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Football leaks

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Au terme d’une enquête lancée à la suite de son contrôle positif, Sergio Ramos a finalement été blanchi par l’UEFA. Aucune mesure disciplinaire n’a été prononcée contre le médecin du Real Madrid, malgré une erreur de déclaration. La star espagnole n’a également subi aucune sanction dans une deuxième affaire, à la suite d’un match de championnat en avril 2018, alors qu’il est allé prendre une douche avant un contrôle antidopage, en violation du règlement.

 

Retour en Suisse, au siège de l’UEFA. Le 7 juillet 2017, deux jours après avoir reçu les résultats du contrôle positif de Ramos, Caroline Thom, responsable antidopage à la fédération européenne, écrit au joueur pour lui demander des explications.

La réponse arrive le 10 juillet. Elle ne fait que cinq lignes. Ramos explique avoir reçu la veille du match « un traitement contre la douleur pour mon épaule et mon genou ». Pour les détails, tout se trouve dans un « rapport médical » préparé par Mikel Aramberri, l’un des médecins du Real. « J’espère que cela clarifie complètement la situation », conclut Sergio Ramos. 

Les règles de l’AMA concernant l’utilisation de la dexaméthasone sont claires. La substance peut être utilisée par voie intra-articulaire en dehors des compétitions (c’est-à-dire plus de 24 heures avant le match), mais le traitement doit être mentionné lors du contrôle antidopage.

 

l'uefa  a décidé de « classer l’affaire sans engager de procédure disciplinaire », avec ce conseil à Ramos : « À l’avenir, nous vous demandons, ainsi qu’à votre médecin, de prendre les plus grandes précautions lorsque vous remplissez un formulaire de contrôle antidopage, en particulier lorsque vous déclarez un traitement. »

https://www.mediapart.fr/journal/international/231118/dopage-les-controles-suspects-de-sergio-ramos?utm_source=20181123&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181123&M_BT=135393249294

 

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Face aux policiers, le patron de l’AS Monaco oppose plus de 500 fois le droit au silence

 

face aux 578 questions posées par les enquêteurs : « Je fais valoir mon droit au silence. »

Le 6 novembre, son domicile – un luxueux appartement de 1 000 m2 avec salle home-cinéma, hammam, sauna, et salle de sport – a été perquisitionné. Les enquêteurs y ont trouvé son passeport chypriote, des badges de ses chalets à Gstaad, trois pistolets de tirs sportifs, un ordinateur et quatre disques durs dans une cave. Mais Rybolovlev ne sait pas d'où sort le matériel informatique : « Je ne sais pas à qui ils appartiennent et ne savais même pas l'existence de la cave. Je ne sais pas qui a pu stocker ces objets. »

 

Tetiana Bersheda, avocate de M. Rybolovlev, qui cumule aussi les fonctions d’administratrice de l’ASM ou de Monaco Sport Investment (MSI), la société à travers laquelle l'oligarque contrôle le club, est restée tout aussi silencieuse lors de son audition par les enquêteurs.

Elle aussi a opposé son droit au silence aux nombreuses questions qui lui ont été posées (590), portant en partie sur ses liens avec plusieurs autorités du pays.

 

l’ex-ministre s’est étonné du fait que l’ancien chef de la police Régis Asso, en fonction jusqu’en février 2016, ait accepté, au début de l'enquête Bouvier, de participer à un dîner au domicile de Dimitri Rybolovlev en compagnie de Tetiana Bersheda, et ait reçu un cadeau anniversaire de leur part quelques semaines plus tard.

« Aujourd'hui, comment qualifiez-vous le fait pour une personne exerçant les fonctions telles que celles qu'exerçait alors M. Asso de recevoir des cadeaux de la part d'un plaignant ? » ont relancé les enquêteurs. Réponse de l’ex-ministre : « C'est plus que surprenant. »

le 16 mars 2015, le policier jure même « fidélité » à Rybolovlev. Plus de trois ans plus tard, Asso plaide la maladresse face aux enquêteurs : « Là, c’est un problème de vocabulaire. Fidélité est un mot que j’emploie souvent dans mes messages. Je voulais simplement être poli. » Il assure aussi n'avoir donné aucune instruction particulière à ses services dans le traitement de l'enquête Bouvier

 

Yves Bouvier et sa complice présumée Tania Rappo sont placés en garde à vue le 25 février 2015, un mois et demi après le dépôt de la plainte les visant, et inculpés. Peu après la fin des gardes à vue, Mme Bersheda écrit à Fusari : « Merci pour votre excellent travail, bon week-end, amitiés, Tetiana. » Le policier répond : « Merci ! Bon ski (peut-être) À bientôt. »Les enquêteurs s'interrogent à haute voix :« Est-il normal que l'avocat de la partie civile adresse ses félicitations et s'autorise à commenter la qualité du travail d'un policier,  juste après les inculpations des deux suspects ?

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/301118/face-aux-policiers-le-patron-de-l-monaco-oppose-plus-de-500-fois-le-droit-au-silence?page_article=3

 

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À la suite des révélations de la première saison des Football Leaks en décembre 2016, sur son montage offshore au Luxembourg, Luka Modrić a été condamné en janvier dernier en Espagne à huit mois de prison avec sursis et 1,4 million d’euros d’amende pour fraude fiscale. Le nouveau Ballon d’or a aussi été épaulé pendant toute sa carrière par des agents peu scrupuleux, dont l’un est au cœur d’une affaire d’État en Croatie, ce qui a valu à Modrić des poursuites pour parjure.

 

Zdravko Mamić cumulait les casquettes de président du club et d’agent de joueurs, ce qui a permis à son clan d’accaparer, via des sociétés offshore, la moitié des revenus de transferts qui auraient dû aboutir dans les caisses du Dinamo. Un système bien rodé, utilisé notamment en 2008 lors du transfert de Luka Modrić vers le club anglais de Tottenham.

Le milieu de terrain croate a été directement complice de la magouille. Sur les 21 millions payés par Tottenham au Dinamo, 9,19 millions ont été virés sur le compte bancaire de Modrić, lequel a reversé 7,14 millions à Mamić et sa famille. La destination finale des 2 millions restants demeure inconnue.

 

L’argent destiné au clan Mamić transitait par une discrète société suisse nommée Rasport Management. Elle a touché l’argent détourné des caisses du Dinamo sur plusieurs autres transferts, dont celui d’Eduardo à Arsenal ou de Dejan Lovren à l’Olympique lyonnais.

 

L’affaire aurait pu tourner vinaigre pour Modrić, puisqu’il a accepté que l’argent détourné transite par son compte en banque. On ignore s’il a passé un accord avec le procureur croate pour échapper aux poursuites en échange de sa coopération. En tout cas, il n’a pas été mis en examen et il a chargé Zdravko Mamić lors de sa première déposition devant les enquêteurs.

 

Mais surprise : lors du procès, Modrić et l’un de ses coéquipiers de l’époque au Dinamo, Dejan Lovren, ont changé de version et défendu Mamić à la barre. Résultat : Modrić et Lovren ont été poursuivis pour parjure, un délit passible de cinq ans de prison en Croatie. Mais ils ont réussi à faire annuler leur mise en examen par la Cour suprême la semaine dernière.

Le revirement de Modrić peut se comprendre, vu la réputation de son ex-agent Zdravko Mamić. En juillet 2016, le procureur général croate a été placé sous protection policière maximale (il l’est toujours aujourd’hui) à la suite de soupçons selon lesquels un contrat avait été placé sur sa tête. La presse croate a indiqué que Mamić aurait été impliqué dans ce projet d’assassinat, ce que l’intéressé a formellement démenti lors d’une conférence de presse.

 

À peine arrivé à Madrid, Modrić a entrepris d’échapper en partie à l’impôt, avec la complicité du Real. Comme nous l’avons révélé fin 2016 lors de la saison 1 des Football Leaks, le club lui versait en effet 15 % de son salaire sous forme de droits à l’image, via une société au Luxembourg baptisée Ivano – le nom du fils de Luka Modrić. Cette coquille offshore encaissait aussi les confortables revenus publicitaires du milieu de terrain croate, dont ceux de son contrat avec Nike.

 

À la suite de nos révélations, Luka Modrić a été poursuivi pour fraude fiscale en Espagne et a finalement conclu une transaction pénale avec le procureur : en janvier 2018, il a accepté une condamnation à huit mois de prison avec sursis et 1,4 million d’euros d’amende.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/031218/luka-modric-ballon-d-or-offshore-lie-une-mafia-croate-du-foot?page_article=2

 

 

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Il y a 2 heures, lô le gunners a dit :

 

C'est pas qu'on ne se doutait pas de toute cette m****, mais on préférait ne pas la voir. Vu l'argent brassé dans le foot, rien d'étonnant que ça finisse en dérives financiaro-mafieuses.

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Nos documents ont démontré que Right to Dream est en réalité un satellite de Manchester City, qui finance l’académie via une société offshore du propriétaire aux îles Vierges britanniques. En échange, le club anglais a l’exclusivité sur le recrutement des élèves.

L’objectif est double. Assurer à City une « domination quasi totale » sur les joueurs mineurs en Afrique de l’Ouest. Et faire de l’argent avec les jeunes qui n’ont pas le niveau pour intégrer le club. Manchester City n’hésite pas à comparer ces gamins à de la « gestion d’actifs » qui s’est révélée « bénéficiaire ».

 

les jeunes les plus talentueux atterrissent soit à City, qui les prête immédiatement pour les aguerrir, soit dans le club danois FC Nordsjælland, appartenant au propriétaire de l’académie Tom Vernon. Tout est fait pour garder les enfants sous contrôle.

Suite à nos premières révélations, les journaux Politiken (Danemark) et VG (Norvège), partenaires de Mediapart dans l’opération Football Leaks et au sein du réseau de médias EIC, ont pu recueillir quatre témoignages concordants d’anciens élèves de Right to Dream. Ils disent avoir été battus, giflés, forcés de courir au milieu de la nuit ou de s’agenouiller en plein soleil en guise de punition. Ils dénoncent aussi les « pressions psychologiques » et la façon dont l’académie leur a dicté leur carrière.

 

La vie des jeunes garçons, recrutés dans toute l’Afrique de l’Ouest (Ghana, Côte d’Ivoire, Nigeria…), était réglée comme du papier à musique : lever à 5 h 30, entraînement de football, cours à école, puis nouvel entraînement avant le dîner. Le samedi était jour de match. Le dimanche était libre, mais les élèves le passaient généralement à faire leurs devoirs.

 

Les enfants étaient confrontés à une réalité très différente de celle décrite par Tom Vernon. Un système basé sur la peur et les punitions, dit Collins Tanor. « J’ai été puni plusieurs fois. Tout le monde a eu sa part, quoi qu’il fasse. J’en ai peut-être eu un peu moins que les autres, mais j’ai eu ma part. »

Il se souvient d’un jour où les enfants avaient perdu un ballon de foot. Ils l’ont cherché dans la brousse et sont arrivés en retard à l’école. « Nous avons été alignés et battus physiquement pour notre retard. Cela s’est passé dans les premières années. » Une autre fois, lorsque certains garçons sont arrivés en retard, tous les élèves ont été punis : ils ont reçu moins de nourriture que d’ordinaire pendant plusieurs jours.

 

Une autre punition consistait à réveiller les garçons avec des cannes au milieu de la nuit. « Ils nous ont fait grimper des collines, puis nous sommes revenus et sommes allés directement au lit avec les mêmes vêtements. Puis ils nous ont réveillés le matin et nous avons dû suivre le programme normal. Nous ne savions jamais quand ils nous réveilleraient au milieu de la nuit. Les anciens élèves plus âgés, qui travaillaient à l’académie, étaient chargés de nous punir. »

Il pense que la punition collective était considérée comme un outil éducatif. « Je suppose que c’est inspiré des camps militaires. C’était pour nous apprendre à travailler ensemble : si quelqu’un faisait une erreur, cela affectait toute l’équipe. »

Une autre punition consistait à forcer les élèves à se mettre à genoux sous le soleil brûlant, la tête inclinée : « On l’appelait “l’agenouillement”. Cela pouvait durer une, deux ou trois heures. » 

 

Selon Collins, les garçons risquaient la punition à la moindre incartade. « C’était pour des choses anodines, que n’importe quel garçon pourrait faire : laisser tomber quelque chose, perdre un ballon de football, ne pas faire un effort demandé et être perçu comme un paresseux. »

 

D’autres garçons formés à l’académie confirment le recours aux châtiments corporels. L’un d’eux, Kamal Sowah, affirme que les punitions étaient fréquentes et se souvient avoir été frappé par Harry Adekpui.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/091218/des-enfants-de-l-academie-africaine-de-manchester-city-chaties-et-maltraites?page_article=3

 

 

 

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Il y a 2 heures, Mikeb a dit :

A gerber! Pourquoi la FIFA ne met pas son nez la dedans? C'est de l'esclavage ni plus ni moins.

 

Trop d'argent en jeu, la peur aussi que tout ça soit dévoilé et parce que City est à mon avis loin d'être le seul "grand club" dans le cas...

Peut-être pas à cet extrême, mais quand même...

 

Je crois qu'on a déjà eu des témoigngages concernant des clubs italiens il y a de ça quelques années...

EDIT :

 

A noter que la PL a ouvert une enquête en lien avec le sujet : https://www.rtbf.be/sport/football/etranger/angleterre/detail_apres-l-uefa-la-premier-league-va-aussi-enqueter-sur-les-finances-de-mancity

Edited by Niccis

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Et puis la fifa qui vient de valider une coupe du monde au qatar, passe la même coupe du monde à 48 nations, créé une coupe du monde des clubs pendant l'intersaison, peut on vraiment se demander pourquoi elle ne met P1s son nez là dedans? En vérité on sait tous que c'est le genre d'institution ultra corrompue, c'est juste que peu à peu, grâce à la multiplication des informations, on voit directement toute la m**** qui gravite autour du foot. 

La question est: arrivera  t-il un moment où certaines institutions qui ont du pouvoir médiatique boycoteront politiquement tout ça? Et quelle sera notre limite à nous? Parce que soyons honnêtes, ce sont les spectateurs/fans de foot qui auront la plus grande influence. Sans public le foot business ne sera plus rien. 

 

Mais difficile d'abandonner une passion comme il est difficile de changer son mode de vie et de consommation alors que cela devient vital aujourd'hui.

 

Perso, je crois le faire petit à petit. Mais j'ai d'autres choses que le foot dans la vie. Certains ont des vies tellement galères que c'est presque tout ce qui leur reste et les motive.

 

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Un footballeur est-il un salarié comme un autre ? C’est la question que pose l’attaquant Anatole Ngamukol, mis à l’écart par le Stade de Reims et qui a porté plainte contre son ancien club. Une première dans le monde du football, et qui n’est pas anecdotique : l’UNFP, le syndicat des joueurs professionnels de football, a décidé de se porter aux côtés du joueur dans le dossier au motif que le « football est un no man’s land juridique : ça ne peut plus durer ».

 

La situation de départ peut pourtant paraître banale à tous les amateurs de football. Anatole Ngamukol, ancien joueur du Red Star, signe à Reims en 2016. Il participe à 26 matchs et à l’accession du club en Ligue 1.

Seulement, le club ne compte plus sur lui pour la saison 2018-2019, et lui fait comprendre qu’il doit s’en aller. « Le président de Reims, Jean-Pierre Caillot, m’a annoncé en mai que je ne jouerai aucun match, aucune minute, et m’a demandé d’aller voir ailleurs », explique le joueur, aussi combatif sur le terrain qu’en dehors.

Le club champenois va alors faire ce que nombre de clubs ont pris l’habitude de faire depuis des années. Dès le 27 juin, elle demande à Anatole Ngamukol de ne plus s’entraîner avec le groupe professionnel. Dans le milieu, on appelle ces joueurs bannis « les lofteurs » : ils sont contraints de faire entraînement à part.

 

En clair, les clubs cherchent à dégoûter les joueurs de rester. Par le passé, le syndicat des joueurs s’est déjà mobilisé contre cette façon de faire, et a obtenu à plusieurs reprises que soit réécrit l’article 507 de la convention collective. « À la base, explique Philippe Piat, président de l’UNFP, l’article 507 est fait pour qu’un entraîneur, qui a 40 joueurs sous contrat, puisse de manière temporaire dispatcher une partie de son effectif dans un deuxième groupe. Le problème est que le texte est à chaque fois dévoyé. Alors que l’article 507 ne doit pas pouvoir servir à mettre à l’écart, à sanctionner. »

Selon cet article, en effet, la mise à l’écart « ne doit en aucun cas se prolonger de manière régulière, permanente et définitive s’apparentant à une mise à l’écart du joueur contraire à l’esprit du texte et du contrat de travail du footballeur professionnel ».

 

Une trentaine de joueurs seraient actuellement concernés. « Mais généralement, ils s’en satisfont. Ils préfèrent ne rien dire et attendre. Quand la Ligue est saisie, elle intervient, elle demande, certes, aux clubs de réintégrer les joueurs. Mais les amendes sont si faibles que les clubs s’en fichent. »

Pour Philippe Piat, la situation relève du harcèlement : « C’est comme si une entreprise mettait une secrétaire dans un bureau toute seule, à faire des mots croisés. Cela relève du harcèlement, et c’est fait pour réprimer la désobéissance d’un joueur qui ne veut pas, selon les cas, soit s’en aller, soit prolonger son contrat. […] Les clubs n’en ont rien à faire des contrats de travail : les joueurs sont seulement considérés comme des actifs financiers. On maltraite des joueurs qui veulent simplement respecter leur contrat de travail. »

 

Me Delphine Meillet, l’avocate du joueur, abonde : « Ce sont des comportement qui sortent du cadre légal. Ils se sentent protégés par le milieu du football dans lequel ça ne se fait pas de saisir la justice. On lave son linge sale en famille. [...] Mais là, ça suffit, les arrangements de circonstance ! Le foot est un no man’s land juridique. Tout le monde s’en accommode, y compris les politiques. Pour une fois qu’un joueur a le courage d’aller au bout, on est à ses côtés. D’autant qu’il fait face à la perfidie d’un club qui, pour échapper à ses obligations, a entamé une procédure de licenciement sur un faux motif, et en chargeant la barque. »

 

Jusqu’au-boutiste, Ngamukol ? Quand le Stade de Reims, contacté par le syndicat des joueurs, lui a finalement proposé de lui payer les mois de salaire lui restant jusqu’à la fin de son contrat et de le libérer, le joueur a refusé et en a fait une question de principe : « Il ne veut pas d’un compromis. Il veut que la justice passe », explique son avocate.

 

Dans une première décision, la Ligue a entériné le 6 novembre la rupture du contrat. À la suite de l’appel interjeté par Anatole Ngamukol, le litige opposant le joueur au Stade de Reims sera maintenant examiné par la commission paritaire d’appel de la LFP en début d’année 2019. Quant à la Fédération française de football, elle explique que c’est à la Ligue de gérer la situation.

Mais comme les Football Leaks 1 et 2 l’ont démontré, que l’on parle d’évasion fiscale, de transferts irréguliers, de mineurs illégalement recrutés, de joueurs dopés ou fichés selon leur ethnie supposée, il en faut beaucoup pour émouvoir les instances du football.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/261218/ngamukol-un-footballeur-banni-qui-fait-valoir-ses-droits?utm_source=20181226&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181226&M_BT=135393249294

 

 

 

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j'ai travaillé pendant mon master sur les football leaks justement, l'article sur la super ligue montre à quel point ce n'est plus du sport mais juste du business. Faudrait que je m'interesse aux autres articles

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Le 24/03/2019 à 14:04, lô le gunners a dit :

Un footballeur est-il un salarié comme un autre ? C’est la question que pose l’attaquant Anatole Ngamukol, mis à l’écart par le Stade de Reims et qui a porté plainte contre son ancien club. Une première dans le monde du football, et qui n’est pas anecdotique : l’UNFP, le syndicat des joueurs professionnels de football, a décidé de se porter aux côtés du joueur dans le dossier au motif que le « football est un no man’s land juridique : ça ne peut plus durer ».

 

La situation de départ peut pourtant paraître banale à tous les amateurs de football. Anatole Ngamukol, ancien joueur du Red Star, signe à Reims en 2016. Il participe à 26 matchs et à l’accession du club en Ligue 1.

Seulement, le club ne compte plus sur lui pour la saison 2018-2019, et lui fait comprendre qu’il doit s’en aller. « Le président de Reims, Jean-Pierre Caillot, m’a annoncé en mai que je ne jouerai aucun match, aucune minute, et m’a demandé d’aller voir ailleurs », explique le joueur, aussi combatif sur le terrain qu’en dehors.

Le club champenois va alors faire ce que nombre de clubs ont pris l’habitude de faire depuis des années. Dès le 27 juin, elle demande à Anatole Ngamukol de ne plus s’entraîner avec le groupe professionnel. Dans le milieu, on appelle ces joueurs bannis « les lofteurs » : ils sont contraints de faire entraînement à part.

 

En clair, les clubs cherchent à dégoûter les joueurs de rester. Par le passé, le syndicat des joueurs s’est déjà mobilisé contre cette façon de faire, et a obtenu à plusieurs reprises que soit réécrit l’article 507 de la convention collective. « À la base, explique Philippe Piat, président de l’UNFP, l’article 507 est fait pour qu’un entraîneur, qui a 40 joueurs sous contrat, puisse de manière temporaire dispatcher une partie de son effectif dans un deuxième groupe. Le problème est que le texte est à chaque fois dévoyé. Alors que l’article 507 ne doit pas pouvoir servir à mettre à l’écart, à sanctionner. »

Selon cet article, en effet, la mise à l’écart « ne doit en aucun cas se prolonger de manière régulière, permanente et définitive s’apparentant à une mise à l’écart du joueur contraire à l’esprit du texte et du contrat de travail du footballeur professionnel ».

 

Une trentaine de joueurs seraient actuellement concernés. « Mais généralement, ils s’en satisfont. Ils préfèrent ne rien dire et attendre. Quand la Ligue est saisie, elle intervient, elle demande, certes, aux clubs de réintégrer les joueurs. Mais les amendes sont si faibles que les clubs s’en fichent. »

Pour Philippe Piat, la situation relève du harcèlement : « C’est comme si une entreprise mettait une secrétaire dans un bureau toute seule, à faire des mots croisés. Cela relève du harcèlement, et c’est fait pour réprimer la désobéissance d’un joueur qui ne veut pas, selon les cas, soit s’en aller, soit prolonger son contrat. […] Les clubs n’en ont rien à faire des contrats de travail : les joueurs sont seulement considérés comme des actifs financiers. On maltraite des joueurs qui veulent simplement respecter leur contrat de travail. »

 

Me Delphine Meillet, l’avocate du joueur, abonde : « Ce sont des comportement qui sortent du cadre légal. Ils se sentent protégés par le milieu du football dans lequel ça ne se fait pas de saisir la justice. On lave son linge sale en famille. [...] Mais là, ça suffit, les arrangements de circonstance ! Le foot est un no man’s land juridique. Tout le monde s’en accommode, y compris les politiques. Pour une fois qu’un joueur a le courage d’aller au bout, on est à ses côtés. D’autant qu’il fait face à la perfidie d’un club qui, pour échapper à ses obligations, a entamé une procédure de licenciement sur un faux motif, et en chargeant la barque. »

 

Jusqu’au-boutiste, Ngamukol ? Quand le Stade de Reims, contacté par le syndicat des joueurs, lui a finalement proposé de lui payer les mois de salaire lui restant jusqu’à la fin de son contrat et de le libérer, le joueur a refusé et en a fait une question de principe : « Il ne veut pas d’un compromis. Il veut que la justice passe », explique son avocate.

 

Dans une première décision, la Ligue a entériné le 6 novembre la rupture du contrat. À la suite de l’appel interjeté par Anatole Ngamukol, le litige opposant le joueur au Stade de Reims sera maintenant examiné par la commission paritaire d’appel de la LFP en début d’année 2019. Quant à la Fédération française de football, elle explique que c’est à la Ligue de gérer la situation.

Mais comme les Football Leaks 1 et 2 l’ont démontré, que l’on parle d’évasion fiscale, de transferts irréguliers, de mineurs illégalement recrutés, de joueurs dopés ou fichés selon leur ethnie supposée, il en faut beaucoup pour émouvoir les instances du football.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/261218/ngamukol-un-footballeur-banni-qui-fait-valoir-ses-droits?utm_source=20181226&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181226&M_BT=135393249294

 

 

 

 

Il a pas tord mais je vois pas comment une loi peut changer ça. Ça va juste pousser à plus d hypocrisie et on appellera ça autrement. Après c'est un peu dans les deux sens quand un joueur veut partir, il dégoûte son employeur pour le forcer à céder. 

 

il y a une heure, Ash a dit :

j'ai travaillé pendant mon master sur les football leaks justement, l'article sur la super ligue montre à quel point ce n'est plus du sport mais juste du business. Faudrait que je m'interesse aux autres articles

 

Ah c est intéressant, tu fais quoi comme étude ? Et si tu pouvais partager un peu des éléments intéressant.

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Il y a 22 heures, Sheldon a dit :

Ah c est intéressant, tu fais quoi comme étude ? Et si tu pouvais partager un peu des éléments intéressant.

 

Management du sport.

Pendant nos recherches on a surtout utilisé le papier de Mediapart d'une 30aine de pages qui est vraiment très cool et que tu ne retrouves pas du tout ailleurs, @lô le gunners l'a d'ailleurs posté déjà. Après tout l'article mérite d'être lu honnêtement. 

J'aurai des infos plus intéressantes bientôt normalement 

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Il y a 2 heures, Ash a dit :

 

Management du sport.

Pendant nos recherches on a surtout utilisé le papier de Mediapart d'une 30aine de pages qui est vraiment très cool et que tu ne retrouves pas du tout ailleurs, @lô le gunners l'a d'ailleurs posté déjà. Après tout l'article mérite d'être lu honnêtement. 

J'aurai des infos plus intéressantes bientôt normalement 

 

Ben j irai voir quand j ai un peu de temps. D'accord je lirai ça avec plaisir :D

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pas wiki leaks cette fois mais une étude sur Les footballeurs expatriés dans le monde

Les quatre principales nationalités sont étudiées en détail. Les Brésiliens constituent la seule main-d’œuvre véritablement mondiali­sée, alors que les Argentins sont dominants sur le marché américain. En Europe, les joueurs français sont très demandés, surtout dans les pays limitrophes, de même que les Serbes un peu plus à l’est. Au final, cette géographie montre que la planète football est toujours en expansion.
https://journals.openedition.org/gc/6103

 

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Rui Pinto, un citoyen portugais de 30 ans lié au projet Football Leaks, a été arrêté mercredi soir à Budapest par la police hongroise sur la base d’un mandat d’arrêt européen émis par la justice portugaise, ont annoncé les autorités judiciaires des deux pays.

 

« C’est un jeune Portugais amoureux du football qui, parce que écœuré par les pratiques dont il a progressivement eu connaissance, a décidé de révéler au monde l’ampleur des pratiques criminelles qui non seulement affectent la communauté des acteurs du football mais en endommagent gravement l’image », indique Me Bourdon dans son communiqué.

Les deux avocats de Rui Pinto dénoncent « l’incroyable paradoxe qui résulte de la tentative de criminalisation de leur client alors que, du fait de son geste citoyen et de ses révélations, il a permis aux nombreuses autorités judiciaires européennes une accélération historique dans la connaissance des pratiques criminelles du monde du football ».

 

Rui Pinto, le lanceur d’alerte portugais lié aux Football Leaks , collaborait, avant son arrestation, avec le parquet national financier (PNF) français, qui a ouvert en décembre 2016 une enquête pour « blanchiment de fraudes fiscales aggravées » à la suite des premières révélations issues des documents Football Leaks publiés par Mediapart et ses partenaires du réseau European Investigative Collaborations (EIC).

 

L’enquête du PNF avait notamment été ouverte au sujet du joueur du PSG Angel Di Maria (finalement innocenté, car il a fraudé le fisc en Espagne mais pas en France), son ex-coéquipier Javier Pastore, ainsi que le joueur argentin Lucho Gonzalez, qui a été payé par Adidas au Panamá lorsqu’il jouait à l’Olympique de Marseille.

 

La bataille judiciaire est lancée. La coopération engagée par Rui Pinto avec le PNF français et son souhait de répondre favorablement à la demande du procureur suisse seront un atout pour ce citoyen portugais âgé de 30 ans. Le fait que deux pays comptent sur les informations qu’il a contribué à révéler pour mener leurs propres enquêtes démontre en effet l’intérêt public des révélations Football Leaks.

Les avocats français et portugais de Rui Pinto estiment qu’il est un « lanceur d’alerte », que la justice portugaise tente de « criminaliser » malgré le fait qu’il a contribué à « révéler au monde l’ampleur des pratiques criminelles ». Rui Pinto « répond à l’ensemble des critères de protection des lanceurs d’alerte tel que résultant des dernières dispositions du droit européen », ont-ils ajouté jeudi dans un communiqué.

 

« Ces leaks ont servi de base à des enquêtes menées par de grands médias internationaux, poursuit le communiqué de The Signals Network. Aucun des articles publiés n’a fait l’objet de plaintes en diffamation [...]. Les révélations issues des Football Leaks ont déclenché des enquêtes judiciaires […] en France, en Suisse, en Espagne et même aux États-Unis. Pour toutes ces raisons, Rui Pinto mérite d’être soutenu par tous ceux qui défendent la liberté de la presse et le journalisme d’investigation. »

 

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/170119/un-lanceur-d-alerte-lie-aux-football-leaks-arrete-en-hongrie?utm_source=20190117&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190117&M_BT=135393249294

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/180119/football-leaks-le-lanceur-d-alerte-arrete-collaborait-avec-la-justice-francaise?utm_source=20190118&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190118&M_BT=135393249294

 

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Voilà une décision qui n’empêchera pas les dirigeants du PSG de dormir. Un peu plus de deux mois après que nous avons révélé que le club parisien avait opéré pendant au moins cinq ans, de façon illégale, un fichage ethnique des jeunes joueurs qu’il songeait à recruter, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a décidé mardi 22 janvier 2019 d’infliger au club parisien une amende de 100 000 euros. Soit 0,02 % de son budget annuel. Ou encore l'équivalent d'une simple journée de salaire de leur attaquant brésilien, Neymar Junior.

Trois membres du centre de formation écopent également d’une amende, avec sursis (5 000 euros pour Marc Westerloppe et Pierre Reynaud ; 10 000 euros pour Bertrand Reuzeau).

 

En dépit de toutes ces révélations mettant gravement en cause le club et ses principaux dirigeants, le PSG n’a pas attaqué Mediapart en diffamation. Il a à peine contesté les faits, se contentant de briller dans l’art du lobbying souterrain et de l’esquive publique.

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/230119/fichage-ethnique-la-ligue-sermonne-peine-le-psg?utm_source=20190123&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190123&M_BT=135393249294

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Cristiano Ronaldo avait pourtant juré qu’il n’avait jamais eu l’intention de frauder le fisc. « Il y a beaucoup d’innocents en prison. Et moi, je me sens un peu comme ça », déclarait-il. S’il a finalement accepté de plaider coupable, c’est uniquement grâce aux enquêtes basées sur les documents Football Leaks, publiées en décembre 2016 par Mediapart et ses partenaires du réseau EIC, qui ont démontré que Ronaldo a planqué 150 millions d’euros dans des paradis fiscaux exotiques

 

La fraude de Ronaldo portait sur ses droits à l’image, c’est-à-dire les millions que lui versaient ses sponsors. Cet argent atterrissait dans les caisses de Tollin, une société-écran immatriculée aux îles Vierges britanniques. Le système a été conçu par les équipes du super-agent Jorge Mendes, qui en a fait bénéficier nombre de ses poulains, dont José Mourinho, Angel Di Maria et Ricardo Carvalho. La plupart ont eux aussi dû plaider coupables pour fraude fiscale suite aux révélations des Football Leaks.

 

Ronaldo semble K.O. Mais ses conseillers renversent la situation grâce à un document clé : le contrat signé en 2008 entre le joueur et Tollin prévoit que la société encaisse l’argent versé par les sponsors, mais ne les reversera personnellement à Ronaldo qu’en 2014. Selon ses avocats, il serait donc normal que le quintuple Ballon d’or ait attendu 2014 pour déclarer ces revenus. Il n’y a donc, selon eux, pas d’intention de frauder.

Sauf que ce contrat a été antidaté de six ans. Il a en réalité été signé fin 2014 ou début 2015. En clair, il s’agit d’un faux document manifestement destiné à tromper le fisc.

 

Après trois ans de bataille contre le fisc et la justice, l’équipe Ronaldo a donc gagné. L’attaquant vedette s’en sort avec 18,8 millions d’euros d’amende, une peine tout à fait supportable pour l’un des trois footballeurs les plus riches de la planète, dont le patrimoine dépasse les 200 millions d’euros. Surtout, Cristiano Ronaldo n’ira pas en prison. Le spectacle peut continuer.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/220119/fraude-fiscale-ronaldo-reconnu-coupable-ecope-d-une-peine-clemente?utm_source=20190122&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190122&M_BT=135393249294

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« Manifester et aller au stade relèvent des mêmes libertés fondamentales »

Dans les faits, le préfet est très libre dans l’interprétation. On constate que même si un supporter ne fait l’objet d’aucune interdiction judiciaire (classement sans suite, relaxe), les préfets se permettent de prononcer des interdictions administratives. C’est intellectuellement choquant.

 

la loi anti-casseurs revendique l’interdiction administrative de stade comme source d’inspiration. Le juge pénal peut déjà prononcer des interdictions judiciaires de manifester (code de la sécurité intérieure). La nouveauté avec la loi anti-casseurs, si elle est votée en l’état, c’est qu’elle permettra au préfet de prononcer des interdictions administratives de manifester, se voulant préventives, sur le même modèle que les interdictions administratives de stade. Là non plus, ce n’est pas une décision de justice prise après un procès, mais un acte administratif. Il existe néanmoins une nuance importante avec les interdictions administratives de stade : le texte actuel de l’interdiction administrative de manifester introduit davantage de garde-fous. Par exemple, le préfet ne pourra se fonder sur un comportement violent du manifestant. Il devra apporter des preuves. L’interdiction administrative de manifester, au-delà de savoir si elle le sera suffisamment, sera mieux encadrée que celle de stade.

 

L’interdiction administrative de stade comme celle de manifester est « physiquement » extrêmement contraignante. Elle oblige à « pointer » au commissariat, avec les difficultés que cela impose lorsque cet événement entre en confrontation avec des obligations professionnelles, familiales ou sociales. Partir en congés ou passer du temps avec ses enfants devient une organisation complexe.

Prenons l’exemple d’un supporter du PSG (club français jouant, en moyenne, le plus de rencontres) : il doit se rendre au commissariat pour pointer à chaque match de son club, mais aussi, généralement, pour les matchs de l’équipe de France ; au total, cela représente 70 matchs par an, donc 70 « pointages » au commissariat (plus d’une fois par semaine). Certains préfets sont par ailleurs particulièrement déterminés. Le préfet de la Loire-Atlantique a ainsi interdit à un supporter de partir en vacances à l’étranger alors qu’il fournissait billets d’avion, réservations d’hôtel et proposait d’appeler le commissariat depuis une ligne de téléphone locale pour prouver qu’il n’était pas au match. Le préfet a répondu que cette dispense de « pointage » amoindrirait sa sanction… alors que l’interdiction administrative n’est pas une sanction (mais de la prévention) et que le pointage n’est pas non plus une sanction (mais un moyen de vérifier que l’interdiction n’est pas méconnue).

[...] Vous pouvez avoir un casier judiciaire vierge et être recalé de la fonction publique en raison d’une interdiction administrative de stade, alors même qu’aucun juge pénal ne vous a reconnu coupable

[...] Surtout, il faut rappeler que nous sommes le seul pays d’Europe à prononcer autant de mesures restrictives de libertés alors même que le nombre d’incidents en marge des rencontres est dérisoire. Nous avons sept ou huit fois moins d’interdits de stade en France qu’en Allemagne, parce que les débordements sont beaucoup moins nombreux et beaucoup moins graves chez nous. L’année dernière, il y a eu en France 896 interpellations autour des stades pour 11 ou 12 millions de supporters présents dans les stades. Le ratio est ridiculement faible. Sur ces près de 900 interpellations, moins de 30 % concernaient des violences. Pour le reste, il s’agit de l’allumage de fumigènes, de la consommation (simple) de cannabis, d’état d’ébriété manifeste ou de la revente de billets illégaux. Le hooliganisme a quasiment disparu en France depuis les incidents de 2010 à Paris.

 

ur les contentieux que j’ai eu à gérer personnellement, plus de 90 % des interdictions administratives de stade ont été annulées. Problème : le temps de la justice n’est pas celui des libertés. Il faut compter entre deux et trois ans de procédure. En général, les interdictions administratives ont déjà été purgées en intégralité lorsque la décision tombe.

Quant aux interdictions collectives de déplacement, nos recours sont souvent rejetés. Les tribunaux administratifs ne veulent pas se substituer leur appréciation à celle du préfet sur l’optimisation du déploiement des forces de l’ordre.

 

La Suède est exemplaire, mais travaille à moindre échelle. L’Allemagne est souvent citée. Il y a en effet là-bas de fortes différences culturelles, notamment une culture du dialogue et de la prévention beaucoup plus forte. Si on regarde en Angleterre, le football est un fait social plus important qu’en France. La police y maintient l’ordre non pas pour écarter les gens mais pour leur permettre d’assister aux matchs de football en toute sécurité. A chaque fois qu’elle intervient sur des incidents, elle s’évertue à ne pas stigmatiser l’ensemble des supporters pour les agissements de quelques-uns. L’Angleterre reste beaucoup plus violente que la France. Mais la police distingue à chaque fois les hooligans et la masse des supporters.

 

https://www.alternatives-economiques.fr//manifester-aller-stade-relevent-memes-libertes-fondamentales/00088293?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F18022019

 

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Ce fonds luxembourgeois, baptisé MPI II, était financé en sous-main par l’émirat d’Abou Dhabi par le biais d’une société offshore immatriculée aux îles Caïmans. Afin de masquer que MPI II était contrôlé par Manchester City, le fonds était officiellement piloté par une société contrôlée par trois associés, dont l’actuel propriétaire du Losc Gérard Lopez, et gérée par l'actuel directeur général du club lillois, Marc Ingla.

Avant de prendre le contrôle du Losc en janvier 2017, Lopez et Ingla n’ont donc pas hésité à servir de prête-noms à Manchester City. Le club anglais et ses filiales du City Football Group ont pu ainsi contourner les règlements (dont celui du fair-play financier) et préempter plusieurs jeunes joueurs en passant en dessous des radars.

 

À l'époque, il existe quelques fonds TPO liés à des clubs de football, le Benfica Lisbonne par exemple. Mais le projet de City est éminemment problématique. D’abord parce qu’avec un fonds, un club peut contrôler en sous-main des joueurs qui évoluent chez ses concurrents. De plus, la tierce propriété des joueurs de football était déjà interdite en Angleterre. Et en cette année 2013, la Fifa réfléchit à une interdiction au niveau mondial.

Il en faut plus pour refroidir les Citizens. « Même s’il y a une incertitude juridique sur la tierce propriété (TPO) et le risque potentiel qu’elle soit bannie par la Fifa et l’UEFA […], les clubs et les fonds sont déjà en train de regarder et d’essayer des schémas alternatifs pour contourner cette interdiction potentielle », peut-on lire en introduction d'un autre document interne partagé le 7 mars 2013 par Ferran Soriano avec le président de City, Khaldoon al-Mubarak.

 

L'objectif est d'investir 30 millions d’euros sur environ 70 joueurs pendant dix ans, avec un taux de rentabilité de 30 %. La cible : « les meilleurs jeunes joueurs d’Amérique du Sud identifiés par le réseau de recrutement » de Manchester City, dont 40 % de mineurs.

 

« contourner les règles du fair-play financier. La structure entière gravite autour de cette idée », écrit sans détour Marc Ingla à un cadre de City en juillet 2013. Si le club et MPI II étaient considérés par l’UEFA comme des « parties liées », il faudrait intégrer le fonds dans les comptes de City. Ce qui serait d’autant plus problématique que c’est en réalité l’émirat d’Abou Dhabi qui va fournir l’argent.

 

En clair, Mangrove servira de prête-nom à City, en recourant à un montage d’orfèvre. La structure de gestion, MPI II, signe un accord de coopération avec Manchester City et une deuxième société luxembourgeoise, MPI II & Partners, laquelle sera chargée d'acheter les droits économiques des joueurs et sera détenue par une fondation néerlandaise, baptisée Stichting MPI II. Il sera donc quasiment impossible d'établir un lien entre MPI II et City.

 

Évidemment, les services de Mangrove ont un coût. La société co-contrôlée par Gérard Lopez touchera 375 000 euros d’honoraires de gestion par an, soit 1,25 % de l'enveloppe d'investissement prévue (30 millions d'euros). Vu que l’essentiel du boulot sera en réalité assuré par City, c’est plutôt confortable.

Le 30 août 2013, le projet est définitivement présenté lors d'une réunion d'ADUG, la holding du cheikh Mansour qui possède Manchester City. Les différentes sociétés sont créées au Luxembourg et aux Pays-Bas dans la foulée.

 

Le premier achat est le milieu de terrain argentin Bruno Zuculini, 21 ans, qui évolue au Racing Club de Avellaneda. MPI II & Partners n'a pas pu acquérir ses droits économiques auprès du club argentin. Mais City et le fonds ont contourné l’obstacle, au moyen d'un deal particulièrement tordu, destiné à empêcher d’autres clubs de recruter Zuculini.

Le 31 juillet 2014, le directeur juridique de Manchester City est finalement contraint d'adresser aux instances du foot anglais une lettre officielle où le club garantit que les trois actionnaires de Mangrove (dont Gérard Lopez) « sont la source des fonds de MPI » (notre document ci-dessous). Ce qui est totalement faux, puisque l’argent vient d’Abou Dhabi via la société des îles Caïmans Roscalitar.

L’écran de fumée a fonctionné. À la suite de ce courrier, la FA et la Premier League valident le transfert de Bruno Zuculini à Manchester City, ainsi que la commission de 2,5 millions de dollars versée au fonds MPI II & Partners.

Mais le joueur argentin ne disputera qu'un seul match officiel avec les Citizens, avec 30 minutes de jeu le 10 août 2014 contre Arsenal. Le milieu de terrain sera ensuite prêté dans six clubs différents en trois saisons (Valence, Córdoba, Middlesbrough, AEK Athènes, Rayo Vallecano, Hellas Verona).

Le 11 juillet 2017, Bruno Zuculini est définitivement transféré au Hellas Verona pour la modique somme de… 1 000 euros, plus 50 % de son futur transfert. Il est revendu six mois plus tard à River Plate en Argentine, pour un montant annoncé à 3,25 millions d'euros, soit un peu plus de 1,6 million pour City. Tout ça pour ça…

 

Le 16 juillet 2014, un contrat est signé entre MPI II / MPI II & Partners et Umare SA, la holding du Deportivo Maldonado, domiciliée… au Panama (notre document ci-dessous). Cette société est alors représentée par deux personnes : le sulfureux agent argentin Gustavo Arribas et l'avocat britannique Graham Shear. Pour l'anecdote, Arribas, proche de l'actuel président argentin Mauricio Macri, deviendra en 2016 le chef des… services secrets de son pays.

Le contrat accorde, en secret, 50 à 100 % des droits économiques des joueurs qui seront achetés en concertation entre le club et le fonds. Maldonado restera officiellement propriétaire des droits fédératifs et économiques des joueurs. MPI II & Partners s’engage à payer les salaires des joueurs à hauteur des droits qu’il détient. Ce qui est interdit par la Fifa, dont le règlement stipule qu'« aucun club ne peut signer de contrat permettant au[x] club

adverse [...] ou à des tiers d’acquérir [...] la capacité d’influer sur l’indépendance ou la politique du club ».

 Les documents internes de Manchester City issus des Football Leaks montrent qu’au moins trois joueurs ont été recrutés dans le cadre de cet accord. Le plus connu est Gerónimo Rulli. Alors âgé de 22 ans, le gardien argentin est acheté par le Deportivo Maldonado le 17 juillet 2014. MPI II & Partners acquiert 50 % de ses droits pour 1,9 million d'euros.

Rulli ne jouera bien entendu jamais en deuxième division uruguayenne. À peine une semaine après la signature de son contrat, il est prêté à la Real Sociedad en Espagne, où il restera deux saisons. Le 15 juin 2015, alors que l'Argentin fait l'objet d'une offre de Valence, Brian Marwood, l'un des cadres de la direction sportive de City, s'en félicite auprès de Joan Patsy, le chef recruteur en Amérique latine : « On a fait un très bon choix sur le joueur. On a choisi la bonne trajectoire pour son développement. »

Manchester City l'achète à l'été 2016 au Deportivo Maldonado pour 5,87 millions de dollars, mais Rulli ne jouera pas pour le club anglais. Il est immédiatement prêté de nouveau à la Real Sociedad, qui l’achète le 16 janvier 2017. Manchester City empoche un peu plus de 7 millions d'euros, plus un pourcentage sur un futur transfert. C'est l'un des rares investissements réussis avec le fonds MPI II & Partners.

 

Le 22 décembre 2014, la Fifa décrète l’interdiction de la tierce propriété au 1e mai 2015.MPI II & Partners sera placé en liquidation volontaire le 27 décembre 2017. Ses comptes montrent que le fonds a bien reversé, comme prévu, 375 000 euros d'honoraires par an, entre 2014 et 2016, à la société MPI II Sarl appartenant à Gérard Lopez et ses associés de Mangrove.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/010319/les-dirigeants-du-losc-ont-servi-de-prete-noms-manchester-city-pour-acheter-des-parts-de-footballeu?page_article=4

 

 

Edited by lô le gunners

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