Jump to content

Dear Gooners, to support the forum, thanks to disable your ad blocker

Gunners FRANCE, la référence francophone d'Arsenal
cyril

Football leaks

Recommended Posts

Le 26/04/2019 à 20:08, Ash a dit :

Je reviens d'un colloque sur le football, l'argent et la loi. Y'avait des intervenants de tout horizon.

 

En vrac, ça a parlé :

- d'abolir le marché des transferts avec présentation d'un modele différent dans lequel les clubs formateurs seraient mieux rémunérés et les agents prendraient moins d'argent.

- de la dérive financiere du football lié notamment, aux agents et intermédiaires, avec les exemples des club de Mouscron, de l'Apollon Limassol et du Servette Geneve

- d'un nouveau modèle d'acquisition des joueurs, basé sur une estimation financiere fixe

- de la bulle financiere (qui n'en est pas une pour les économistes présents)

- du Fair Play Financier (est ce que ça a un impact ou non, est ce que ça bloque les gros investisseurs, etc)

- de l'équité de ce systeme et de la faisabilité du contrôle

- de la possibilité d'une ligue fermée, des dérives possibles, etc

 

 et je dois oublier des trucs.

 

J'ai surtout écouté et donc j'ai pas pris énormément de notes mais je peux développer certains points si y'en a que ça interesse

en gras pour moi , merci ;)

 

Foot : les ultrariches font sécession; PODCAST

https://www.alternatives-economiques.fr//foot-ultrariches-secession/00088870?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F02042019

 

La justice française a récupéré l’intégralité des documents Football Leaks

Selon des informations recueillies par Mediapart et ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC), le PNF a obtenu 26 téraoctets de données. C’est absolument colossal. À titre de comparaison, Rui Pinto a remis depuis trois ans 3,4 téraoctets de données à Der Spiegel, qui les a partagées avec Mediapart et l’EIC. Ces 70 millions de documents ont donné lieu à la publication de 800 articles, à l’ouverture d’enquêtes judiciaires dans plusieurs pays, et à la condamnation pour fraude fiscale de plusieurs stars du foot comme Cristiano Ronaldo.

Mais il y a un hic. Si le PNF a obtenu tous les fichiers, il ne peut ni les partager ni les exploiter. Selon nos informations, les données sont protégées par un système sophistiqué de cryptage. C’est d’ailleurs ce qui explique que les données soient si lourdes, car le conteneur chiffré qui les protège augmente considérablement leur poids.

Dans un entretien à Mediapart et l’EIC, Rui Pinto a indiqué que le volume de données saisi à son domicile est de 10 téraoctets, dont 6 téraoctets de fichiers inédits qui n’ont pas été transmis à l’EIC, et dont certains concernent, en plus du foot, la finance offshore aux îles Caïmans. Un volume déjà énorme, suffisant pour occuper les enquêteurs de plusieurs pays pendant des années.

 

Mais il faudrait pour cela que Rui Pinto donne le mot de passe aux procureurs français. Va-t-il accepter de le faire ? À quelles conditions ? Contactés par Mediapart, le PNF et l’avocat français de Rui Pinto, Me William Bourdon, se sont refusés à tout commentaire.

Le lanceur d’alerte des Football Leaks est emprisonné à la prison Evora de Lisbonne, dans une aile réservée aux détenus vulnérables. Il avait indiqué avoir reçu des menaces de mort avant son arrestation.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/290319/la-justice-francaise-recupere-l-integralite-des-documents-football-leaks?utm_source=20190329&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190329&M_BT=135393249294

Edited by lô le gunners

Share this post


Link to post
Share on other sites

Hello les gars, je poste plus depuis 2 ans (un différent sur le sujet du PSG) mais je suis super interessé par vos commentaires sur ces articles de fonds et sur l'évolution du football en général. 

Je poste la pour représenter la plupart des visiteurs qui lisent mais ne répond pas :)

Merci à vous pour vos pavés 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Problème : lorsqu’on investit un demi-milliard d’euros, on essaie de réduire au maximum la part d’imprévisibilité de l’investissement. Tout comme notre prudente PME allemande ne va pas brûler sa trésorerie en achetant du bitcoin, Florentino Perez ne veut plus jamais être éliminé par une équipe jeune, sans expérience, et aux moyens financiers nettement inférieurs. Pour sécuriser son investissement, il a besoin de réduire la partie la plus imprévisible du football : le football lui-même. Pour cela, les clubs les plus riches suivent depuis longtemps une stratégie en deux temps : 1) générer des revenus élevés et réguliers ; 2) sécuriser leur place dans les lieux où ces revenus se génèrent.

 

Le premier objectif est déjà largement atteint. En déréglementant le marché et en mettant en concurrence les chaînes de télévision, les clubs de football européens ont réussi à générer des revenus non seulement stables, mais croissants. Ainsi, les recettes accumulées par les clubs ont été multipliées par 7 en vingt et un ans. Une performance exceptionnelle pour un vieux marché comme le foot. Au sein de ce football européen, les championnats les plus riches ont réussi à accaparer l’immense majorité de ces gains.

 

Au-delà de l’enrichissement moyen du foot, les vingt dernières années se sont ainsi caractérisées par un enrichissement encore plus rapide de quelques-uns.

L’évolution de chiffre d’affaires MEDIAN des clubs de L1 est bien moins spectaculaire que celle de la MOYENNE (euphémisme). La divergence correspond évidemment à l’arrivée de QSI au PSG. Ceci dit, la médiane a tout de même grimpé ces 2 dernières années avec la hausse droits TV. pic.twitter.com/EcCwLCRToI

— Bastien Drut (@BastienDrut) 23 mars 2019

L’appétit venant en mangeant, les gros clubs trouvent cependant que la situation n’est pas assez satisfaisante. Pourquoi ? Parce que ces dernières années, l’enrichissement des clubs s’est essentiellement appuyé sur la croissance des droits télé. Or, ces derniers se négocient de plus en plus en commun : en France, les 20 clubs de Ligue 1 s’asseyent autour de la table avec Canal +, BeinSport ou RMC Sport, et se partagent ensuite le gâteau de façon plus ou moins équitable.

 

Or, et c’est une nouveauté, cette répartition est un peu plus équilibrée qu’avant. Comme l’écrit l’UEFA dans son panorama du football européen en 2017 : « La majorité des championnats (14 du top 20) disposent d’une part plus équitable des recettes TV centralisées en 2017 que ce qu’ils percevaient en 2008, avec une baisse de 3,1 x à 2,4 x du ratio moyen entre le premier club et le club médian. » Résultat : le PSG touche moins de recettes provenant des droits des télés que le modeste club anglais de West Bromwich Albion, parce que le PSG doit partager des droits avec Guingamp, et que le club des Côtes-d’Armor ne fait pas rêver les chaînes de télévision chinoises. A l’inverse, West Bromwich Albion bénéficie de la visibilité de Manchester United, Arsenal ou Liverpool, et a pu obtenir des droits télé colossaux.

 

Deuxième problème pour les clubs riches, malgré des résultats de moins en moins surprenants, des surprises peuvent encore survenir, à l’image de l’élimination du Real Madrid par l’Ajax Amsterdam. Non seulement le Real Madrid doit partager ses droits télé avec Alaves et Getafe, mais en plus, l’Ajax Amsterdam peut l’éliminer ! Intolérable lorsqu’on a investi un demi-milliard d’euros.

Sous la pression des clubs les plus riches, l’UEFA a déjà réformé la Ligue des champions. Depuis septembre dernier, la nouvelle compétition assure aux quatre principaux championnats quatre places automatiques chacun dans la compétition. De quoi sécuriser encore un peu plus un carré VIP déjà bien privatisé.

 

Mais comme toujours, les clubs riches ont brandi leur supermenace préférée : « Donnez-nous encore plus, sinon nous quittons l’UEFA, et créons une ligue fermée entre grands clubs européens ». Selon des éléments qui ont fuité lors des Football Leaks et révélés par Mediapart, les discussions ont déjà largement avancé.

Réel projet ou coup de pression ? Difficile de le dire à ce stade. Quoi qu’il en soit, l’UEFA, prête à tout pour garder les clubs riches dans son giron, discute discrètement avec l’ECA (Association européenne des clubs) depuis plusieurs jours. Et selon les premiers éléments qui ont filtré de ces rencontres, une réforme de la Ligue des champions se prépare à partir de 2021. Il y a fort à parier qu’elle sera ultrafavorable aux gros clubs et défavorable aux championnats mineurs. Ainsi, le vice-champion de France ne serait pas qualifié pour la compétition européenne.

 

Les clubs de Ligue 1 se sont donc réunis en urgence mercredi pour s’organiser contre la réforme. Seul le PSG, sans surprise, soutient ce nouveau projet encore assez obscur. Une nouvelle réunion se tiendra le 8 mai prochain. Sauf retournement, elle devrait confirmer l’arbitrage en faveur des plus riches. Un indice passé un peu inaperçu indique déjà la couleur. Il s’agit de la création, acceptée par l’UEFA, d’une troisième compétition européenne, qui sent bon le lot de consolation pour les clubs et les championnats les plus modestes. La Ligue 1 peut s’inquiéter. Le foot tel qu’on le connaissait aussi. L’exploit de l’Ajax Amsterdam contre le Real Madrid sera peut-être l’un des derniers que les supporters du ballon rond pourront se raconter dans trente ans, dans les gradins.

 

https://www.alternatives-economiques.fr//clubs-riches-privatisent-foot/00088895?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F05042019

Share this post


Link to post
Share on other sites

Après douze ans de bons et loyaux services comme attaquant vedette du Bayern Munich, Franck Ribéry, trente-cinq ans, devrait quitter l’équipe première en juin, à la fin de son contrat. Pour remplacer sa star française, le champion d’Allemagne est prêt à payer plus de 30 millions d’euros pour débaucher le jeune international anglais de Chelsea Callum Hudson-Odoi, âgé de seulement dix-huit ans.

Mais l’opération a toutes les chances de capoter. Car le 22 février dernier, Chelsea a été interdit de transferts par la Fifa pendant un an (deux mercatos) pour violation massive des règles de transfert des mineurs. La condamnation porte sur le recrutement de vingt-neuf joueurs. La fédération anglaise de football a pour sa part écopé d’une amende de 450 000 euros pour ne pas avoir sanctionné le club.

 

Le cas du gardien de but croate Karlo Žiger, l’un des vingt-neuf joueurs qui ont valu à Chelsea d'être sanctionné par la Fifa, est particulièrement édifiant. Aujourd’hui âgé de dix-sept ans, il évolue sous contrat professionnel avec l’équipe des moins de dix-neuf ans des Blues.

Officiellement, il a été recruté par l’académie du club londonien en juillet 2017, à l’âge de seize ans. Mais les documents Football Leaks montrent que Karlo Žiger a en réalité été débauché du club croate NK Zagreb dès février 2014, alors qu’il n’avait que douze ans, via un accord secret accordant près de 1 million d’euros au joueur et à sa famille.

 

Cet accord a été conclu en février 2014 par le gamin et son père Darko Žiger, en qualité de représentant légal (notre document ci-dessous). Il stipule que Karlo Žiger s’engage à signer avec Chelsea en 2017, d’abord pour un contrat aspirant d’un an, puis pour un contrat pro de trois ans jusqu’en juin 2021. En échange, la famille encaisse une prime à la signature de 120 000 livres sterling sur trois ans (145 000 euros de l'époque), tandis que le joueur touchera 16 000 euros de salaire en tant qu’aspirant à partir de 2017, puis 815 000 euros sur trois ans lorsqu’il passera professionnel. L’accord concocté par Chelsea viole la quasi-totalité des règles qui régissent le transfert des mineurs.

Ce précontrat est d’autant plus illégal que les transferts sont formellement interdits entre pays de l’Union européenne pour les joueurs de moins de seize ans – sauf si les parents déménagent pour des raisons non liées au football.

Mais Karlo Žiger et sa famille ont quitté la Croatie pour s’installer à Londres en février 2014, uniquement à cause du football. Mais puisque le transfert était illégal jusqu’à ce que Karlo Žiger ait seize ans et signe son contrat officiel, il a vécu pendant trois ans comme un joueur fantôme. Il n’était pas officiellement inscrit à l’académie de Chelsea. Et il n’était licencié nulle part. Sa licence auprès de la fédération croate a été résiliée en février 2014. Il n’a été licencié en Angleterre qu’à l’été 2017. Il s'est également abstenu de toute communication sur les réseaux sociaux pendant ces trois années.

 

Le précontrat stipule d’ailleurs que les parents sont « responsables de façon inconditionnelle et irrévocable » de tous les frais financiers que provoquerait une éventuelle non-signature du contrat officiel par leur fils : frais juridiques, pénalités et dommages et intérêts. Cette pression a parfaitement fonctionné avec Karlo Žiger, qui a signé en 2017 comme prévu.

Selon nos informations, la pratique des joueurs fantômes était courante en Angleterre. Les centres de formation de plusieurs clubs organisaient des matchs amicaux, hors championnat, au cours desquels ils faisaient évoluer les joueurs non enregistrés. 

 

Lorsque la Premier League, la ligue professionnelle anglaise, a fini par ouvrir une enquête sur les mineurs non enregistrés en 2017, Chelsea lui a demandé dans un courriel de se montrer indulgente, au motif qu’« il s’agit d’une pratique généralisée ». Il ne serait donc « ni juste ni raisonnable de viser uniquement Chelsea », plaidaient les Blues.

 

Dans un courrier confidentiel du 26 janvier 2018 adressé à tous les clubs de première division au sujet des mineurs « non enregistrés », la Premier League indique qu’elle a enquêté sur douze clubs soupçonnés d'abuser des « périodes d’essai » et 80 joueurs mineurs suspectés d’être « non enregistrés au sein des académies ». « L'ampleur du phénomène est évidemment jugée préoccupante par le conseil d'administration de la Premier League, qui a exprimé son inquiétude au sujet des conséquences du fait que les clubs ont échoué à respecter les règles », ajoute le document (voir ci-dessous). La Premier League prévient l'ensemble des clubs qu'ils seront particulièrement surveillés dans les prochains mois et que des inspecteurs supplémentaires seront embauchés pour surveiller les matchs des équipes de jeunes.

 

En février dernier, la fédération internationale a condamné Chelsea à 530 000 euros d’amende et un an d’interdiction de transferts, tandis que la Football Association écopait d’une amende de 450 000 euros sanctionnant sa passivité. le service intégrité et conformité (I&C) de la Fifa, chargé des contrôles, avait recommandé de punir Chelsea de deux ans d’interdiction de transferts, étant donné la gravité des faits.

 

À la suite de sa condamnation par la Fifa, le club londonien a indiqué dans un communiqué qu’il allait faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Chelsea « réfute catégoriquement les conclusions de la Fifa » et affirme avoir « respecté toutes les réglementations applicables ».

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/120419/les-magouilles-de-chelsea-et-des-clubs-anglais-pour-recruter-des-joueurs-mineurs?utm_source=20190412&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190412&M_BT=135393249294

 

 

 

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 03/05/2019 à 13:59, lô le gunners a dit :

Officiellement, il a été recruté par l’académie du club londonien en juillet 2017, à l’âge de seize ans. Mais les documents Football Leaks montrent que Karlo Žiger a en réalité été débauché du club croate NK Zagreb dès février 2014, alors qu’il n’avait que douze ans, via un accord secret accordant près de 1 million d’euros au joueur et à sa famille.

 

C'est ouf' d'aller recruter un mec de 12 ans en Croatie et d'investir autant d'argent. 

 

J'espère qu'il vont prendre ce ban aux prochains mercatos, parce que c'est n'importe quoi ces pratiques. 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ok j'ai plus de temps donc je me lance, plusieurs points avant (poke @lô le gunners @PierU ) :

- C'était en anglais pour la plupart et autant je gère bien autant je peux avoir fait quelques erreurs

- C'est des interventions très courte donc tout y'est tres résumé

- Je mettrai la provenance si jamais vous voulez approfondir, c'est que des pointures, la plupart ont écrit un livre et/ou thèse/mémoire

 

- d'abolir le marché des transferts avec présentation d'un modele différent dans lequel les clubs formateurs seraient mieux rémunérés et les agents prendraient moins d'argent.

 

Cette partie est basée sur le modèle du Pr Kesenne, il propose un modèle où les transactions se feraient vraiment entre clubs, sans agents hors détails contractuels. Il souhaite des contrats plus court (de 1 à 3 ans) avec obligation de respecter le contrat (hors litige, loi de CDD classique). Il retire ainsi les indemnités de transfert qui sont remplacés par des frais de formation à payer par le club accueillant (prix fixé sur un modèle encore à définir). Il considère que la plupart de l'argent du football part dans la poche des agents ce qui n'est pas compatible avec la bonne santé du systeme.

 

- d'un nouveau modèle d'acquisition des joueurs, basé sur une estimation financiere fixe

 

Le Dr Ravenel qui est membre du CIES ( http://www.football-observatory.com/?lang=fr ) utilise un systeme basé sur de nombreux criteres pour définir la valeur d'un joueur (ici Laca par exemple http://www.football-observatory.com/-valeurs-31185 ) ce modèle d'estimation serait utilisé, on aurait donc le joueur qui aurait une valeur entre 70M et 90M pour reprendre Laca comme exemple, les clubs qui le veulent payent cette somme et peuvent discuter (une sorte de clause libératoire obligatoire), ça permet d'éviter l'inflation des prix.

 

- de la bulle financiere

 

Cette partie va aller vite, aucun des économistes présents ne pensent que c'est une bulle financière (la def pour rappel : Une bulle économique, bulle de prix, bulle financière, ou encore bulle spéculative, est un niveau de prix d'échanges sur un marché excessif par rapport à la valeur financière intrinsèque des biens ou actifs échangés. ) , c'est simple, les footballeurs rapportent trop d'argent aujourd'hui, hormis une régulation via une loi, ils estiment qu'il n'y a pas de raisons que ça ne continue pas d'augmenter même si ils considèrent que les cas Neymar et Mbappé sont des cas spécifiques

 

- Le fair-play financier, son équité et sa viabilité

 

Contre toute attente, il a été tres efficace mais pas pour les clubs et championnat qui nous interesses, j'ai plus les chiffres en tête mais la régulation est vraiment tres bonne dans les petits championnats avec beaucoup de championnats qui sont en bénéfices alors que ce n'était pas le cas auparavant.

Pour l'équité, il faut savoir que la plupart considère que le FPF est contraire à la loi sur les investissements, les lois différentes d'un pays à l'autre, plus ou moins permissives ne permettent pas une régulation équitable en Europe.

La viabilité va dépendre des clubs qui vont l'attaquer en justice surtout, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut un organe de régulation mais qui sera difficile à mettre en place.

 

De plus il faut prendre en compte les récents football leaks qui montrent bien la mainmise du cartel des gros clubs sur l'association des clubs européens et le peu de possibilités pour répliquer de l'UEFA.

 

Concernant ce dernier point, une remarque très juste entre la différence entre ligue ouverte et fermée, dans la 1ere c'est les clubs qui sont les acteurs principaux, ce sont les têtes d'affiches. Dans une ligue fermée, ils ont bcp moins de pouvoir car ils ne sont que des "filiales" de la Ligue. Difficile à concevoir pour des entités comme le RM ou le Barça qui sont gérés par les socios

 

Edit : @Hamza59 regarde le lien du CIES si tu connais pas, ça peut t'intéresser dans tes recherches 

Edited by Ash

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ce jeudi 16 mai, soit quatre jours après l’obtention de ce titre, l’ICFC, l’instance de contrôle financier de l’UEFA, a annoncé que City a été renvoyé devant son tribunal interne pour fraude au fair play financier. En clair, les Sky Blues vont être jugés pour s’être massivement dopés aux pétrodollars issus des caisses de son propriétaire, le cheikh Mansour d’Abou Dhabi.

Nos enquêtes ont montré comment Manchester City a réalisé la plus grosse fraude de l’histoire en matière de fair play financier, cette règle de l’UEFA qui impose aux clubs de limiter leur déficit à 10 millions d’euros par an. Selon notre enquête, le cheikh Mansour a, grâce à l’argent de l’émirat d’Abou Dhabi, injecté frauduleusement la bagatelle de 2,7 milliards d’euros dans le club depuis son rachat en 2008, via des contrats de sponsoring bidons et diverses magouilles financières. Les Sky Blues ont donc bénéficié d’un énorme avantage par rapport aux autres clubs et ont pu s’offrir les meilleurs joueurs.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/160519/manchester-city-sera-juge-par-l-uefa-pour-dopage-financier?utm_source=20190516&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190516&M_BT=135393249294

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Le patron du groupe de télévision qatari BeIn Sports et du PSG, Nasser al-Khelaïfi, a été mis en examen pour « corruption active » dans l'enquête sur des soupçons de corruption en marge des candidatures de Doha aux mondiaux d'athlétisme de 2017 et 2019, a appris l'AFP de source judiciaire, ce jeudi 23 mai, confirmant une information du Parisien.

 

Nasser al-Khelaïfi, également ministre (sans portefeuille) du gouvernement qatari, est soupçonné d’avoir voulu « acheter » l'organisation des mondiaux d’athlétisme en versant, en 2011, 3,5 millions de dollars au fils du président de la Fédération internationale d’athlétisme depuis la société Oryx QSI, codétenue par le patron du PSG et son frère (voir le détail ici).

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/230519/nasser-al-khelaifi-mis-en-examen-pour-corruption-dans-l-affaire-des-mondiaux-d-athletisme-au-qatar?utm_source=20190523&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190523&M_BT=135393249294

 

C'est comme ça que l'on se retrouve avec une finale à Baku et un stade semi-vide avant même la fin du match  ...

Share this post


Link to post
Share on other sites

l’argent dans le football a toujours existé : le fondateur de l’English Football League en 1888, William McGregor, drapier de son état, déclarait déjà en 1905 : « Football is a big business » ! De plus, les sommes en jeu ne sont pas si impressionnantes lorsqu’on les compare au monde de l’entreprise. Aujourd’hui, paradoxalement, de business, le football n’en a que le nom. En réalité, le football est une petite « affaire » en termes de recettes : le chiffre d’affaires des cinq grands championnats européens professionnels (environ 13,4 milliards d’euros) est légèrement inférieur à celui de la Française des jeux.

 

https://lejournal.cnrs.fr/billets/le-football-petit-ou-grand-business

Share this post


Link to post
Share on other sites

Visé par une enquête pour corruption en France, le président de la Confédération africaine de football (CAF) a été placé sous tutelle par la Fifa. Des documents montrent que la CAF a versé, lors de l’achat de ballons, au moins 369 000 dollars à une société offshore basée à Dubaï, contrôlée par un entrepreneur varois et le directeur du centre de formation du Rugby club toulonnais.

 

Fait sans précédent, la Confédération africaine a annoncé jeudi 20 juin, lors de la conférence de presse d’ouverture de la CAN, la mise sous tutelle de son président : il conserve son poste, mais sera placé pendant au moins six mois sous le contrôle de la secrétaire générale de la Fifa, Fatma Samoura.

 

Au cœur de l’enquête judiciaire, il y a les contrats passés par la CAF à une société nommée Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dont les locaux ont été perquisitionnés par les policiers. Selon nos informations, la Confédération africaine a acheté à Tactical Steel, en seulement un an et demi, au moins 4,5 millions de dollars d’équipements de foot (ballons, tenues, accessoires), dont les tenues des arbitres qui vont officier à partir de ce soir lors de la CAN 2019 en Égypte.

 

Infantino a très vite compris que l’Afrique était indispensable pour asseoir son pouvoir. Avec 54 associations sur 211, le continent pèse un quart des voix au congrès de la Fifa. Avec Ahmad à la tête de la CAF, Infantino y était comme chez lui. Reconnaissant, le Malgache a été l’un des premiers à se prononcer en faveur de sa réélection.

Le placement en garde à vue d’Ahmad deux jours plus tard par les policiers français, sur les lieux de son sacre parisien, semble avoir fini par convaincre Infantino de lâcher son encombrant ami. Le lendemain, l’AFP annonçait que le comité d’éthique de la Fifa ouvrait une enquête sur Ahmad. Selon une source proche des cercles dirigeants de la Fifa, consigne a été donnée au comité d'éthique de boucler le dossier d'ici deux mois.

Ahmad Ahmad conserve toutefois son siège de président. Il se dit victime d’un complot et déterminé à « continuer l’assainissement de la CAF ». Mais il a compris qu’il devrait désormais se défendre sans l’aide de l’homme le plus puissant du foot mondial. « Si je suis déclaré fautif, je partirai, a-t-il dit à France Football. Je mène ce combat avec mon équipe, je ne veux pas avoir de contact avec M. Infantino, pour ne pas l’impliquer. C’est mon affaire. »

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/210619/de-toulon-dubai-de-nouveaux-soupcons-pesent-sur-le-patron-du-foot-africain?page_article=2

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

pour la première fois, le directeur de cabinet de l’émir du Qatar Tamim al-Thani est soupçonné d'être impliqué dans ce processus, lors de la candidature de Doha pour les Mondiaux 2017 d’athlétisme. Nasser al-Khelaïfi, patron du PSG et de la chaîne BeIN Sports, a été mis en examen pour « corruption active » fin mai. Il rejette fermement les accusations.

Comme Mediapart l’a révélé, l’enquête porte sur des virements de 3,5 millions de dollars effectués par Oryx QSI, une société qatarie gérée par un frère de Nasser al-Khelaïfi, à la société de Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de l’IAAF Lamine Diack et agent commercial de la fédération chargé de négocier les droits des Mondiaux.

Oryx QSI avait promis d’acheter ces droits à la société de Papa Massata Diack, mais uniquement si le Qatar obtenait les Mondiaux 2017. Surtout, le contrat prévoyait un paiement non remboursable de 3,5 millions de dollars, au titre de la « campagne pour la candidature ».

Un courriel confidentiel, qui ne figure pas au dossier judiciaire, montre qu’un versement d’un montant proche (5 millions de dollars, dont 440 000 en cash) a été négocié huit jours plus tôt entre Papa Massata Diack et le directeur de cabinet de l’actuel émir du Qatar.

Notre enquête montre également que contrairement à ce qu’il a affirmé au juge, Nasser al-Khelaïfi a personnellement pris part à la campagne du Qatar pour tenter d’obtenir les Mondiaux 2017 et les JO 2020. 

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/170619/un-document-impliquune-enquete-de-mediapart-et-de-guardian-montre-que-le-directeur-de-cabinet-de-l?page_article=2

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Myriam* (son prénom a été modifié), a été poussée vers la sortie du centre de formation de l'OL en juin 2018, après une année de galère et une semaine seulement après avoir signalé le comportement inapproprié de son entraîneur avec elle et une de ses collègues des U16 (équipe des moins de 16 ans).

 

Confronté aux accusations, l’entraîneur en question, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations, a préféré démissionner. Le club a alors alerté le procureur de la République de Lyon, par courrier, le 21 juin 2018. « Il y a deux victimes citées dans le signalement », précise une source judiciaire. Une enquête a été ouverte en septembre 2018 du chef de propositions sexuelles à mineures de 15 ans, sur une période allant de septembre 2017 à mai 2018.

 

En effet, l’entraîneur envoie à la jeune fille qui évolue sous ses ordres des messages sans rapport avec le football : « Je me sens bien quand tu es là »… Selon l’avocat, l’entraîneur procédait de la même manière avec d’autres joueuses.

L’avocat explique que lors du tournoi international de Colmar, du 18 au 20 mai 2018, l’éducateur se débrouille pour que sa chambre se situe à côté de celle de Myriam et de sa meilleure amie. L’entraîneur demande aux deux joueuses de le rejoindre dans sa chambre pour parler du match du lendemain. Elles y restent jusqu’à 1 h 30 du matin.

Selon le récit de Myriam, le soir suivant, Yohan D. se rend cette fois dans la chambre des jeunes filles, « se glisse sous la couette, y fait circuler sa main ». Le lendemain, Myriam prévient une joueuse professionnelle et sa famille.

 

Au retour du tournoi de Colmar, les dirigeants du club, dont l’ancienne internationale Sonia Bompastor, directrice de la section féminine au sein de l’académie, convoquent les joueuses pour leur annoncer le départ de l’entraîneur en qualifiant son attitude de contraire aux valeurs du club et à la loi. Le club assure que jusque-là, il n’avait jamais rien entendu de suspect concernant cet entraîneur.

 

Mais quelques jours plus tard, le 5 juin, Sonia Bompastor leur écrit : « Je me suis entretenue ce matin avec ma direction concernant [Myriam] et la prise en charge financière. Je vous confirme que […] les réservations et les prises en charge financières des transports, de l’hébergement et des repas seront entièrement à votre charge et ce jusqu’au 30 juin 2019. »

Le club sait très bien que cet arrêt brutal de prise en charge, alors que 100 % des dépenses de Myriam étaient auparavant couvertes, conduira au départ de la joueuse : le niveau de vie de la famille ne permet pas de payer ces frais. D’ailleurs, interrogé par Mediapart, le club ne conteste pas avoir mis la joueuse dehors. Mais il explique que cela ne tient qu’à des « considérations sportives » : la joueuse n’aurait pas assez progressé.

 

Les parents réalisent alors qu’aucun contrat, aucune convention ne les lie au club ni ne donne d’obligations à celui-ci. « S’agissant du cadre contractuel, les joueurs disposent d’un environnement juridique (loi, convention collective, règlementation) permettant la signature de conventions de formation et de contrats de formation, fait valoir le club. Cet environnement spécifique n’existe pas à ce jour pour les joueuses. »

D’où la démarche de l’avocat Slim Ben Achour qui, en lançant cette procédure, espère qu’un jour prochain, plus aucune jeune fille de 15 ans disant avoir été harcelée ne puisse être laissée sur le carreau.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/050719/l-ol-une-affaire-d-abus-sexuels-sur-mineures-revele-la-jungle-du-foot-feminin?utm_source=20190705&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190705&M_BT=135393249294

 

Edited by lô le gunners

Share this post


Link to post
Share on other sites

Nous avions dévoilé les multiples turpitudes de Doyen, spécialisé dans l’achat et la revente de parts de footballeurs (la TPO, lire ici), une pratique bannie par la Fifa en 2015 car assimilée à de l’« esclavage moderne ».

Fort d’un capital de plus de 100 millions d’euros, Doyen était un acteur majeur de ce business, et son patron portugais, Nelio Lucas, l’un des hommes les plus influents du football européen. Outre le négoce de parts de footballeurs, la firme gérait les droits à l’image de stars planétaires, comme Neymar Jr., David Beckham, et le sprinter Usain Bolt.

Nous avions révélé que Doyen était contrôlé par un clan kazakho-turc aux connections mafieuses, associé à des projets immobiliers louches avec Donald Trump. Nos enquêtes avaient aussi révélé à quel point Doyen était prêt à tout pour faire prospérer son business dans le foot : clauses abusives avec clubs, commissions occultes, caisses noires dans des paradis fiscaux et usage de filles venues de l’Est. Doyen a même tenté de mettre des prostituées dans le lit du président du Real Madrid pour lui vendre le joueur français Geoffrey Kondogbia (lire ici).

 

Trois ans après nos articles, Doyen est donc visé par la justice espagnole. Paradoxe : le lanceur d’alerte Rui Pinto, qui nous a fourni les documents Football Leaks, est en détention provisoire depuis plus de trois mois au Portugal… à la suite d’une plainte de Doyen !

Comme nous l’avions révélé, Doyen Sports est immatriculé à Malte et contrôlé par des sociétés-écrans. Le montage était destiné à la fois à cacher le fait que le groupe est contrôlé par la famille Arif, des oligarques kazakho-turcs, et à échapper au fisc – l’impôt sur les sociétés n’est que de 5 % à Malte (lire ici nos enquêtes Malta Files).

 

Le groupe a pourtant réalisé plus de 31 millions d’euros de recettes en Espagne entre 2011 et 2014. Ce pactole vient de la vente de ses parts dans des joueurs (dont le Colombien de l’AS Monaco Radamel Falcao et les Français Josuha Guilavogui et Geoffrey Kondogbia), ainsi que des prêts accordés par le groupe à plusieurs clubs espagnols, dont l’Atlético de Madrid et Séville. Rien que pour l’année 2013, le juge espagnol estime que Doyen a évadé 4,5 millions d’euros d’impôts sur les sociétés. Le préjudice total pour l’État espagnol va dépasser les 5 millions d’euros, « sans compter les revenus supplémentaires pas encore pris en compte [par l’enquête], à la fois en 2013 et sur la période qui a suivi », indique l’acte d’accusation rédigé par le juge José de la Mata.

 

Le groupe a fermé en 2016 son bureau de Londres, dédié à l’activité sportive, et a transféré ses équipes à Dubaï, paradis fiscal parmi les plus opaques de la planète. L’ancien patron Nelio Lucas a pour sa part quitté Doyen en septembre 2017 pour fonder une nouvelle société, baptisée Vela Investments.

https://www.mediapart.fr/journal/international/180719/football-leaks-doyen-sports-poursuivi-pour-fraude-fiscale-en-espagne?utm_source=20190718&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190718&M_BT=135393249294

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

https://www.mediapart.fr/journal/international/160819/mondial-2022-gianni-infantino-ferme-les-yeux-sur-le-contrat-entre-bein-et-la-fifa?utm_source=20190816&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190816&M_BT=135393249294

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pendant quinze ans, l’UEFA a versé 380 millions d’euros, destinés à la Fédération de football ukrainienne (FFU), à une société offshore contrôlée en secret par l’oligarque Igor Surkis, président du Dynamo Kiev et frère de Grigori Surkis, qui était président de la FFU et vice-président de l’UEFA. Alors que cette même société est par ailleurs utilisée pour payer en sous-main des dépenses du Dynamo, dont les salaires de certains joueurs.

 

Newport appartient officiellement à un avocat chypriote, qui sert de prête-nom. Les inspecteurs de l’UEFA soupçonnent, sans pouvoir le prouver, que son vrai propriétaire n’est autre qu’Igor Surkis, propriétaire du Dynamo, qu’il préside depuis 2002. Nous sommes parvenus à le confirmer : un jugement britannique, que nous avons retrouvé, indique que Newport appartient bien à Igor Surkis, et qu’elle détenait 40 % du capital du Dynamo jusqu’en 2001.

 

Le scandale frappe l’UEFA au cœur. Car le richissime oligarque Igor Surkis n’est autre que le frère de Grigori Surkis, qui a présidé le Dynamo Kiev jusqu’en 1998, avant de céder son fauteuil à Igor et de faire carrière dans les instances du foot européen : président de la Fédération ukrainienne de 2000 à 2012, membre du comité exécutif de l’UEFA depuis 2004, avant d’être promu vice-président en 2013, sous la présidence de Michel Platini.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/060919/le-scandale-ukrainien-qui-ridiculise-l-uefa?utm_source=20190906&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190906&M_BT=135393249294

 

Kevin Lamour  souligne que le fax aurait été envoyé « moins de deux semaines » après l’élection de Pavelko à la tête de la Fédération ukrainienne. « L’une de ses premières actions […] était d’essayer de résoudre le problème. Et on n’a rien fait ? », s’interroge Lamour. 

« Si ce document n’est pas un faux et qu’il a bien été envoyé en mars 2015, alors la question est la suivante, poursuit-il. Était-ce une simple erreur [du département financier de l’UEFA – ndlr] (ils ont perdu le fax ou simplement oublié de répondre) ou ont-ils reçu un “ordre” de la hiérarchie ? Cette histoire n’est pas terminée. »

 

Le directeur juridique de l’UEFA peine à comprendre les rouages de cette usine à gaz ainsi que son utilité pour la Fédération ukrainienne. Il remarque tout de même que « c’est un bon business pour l’avocat » chypriote qui devait servir de « trustee » (c’est-à-dire de gestionnaire), puisque l’homme de loi recevra 3 % de tous les fonds qui atterriront sur le compte bancaire de Caldan, « ce qui pourrait inclure [l’argent versé par] l’UEFA, la Fifa, etc ».

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/060919/le-scandale-ukrainien-qui-ridiculise-l-uefa?page_article=2

Share this post


Link to post
Share on other sites

Kanté martyr du foot business ...... il aura tout vécu ....

 

"Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour « escroquerie », « tentative d’escroquerie », « abus de confiance » et « exercice illégal de la profession d’agent sportif » contre Nouari Khiari, l’ancien agent d’image de N’Golo Kanté, suite à la plainte déposée pour les mêmes chefs d’accusation par la star des Bleus et de Chelsea. L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA). Cette plainte a été déposée ce mardi 26 novembre par N’Golo Kanté et dévoilée le soir même dans L’Équipe, la veille de la publication d’une enquête de Mediapart sur l’entourage professionnel du joueur.

 

Les relations entre le joueur et son agent d’image se sont tendues à partir de l’été 2017. N’Golo Kanté a alors accepté de verser à Khiari 150 000 euros en deux fois, en août et décembre 2017. Dans son article publié mardi, L’Équipe écrit que Kanté estime que cette somme correspondait à une indemnité de « résiliation du contrat » et qu’il accuse « son ancien agent d’image d’avoir gardé toutes les copies du document, puis d’avoir exercé sur lui une pression pour obtenir plus d’argent ». « On avait trouvé un accord pour résilier le contrat, mais cette personne est revenue dessus », a indiqué Kanté dans l’interview publiée jeudi par le quotidien sportif."

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/291119/la-justice-ouvre-une-enquete-pour-escroquerie-contre-l-ancien-agent-d-image-de-n-golo-kante?utm_source=20191129&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20191129&M_BT=135393249294

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

«Aujourd’hui, le Chili doit jouer un match plus important : celui de l’égalité et du changement pour que tous les Chiliens vivent dans un pays plus juste. » Ces mots sont ceux de Gary Medel, écrits le 13 novembre sur les réseaux sociaux. L’emblématique capitaine de l’équipe du Chili officialisait ainsi la décision des joueurs de l’équipe nationale (la Roja) de ne pas disputer un match amical contre le Pérou, en solidarité avec le mouvement social qui secoue le Chili depuis le 18 octobre.
 

Depuis le début de la contestation, de nombreux footballeurs internationaux chiliens ont en effet témoigné leur soutien aux protestataires. Dès le lendemain des premières manifestations monstres contre le gouvernement Piñera, Claudio Bravo, gardien de Manchester City et ex-capitaine de la Roja, dénonçait trente ans de politique néolibérale au Chili en tweetant : « Ils ont vendu au secteur privé notre eau, notre lumière, notre gaz, notre éducation, notre santé, nos retraites, nos chemins, nos forêts, le sel d’Atacama, les glaciers, les moyens de transport. Quoi de plus ? Le Chili appartient à son peuple, pas à une poignée d’individus. »

 

Après deux jours de révolte et le déploiement de l’armée dans les rues de Santiago – une première depuis la fin de la dictature en 1990 –, le président Sebastián Piñera, pour justifier l’instauration de l’état d’urgence décrété le 18 octobre (et qui serait levé dix jours plus tard), déclarait : « Nous sommes en guerre. » Ce à quoi Gary Medel répondit dès le jour suivant : « Une guerre implique deux camps et nous ne sommes qu’un seul peuple qui demande plus d’équité. » Le milieu de terrain du FC Barcelone Arturo Vidal a quant à lui exhorté les « politiciens » à « écouter le peuple », et la joueuse internationale Fernanda Pinilla a réclamé ouvertement le départ du président : « Tu n’as toujours pas compris qu’on te demande de partir ? […] Tu as réussi à tous nous unir et maintenant, on ne va plus te lâcher. »

 

Les joueurs du championnat chilien ont également pris position contre leurs dirigeants. Dès les premiers jours de l’état d’urgence, Jean Beausejour, star du club Universidad de Chile, a affirmé sur les ondes de radio ADN : « L’armée, je l’associe aux heures les plus sombres de l’histoire du Chili. La voir dans la rue me fait peur comme à beaucoup de gens. » Après que le président Piñera a opéré un remaniement ministériel le 28 octobre, Nicolás Maturana, de la Universidad de Concepción, a quant à lui ironisé : « Ils ont changé les clowns, mais c’est toujours le même cirque ; les pauvres resteront pauvres. » Ignacio « Nacho » Saavedra, jeune joueur de la Universidad Católica, et Iván Morales, attaquant du Colo-Colo, ont pour leur part défilé aux côtés des manifestants.

 

Les structures sociales des clubs (corporaciones) prennent aussi part au mouvement. La corporación du Santiago Wanderers s’est ainsi engagée à aider financièrement les victimes de la répression policière, tandis que huit clubs, dont l’important O’Higgins (1re division), ont émis un communiqué commun en faveur des revendications sociales des manifestants.

Club le plus populaire du pays, la corporación du Colo-Colo (dont le nom et l’écusson se réfèrent à un chef de la résistance mapuche contre la colonisation espagnole au XVIe siècle) organise dans son stade El Monumental des calbidos (assemblées participatives). L’objectif ? Faire débattre les Chiliens pour qu’ils émettent des doléances et préfigurer une assemblée constituante – une des revendications principales des manifestants.

 

Dans le cadre de l’état d’urgence, le championnat professionnel chilien a été suspendu dès le 19 octobre par l’Association nationale de football professionnel (ANFP). Dans l’intérêt du gouvernement comme de celui des actionnaires des clubs, l’ANFP a toutefois rapidement appelé à la reprise des matchs. C’est que les autorités du football et le pouvoir politique sont intimement liés au Chili. Sebastián Piñera a en effet été l’instigateur en 2005 d’une loi dite sur les « société anonymes sportives », qui a favorisé la libéralisation du football chilien. Par ailleurs, jusqu’en 2010, Piñera a été le premier actionnaire du Colo-Colo, transformant le club le plus apprécié du Chili en tremplin pour sa première accession à la fonction présidentielle, en janvier de la même année.

 

Dès le 4 novembre, le capitaine du Colo-Colo Esteban Paredes a expliqué sur Radio Cooperativa : « Le gouvernement et l’ANFP veulent relancer le football pour calmer les gens. […] Mais nous serons toujours du côté des gens, car nous, les footballeurs, nous venons aussi de familles qui souffrent. » « Ils veulent nous épuiser, nous abrutir, nous aliéner et que nous oubliions la lutte », ont dénoncé pour leur part les supporters du club, tandis que les aficionados manifestaient dans la rue, avec pour mot d’ordre : « Pas de football sans justice ».

 

l’ANFP a organisé une journée de championnat le 22 novembre. Mais pour le premier match du matin, opposant l’Unión La Calera au Deportes Iquique, la mairie de La Calera a refusé de prêter son stade en soutien au mouvement et, pour la photo d’avant-match, les joueurs ont posé la main sur l’œil gauche en hommage aux centaines de mutilés par la police.

Face à ce cuisant échec, et au grand dam du pouvoir en place, l’ANFP a annoncé le 29 novembre dernier l’annulation pure et simple de la saison 2019-2020. Une suspension qui siffle la fin de la partie pour l’engagement des supporters ? Le 6 décembre, pour le cinquantième jour de protestation contre Piñera, la Garra Blanca a de nouveau appelé à manifester en clamant : « Rien n’a changé, nous ne sommes toujours pas entendus. Tous dans la rue ! »

 

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/231219/au-chili-footballeurs-et-supporters-sont-acteurs-de-l-opposition-sebastian-pinera?utm_source=20191223&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20191223&M_BT=135393249294

 

 

Edited by lô le gunners

Share this post


Link to post
Share on other sites

×
×
  • Create New...

Important Information

By using this site, you agree to our We have placed cookies on your device to help make this website better. You can adjust your cookie settings, otherwise we'll assume you're okay to continue..