'hydroxycholoroquine est préscrite de base pour le paludisme mais la grande majortié de son utilisé c'est pour les gens avec une polyarthrite rhumatoide. Donc pour la plupart des personnes agées. 

Edited by Sheldon

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il y a 21 minutes, Sheldon a dit :

Bon je te répond sans arrogance non plus, tu ne sais pas de quoi tu parles aussi et je suis pharmacien en vrai donc si je considère que je sais de quoi je parle et je persiste on sait que la molécule ne tue et en hôpital, c'est facile à éviter les problème avec un monitoring. Sauf que tu lis le problème comme si la situation était normal alors que non. Et c'est pas faire du vaudou, c'est agir dans l'urgence. 

Pour l'étude, oui bien sur que c'est important d'en avoir pour avoir un vrai chiffrage, des doses etc. Je suis pas débile mais ça prendrait trop de temps. Mais je te retourne la question : on a pas vu le taux de mortalité explosé dans les pays ou c'est utilisé ? 

Quand je disais peureux, je ne parle pas maintenant pour le corona, je parle en général. Oui, le nombre de médecins qui n'ose pas agir de peur de faire une faute médicale ou pas être dans le bon protocole est énorme, si t'as des médecins autour de toi demande leur et tu verras. Ils sont systématiquement sous pression de ne pas faire l'erreur médicale ou d'avoir la tornade médiatique sur le dos. 

 

Oui, sauf que là, c'est une polémique qui a été crée entre un médecin et le gouvernement ( voir entre médecins en fait). C'est pas les gars du bistrots qui ont commencé à sortir des articles pour discréditer le médecins au lieu de parler du fond. 

 

PS: dernière info, l'hydroxycholoroquine est préscrite de base pour le paludisme mais la grande majortié de son utilisé c'est pour les gens avec une polyarthrite rhumatoide. Donc pour la plupart des personnes agées. 

 

On l'a pas vu parce qu'on n'a pas de données sur le moment. On a aucun contrôle. Aucun suivi. On verra bien les résultats après les premiers essais (sérieux) contrôlés. 

 

Agir dans l'urgence et la précipitation, c'est le meilleur moyen de se planter royalement et provoquer une catastrophe.

On n'est pas en train de jouer aux dés. On ne peut pas se permettre de prescrire en masse un médicament qui n'a pas encore assez été testé sur cette population. 

 

Quand a ton passage sur les médecins, oui et? Ils ont la santé et la vie des patients entre les mains. Excuse les de pas vouloir jouer les Mac Gyver et sortir des sentiers battus, prescrire un médicament qui n'a pas été essayé. 

Je pense que toi en tant que pharmacien, t'as pas envie de mettre ta responsabilité en jeu, t'as pas envie d'être responsable d'une erreur de prescription ou autre et nuire a tes patients. 

 

L'étude de Raoult est honteuse d'un point de vu scientifique et méthodologique. On ne parle pas juste d'un manque de temps ou de moyens, de patients. On parle d'un mec qui omet volontairement des résultats n'allant pas dans son sens et ne les prend pas en compte dans l'interprétation de ses données. Il faut arrêter de lui trouver des excuses. Le mec fait le guignol depuis le début de la situation, et a fait massivement la pub pour un traitement qui n'a pas (encore) fait ses preuves. Et que l'on reçoit deja aux urgences des intoxications a la chloroquine et ses dérivés, ou de faux médicaments achetés sur le net parce que certaines personnes sont débiles en période de crise et panique. C'est totalement irresponsable de sa part, d'avoir présenté ça comme solution miracle alors qu'on manque de données. 

 

Et merci je connais l'indication de l'hydroxychloroquine. Elle est utilisée chez des personnes âgées qui sont encore stables, dans un bon état général. Elle n'est pas utilisée chez les patients qui sont en choc septique, cytotoxique, qui développent un SDRA. C'est en ce sens que les données manquent. 

Edited by Nujabes

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Merci pour ta réponse @Nujabes qui pour le coup m’a appris un paramètre déterminant pour le débat, qui est celui du stade auquel la molécule aurait son utilité et le stade au delà duquelle elle n’est plus utile.

 

Moi je ne suis pas du tout dans le corps médical donc je trouve ça très intéressant d’échanger avec des gens qui le sont.

Tu es interne c’est ça ?

 

Donc en gros une fois que le patient s’est dégradé à un point où il faut le mettre sous respiration artificielle, ce qui est décisif c’est plus sa constitution pour se remettre des dommages encaissés que son système immunitaire pour combattre le virus puisque il a déjà en partie échoué, c’est ça ?

 

Il faut prier pour avoir un système immunitaire efficace quoi... Le problème avec ce virus c’est que tout chez lui est aléatoire, les contaminés n’ont pas tous les mêmes symptômes ni les mêmes facteurs de gravité. Et les facteurs de comorbidité qui étaient censés être rassurants pour « les jeunes en bonne santé » sont parfois totalement inexistant sur certains cas, justement, de jeunes en bonne santé mais gravement atteints.

 

De toute façon là tout ce qu’on a à faire c’est attendre. Attendre le pic, attendre les études de traitements, attendre d’avoir les moyens de tester tout le monde, attendre le vaccin...

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il y a 14 minutes, Nujabes a dit :

 

On l'a pas vu parce qu'on n'a pas de données sur le moment. On a aucun contrôle. Aucun suivi. On verra bien les résultats après les premiers essais (sérieux) contrôlés. 

 

Agir dans l'urgence et la précipitation, c'est le meilleur moyen de se planter royalement et provoquer une catastrophe.

On n'est pas en train de jouer aux dés. On ne peut pas se permettre de prescrire en masse un médicament qui n'a pas encore assez été testé sur cette population. 

 

Quand a ton passage sur les médecins, oui et? Ils ont la santé et la vie des patients entre les mains. Excuse les de pas vouloir jouer les Mac Gyver et sortir des sentiers battus, prescrire un médicament qui n'a pas été essayé. 

Je pense que toi en tant que pharmacien, t'as pas envie de mettre ta responsabilité en jeu, t'as pas envie d'être responsable d'une erreur de prescription ou autre et nuire a tes patients. 

 

L'étude de Raoult est honteuse d'un point de vu scientifique et méthodologique. On ne parle pas juste d'un manque de temps ou de moyens, de patients. On parle d'un mec qui omet volontairement des résultats n'allant pas dans son sens et ne les prend pas en compte dans l'interprétation de ses données. Il faut arrêter de lui trouver des excuses. Le mec fait le guignol depuis le début de la situation, et a fait massivement la pub pour un traitement qui n'a pas (encore) fait ses preuves. Et que l'on reçoit deja aux urgences des intoxications a la chloroquine et ses dérivés, ou de faux médicaments achetés sur le net parce que certaines personnes sont débiles en période de crise et panique. C'est totalement irresponsable de sa part, d'avoir présenté ça comme solution miracle alors qu'on manque de données. 

 

Et merci je connais l'indication de l'hydroxychloroquine. Elle est utilisée chez des personnes âgées qui sont encore stables, dans un bon état général. Elle n'est pas utilisée chez les patients qui sont en choc septique, cytotoxique, qui développent un SDRA. C'est en ce sens que les données manquent. 

 

On sera pas d'accord sur ça, je pense qu'ici les risques sont largement mesurés.

Et entre jouer McGyver et opéré avec une cuillère et ne prendre aucun risque il y a un monde. Et en tant de crise ce paralysisme coûte aussi des vies. Et Franchement l'article de Raoult, il est anecdotique, le sujet c'est l'utilisation de l'hydroxychloro, personne va te suivre si tu expliques aux gens que tu utilises pas le médicament pcq il a pas été testé sur assez de patients par exemple... 

Je sais, j'en ai recalé des tas qui sont venu en acheté, mais si on avait une communication clair, on aurait évité bien des cas. En plus ils prennent de la chloroquine ou mefloquine au lieu de la forme hydroxylé dans beaucoup de cas. 

De rien mais c'est toi qui dit que c'est pas la même population, ben si c'est des personnes âgés et souvent fragile avec comorbidité. Le but de l'utilisé c'est de ne pas arriver au niveau du SDRA quitte à limité l'utilisation à certains patients . 

 

J’ai oublié de répondre pour moi en tant que pharmacien, j'ai parler des médecins pcq c'est eux qui prennent la décisions dans ce cas ci mais t'as le meêm problème chez les pharmaciens. D'ailleurs on oublie souvent mais on est aussi en première ligne mais oui ça arrive que dans l'urgence je donne un médicament sans prescription. C'est pas vraiment les personnes que je visais mais plutôt le corps médicale, comme institution,  qui réagit trop lentement, ça a ses effets bénéfiques, on évite la foire mais parfois ça coûte des vies aussi.

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il y a 23 minutes, Auré a dit :

Merci pour ta réponse @Nujabes qui pour le coup m’a appris un paramètre déterminant pour le débat, qui est celui du stade auquel la molécule aurait son utilité et le stade au delà duquelle elle n’est plus utile.

 

Moi je ne suis pas du tout dans le corps médical donc je trouve ça très intéressant d’échanger avec des gens qui le sont.

Tu es interne c’est ça ?

 

Donc en gros une fois que le patient s’est dégradé à un point où il faut le mettre sous respiration artificielle, ce qui est décisif c’est plus sa constitution pour se remettre des dommages encaissés que son système immunitaire pour combattre le virus puisque il a déjà en partie échoué, c’est ça ?

 

Il faut prier pour avoir un système immunitaire efficace quoi... Le problème avec ce virus c’est que tout chez lui est aléatoire, les contaminés n’ont pas tous les mêmes symptômes ni les mêmes facteurs de gravité. Et les facteurs de comorbidité qui étaient censés être rassurants pour « les jeunes en bonne santé » sont parfois totalement inexistant sur certains cas, justement, de jeunes en bonne santé mais gravement atteints.

 

De toute façon là tout ce qu’on a à faire c’est attendre. Attendre le pic, attendre les études de traitements, attendre d’avoir les moyens de tester tout le monde, attendre le vaccin...

 

Oui je suis interne.

 

En gros si t'en arrives a être en réanimation, c'est que le virus a déjà fait trop de dégâts. 

C'est pas le virus en lui même qui tue dans ces cas là, mais la réaction anarchique et disproportionnée de l'organisme contre l'infection. 

Pour simplifier, quand l'infection arrive a un stade avancé, ça provoque une cascade de réactions dans l'organisme, qui en essayant de se défendre et faire face au virus, va provoquer beaucoup de dégâts collatéraux et des lésions (parfois irréversibles). C'est ce qu'on appelait le syndrome de réponse inflammatoire systémique, terme qu'on n'utilise plus trop mais qui est toujours valable. Puis ensuite on passe a l'état de choc, qui est en fait quand la tension artérielle moyenne baisse en dessous d'un certain seuil, et que l'on arrive pas a faire remonter sans des médicaments spécifiques que l'on appelle des vasoactifs. On assiste donc a une insuffisance circulatoire, les tissus ne reçoivent plus assez de sang en périphérie, et donc ne peuvent plus assurer leur fonction au bout d'un moment et meurent. 

 

Donc dans ce cas, le but de la réanimation est de les stabiliser autant qu'on peut, les garder en vie assez longtemps pour qu'ils puissent récupérer des dégâts provoqués. On équilibre le système cardiovasculaire, pulmonaire, la fonction rénale et hépatique, etc et on prie pour pouvoir les récupérer.

 

Et évidemment, plus on est âgé, plus on est fragile et on a de comorbidites, plus ils sont difficiles a stabiliser, moins ils ont de capacités de récupération, et a tout moment ils peuvent avoir une pathologie chronique qui decompense. Par exemple, une personne âgée peut avoir une insuffisance cardiaque qui est équilibrée sous traitement et qu'il a un bon état général habituellement.

Mais quand il est infecté (que ce soit par le coronavirus ou autre) son organisme est dans un tel état d'agression, que le coeur étant déjà insuffisant en temps normal ne peut plus du tout assurer sa fonction physiologique correctement, même sous traitement. On dit qu'il "décompense", c'est a dire que sa pathologie qui était chronique et équilibrée, n'est plus équilibrée et donne une manifestation aiguë critique, qui doit être pris en charge d'urgence sous peine de décès. Et ça vaut pour toutes les grosses pathologies chroniques.  

 

Il y a aussi le gros risque de surinfection bactérienne. Il faut savoir que les patients ont réanimation ont des cathéters veineux centraux, artériels, sonde vésicale, ils sont intubés. Ça fait d'autant plus de portes d'entrée pour les infections bactériennes. En plus ce sont des patients fragiles qui ont un système immunitaire mis à mal, que les services de réanimation sont peuplées de bactéries résistantes aux antibios, c'est donc très compliqué. 

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Il y a 2 heures, Nujabes a dit :

 

Désolé mais tu ne sais pas de quoi tu parles vu tes propos. Et je dis ça sans méchanceté ou arrogance. J'ai déjà expliqué au dessus les soucis. 

 

Quand tu dis que les médecins sont peureux, c'est honteux de tenir de tel propos quand on se met tous en danger en ce moment pour traiter les cas infectés. Que l'on met aussi en danger notre entourage. 

On n'est pas des sorciers vaudous, ou des gourous. On ne donne que des traitements qui ont subis des études de qualité, qui ont été critiqué, qui ont été vérifiée. 

On ne donne pas un traitement sur une base d'études aussi faible, et dont la méthodo est catastrophique. 

Parce que oui après c'est notre responsabilité qui est en jeu. On n'a pas spécialement envie d'être responsable de complications majeures et expliquer aux familles qu'ils viennent de perdre un proche parce qu'on s'est précipité. 

 

Les premiers essais cliniques faits en Asie ont été fait principalement in vitro, c'est a dire en laboratoire, et pas sur des patients. 

 

Justement dans ton dernier paragraphe, ce sont des études cliniques qui se mettent en place. Pour justement étudier l'efficacité et la dangerosité du traitement sur des patients covid. Ce n'est pas une recommandation d'utilisation en pratique. 

 

Et évidemment, il faut faire bcp études dessus. 

 

Encore une fois je ne dis pas que la chloroquine n'est pas efficace ou qu'elle est dangereuse. Je dis que pour le moment, on en sait rien. On a quelques premières études encourageantes, mais on est encore loin d'un résultat significatif qui permettrait de valider une utilisation en routine.  

 

Quand aux effets secondaires, encore une fois tu ne sais pas de quoi tu parles. Les effets secondaires sont connus sur les populations qui ont été étudiées a l'époque. C'est a dire des sujets souffrant de paludisme, ou de maladies auto-immunes, pathologies pour lesquelles la molécule a lgtps été testé. 

La molécule n'a jamais été testé sur des sujets ayant des tableaux cliniques similaires a l'infection au covid 19. Et donc, on a aucun recul sur les dangers liés à l'utilisation de la molécule chez ces personnes. 

 

On travaille avec des patients, des êtres humains. Pas avec des machines ou que sais je. Céder a la panique et prescrire en masse un médicament dont on ne connait ni les effets, ni les complications potentielles liées a l'infection, c'est stupide et ça peut causer un nouveau scandale sanitaire. 

 

Quand a la phrase sur les débats stériles des français, tu te trompes de problème. Le véritable soucis ce sont ceux qui parlent et qui polemiquent, sans avoir le bagage nécessaire pour comprendre les problématiques liées a la situation. 

Si on a parmi les plus grands experts du pays et du monde entier qui appellent a la prudence quand a l'utilisation de la molécule, et de mener plus d'essais cliniques avant de prescrire ça massivement, c'est qu'il y a une raison. 

On ne parle pas de randoms twitter qui donnent leur avis sur tout et rien, avec un tel aplomb qu'on les croirait expert de la situation. 

En même temps les médecins ou les mecs qui ont des " connaissances " ils disait sur quoi le corona virus quand la chine était dans le mal ?

 

 

 

Voilà ce que disait ces gens " compétent " " ça arrivera pas ici", "on est armé pour l'affronter", "rien de plus qu'une grippe", résultat on vie comme des rats et les personnels médical risquent leurs vies tout les jours.  J'ai aucune connaissance en médecine, mais j'ai juste suivie l'actu à Wuhan quand il était confiné. Le truc était sérieux ça crevait les yeux, pendant ce temps ils faisait quoi les gens qualifier dans notre pays ? à part relativisé les faits que dal et après ça critique le manque de discipline des FR. 

 

 

Raoult a dit lui même que c'est encourageant,  il a soigné des cas comme le maire de Nice, au final il a quel soutient de l'état ? il a bien évidemment pas eu le temps de perfectionné tout ça, mais on est en situation de guerre ou pas ? moi je trouve bizarre le fait que pleins de pays utilise sa technique : Belgique Pays Bas Maroc Tunisie USA Senegal sauf le notre... avant de penser au effet secondaire, pensons au effet primaires. 

 

La chloroquine j'en ai déjà utilisé contre le paludisme quand je voyagais en Asie, j'ai pas eu d'effet secondaire. T'écoute certains aux gouvernements c'est médicament inconnu. 

 

Edited by Ezio

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il y a 32 minutes, Ezio a dit :

En même temps les médecins ou les mecs qui ont des " connaissances " ils disait sur quoi le corona virus quand la chine était dans le mal ?

 

 

 

Voilà ce que disait ces gens " compétent " " ça arrivera pas ici", "on est armé pour l'affronter", "rien de plus qu'une grippe", résultat on vie comme des rats et les personnels médical risquent leurs vies tout les jours.  J'ai aucune connaissance en médecine, mais j'ai juste suivie l'actu à Wuhan quand il était confiné. Le truc était sérieux ça crevait les yeux, pendant ce temps ils faisait quoi les gens qualifier dans notre pays ? à part relativisé les faits que dal et après ça critique le manque de discipline des FR. 

 

 

Raoult a dit lui même que c'est encourageant,  il a soigné des cas comme le maire de Nice, au final il a quel soutient de l'état ? il a bien évidemment pas eu le temps de perfectionné tout ça, mais on est en situation de guerre ou pas ? moi je trouve bizarre le fait que pleins de pays utilise sa technique : Belgique Pays Bas Maroc Tunisie USA Senegal sauf le notre... avant de penser au effet secondaire, pensons au effet primaires. 

 

La chloroquine j'en ai déjà utilisé contre le paludisme quand je voyagais en Asie, j'ai pas eu d'effet secondaire. T'écoute certains aux gouvernements c'est médicament inconnu. 

 

"Avant de penser au effet secondaire, pensons au effet primaires. " Si un médecin me sort ça je le bute. 

Énormément de gens sont atteints du virus et n'ont pas de symptômes voire presque rien. Tu prendrais le risque de les attaquer avec de potentiels effets secondaires? Pas moi.

 

Si je comprends Nujabes le soucis est pas la connaissance de la chloroquine. Mais l'association de la chloroquine ET du Covid 19. C'est totalement différent.

 

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il y a une heure, Ezio a dit :

En même temps les médecins ou les mecs qui ont des " connaissances " ils disait sur quoi le corona virus quand la chine était dans le mal ?

 

 

 

Voilà ce que disait ces gens " compétent " " ça arrivera pas ici", "on est armé pour l'affronter", "rien de plus qu'une grippe", résultat on vie comme des rats et les personnels médical risquent leurs vies tout les jours.  J'ai aucune connaissance en médecine, mais j'ai juste suivie l'actu à Wuhan quand il était confiné. Le truc était sérieux ça crevait les yeux, pendant ce temps ils faisait quoi les gens qualifier dans notre pays ? à part relativisé les faits que dal et après ça critique le manque de discipline des FR. 

 

 

Raoult a dit lui même que c'est encourageant,  il a soigné des cas comme le maire de Nice, au final il a quel soutient de l'état ? il a bien évidemment pas eu le temps de perfectionné tout ça, mais on est en situation de guerre ou pas ? moi je trouve bizarre le fait que pleins de pays utilise sa technique : Belgique Pays Bas Maroc Tunisie USA Senegal sauf le notre... avant de penser au effet secondaire, pensons au effet primaires. 

 

La chloroquine j'en ai déjà utilisé contre le paludisme quand je voyagais en Asie, j'ai pas eu d'effet secondaire. T'écoute certains aux gouvernements c'est médicament inconnu. 

 

 

Ça tombe bien, Agnès buzyn ne s'exprimait pas en tant que médecin, mais en tant que ministre et représentante du gouvernement. 

 

Les médecins français qui n'ont aucun agenda politique, ça fait depuis le début de la crise qu'ils tirent la sonnette d'alarme. 

Ne mélange pas tout. 

 

Et encore une fois le problème c'est pas la chloroquine en elle même. J'en ai marre de le répéter. C'est de donner un traitement a une population sur laquelle on a aucune données et aucun test sur un échantillon représentatif n'a été fait. Aucune étude. 

 

Les médocs c'est pas des bonbons en sucre et c'est pas anodin. On ne peut pas les donner a l'aveugle, sur la base d'aucune étude sérieuse et croiser les doigts pour que ça fonctionne. C'est pas comme ça que ça marche. 

Un exemple concret concernant le coronavirus, ce sont les anti inflammatoires. Ce sont des molécules connues depuis la nuit des temps et largement utilisés sans trop de soucis. Mais certaines études ont montré justement qu'ils augmentaient le risque de surinfection. Ce ne sont que des études sur faible échantillon, donc pas totalement fiables, mais ça donne une tendance et il est nécessaire d'investiguer + sur la question. 

Par principe de précaution on évite de les donner. 

 

D'autres pays ne mettent pas en place ce principe de précaution. 

 

Peut être que la chloroquine augmente aussi le risque de surinfection. On en sait rien en fait. D'où l'intérêt de mener des études sur un échantillon représentatif de la réalité, sur un grand nombre de patients aux profils variés, avant de donner ça en masse.

 

 

Btw, il est impossible de dire que le maire de Nice a été guéri par la chloroquine. 

Tant qu'on n'a pas un nombre d'études prouvant l'efficacité de la molécule, en double aveugle vs placebo, avec un résultat significatif, tu ne peux pas le dire. 

Tant que les études ne sont pas menées, sa guérison peut aussi bien être du au hasard, son système immunitaire, un autre médicament, ou la chloroquine. 

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Il y a 1 heure, maurice.ducatillon a dit :

"Avant de penser au effet secondaire, pensons au effet primaires. " Si un médecin me sort ça je le bute. 

Énormément de gens sont atteints du virus et n'ont pas de symptômes voire presque rien. Tu prendrais le risque de les attaquer avec de potentiels effets secondaires? Pas moi.

 

Si je comprends Nujabes le soucis est pas la connaissance de la chloroquine. Mais l'association de la chloroquine ET du Covid 19. C'est totalement différent.

 

Réveil toi si aujourd'hui t'a pas de symptômes mais que tu as le virus, tu restes chez toi en France, tu vas pas à l’hôpital. Je parle pour les gens qui sont touchés par le virus. 

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il y a 1 minute, Ezio a dit :

Réveil toi si aujourd'hui t'a pas de symptômes mais que tu as le virus, tu restes chez toi en France, tu vas pas à l’hôpital. Je parle pour les gens qui sont touchés par le virus. 

J'ai rien compris :D

 

Je crois qu'il y a une couille avec la ponctuation, ou autre chose.

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il y a 40 minutes, Nujabes a dit :

 

Ça tombe bien, Agnès buzyn ne s'exprimait pas en tant que médecin, mais en tant que ministre et représentante du gouvernement. 

 

Les médecins français qui n'ont aucun agenda politique, ça fait depuis le début de la crise qu'ils tirent la sonnette d'alarme. 

Ne mélange pas tout. 

 

Et encore une fois le problème c'est pas la chloroquine en elle même. J'en ai marre de le répéter. C'est de donner un traitement a une population sur laquelle on a aucune données et aucun test sur un échantillon représentatif n'a été fait. Aucune étude. 

 

Les médocs c'est pas des bonbons en sucre et c'est pas anodin. On ne peut pas les donner a l'aveugle, sur la base d'aucune étude sérieuse et croiser les doigts pour que ça fonctionne. C'est pas comme ça que ça marche. 

Un exemple concret concernant le coronavirus, ce sont les anti inflammatoires. Ce sont des molécules connues depuis la nuit des temps et largement utilisés sans trop de soucis. Mais certaines études ont montré justement qu'ils augmentaient le risque de surinfection. Ce ne sont que des études sur faible échantillon, donc pas totalement fiables, mais ça donne une tendance et il est nécessaire d'investiguer + sur la question. 

Par principe de précaution on évite de les donner. 

 

D'autres pays ne mettent pas en place ce principe de précaution. 

 

Peut être que la chloroquine augmente aussi le risque de surinfection. On en sait rien en fait. D'où l'intérêt de mener des études sur un échantillon représentatif de la réalité, sur un grand nombre de patients aux profils variés, avant de donner ça en masse.

 

 

Btw, il est impossible de dire que le maire de Nice a été guéri par la chloroquine. 

Tant qu'on n'a pas un nombre d'études prouvant l'efficacité de la molécule, en double aveugle vs placebo, avec un résultat significatif, tu ne peux pas le dire. 

Tant que les études ne sont pas menées, sa guérison peut aussi bien être du au hasard, son système immunitaire, un autre médicament, ou la chloroquine. 

C'est dommage tu parles que de la ministre or sur la vidéo t'a des témoignages de médecins, le mec à le tête dépressive sur France 5 il a balancé bêtise sur bêtise et on voit encore sa tête, lui c'est pas un politique. 

 

 

De toute manière pleins de pays ( qui ont l'air plus bête que la France apparemment ) vont utiliser la chloroquine on verra leurs résultats, pour moi c'est le seul espoir, le confinement j'y crois pas du tout, il est pas total ( contrairement à la chine ) donc il y aura toujours des cas. 

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Le but du confinement c'est d'étaler la crise dans le temps pour ne pas surcharger les services de réa. 

 

Le problème c'est qu'on a été dans la réaction alors qu'on avait tous les outils nécessaires pour être dans l'anticipation. 

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il y a 39 minutes, Ezio a dit :

Réveil toi si aujourd'hui t'a pas de symptômes mais que tu as le virus, tu restes chez toi en France, tu vas pas à l’hôpital. Je parle pour les gens qui sont touchés par le virus. 

Mais si j'essaye de comprendre ce que tu dis, j'ai pas compris la chose comme ça.

 

Ce médicament servirait à diminuer les effets du virus. Or les patients admis en soins intensifs le sont car c'est la réaction de leur organisme qui les met dans cet état (si j'ai bien compris docteur Nujabes).

 

Donc donner ce médicament à un patient dans un état grave ne serait pas utile (ou très peu, si un vrai pro pouvait me confirmer).

 

Comme je le comprends ce médicament est à donner à un patient atteint du Covid avant que ça parte en couille. 

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Il y a 3 heures, Ezio a dit :

La chloroquine j'en ai déjà utilisé contre le paludisme quand je voyagais en Asie, j'ai pas eu d'effet secondaire.

 

Les doses utilisés en prévention du palu n'ont probablement rien à voir avec les doses nécessaires pour un traitement curatif contre le virus actuel. Donc cette remarque n'a aucun intérêt.

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