Foot - ANG - Diaby : «Une année très importante»
Perturbé par les pépins physiques depuis son arrivée à Arsenal, en janvier 2006, Abou Diaby postule désormais à une place dans le onze d'Arsenal, qui affronte Tottenham samedi. Il livre ses ambitions pour la saison 2007-2008.
«La concurrence s'annonce difficile dans l'entrejeu cette saison à Arsenal avec Gilberto Silva, Fabregas, Flamini, Denilson, L. Diarra et vous...
Ça fait beaucoup de monde pour deux postes, mais c'est bien. Il y a de la concurrence et j'aime ça ! J'en ai besoin pour me remettre en question. Quand on est jeune, on a tendance à se laisser aller lorsque l'on est installé. La concurrence me pousse à bosser deux fois plus, à me battre pour gagner ma place. J'ai besoin qu'on me bouscule. La concurrence est saine. Je joue sur mes qualités. Par rapport aux autres, j'ai peut-être l'avantage d'être plus athlétique. L'équipe a besoin d'un joueur de mon profil, surtout au milieu. C'est une carte à jouer. Malheureusement, ma préparation a été gâchée par de multiples petites blessures à la cheville gauche, dont une entorse. Je n'ai repris l'entraînement qu'il y a trois semaines. J'ai toujours besoin de prouver et manquer le début de saison n'arrangeait vraiment pas les choses. Physiquement, je ne suis pas à 100%. Je manque encore de repères et de vivacité. Mais je travaille dur pour faire mon retard.
Depuis votre arrivée à Arsenal, vous n'avez pas été épargné par les pépins physiques. Comment l'avez-vous vécu ?
La saison dernière, je n'ai pas beaucoup joué à cause de ma cheville gauche (fracture et dislocation). Je ne suis revenu qu'au mois de janvier. C'était la première fois que je vivais une si longue absence. Je venais d'arriver à Arsenal, qui plus est un grand club, et j'avais à coeur de prouver. Cette blessure m'a mis un coup. Ce n'était pas la fin du monde non plus, mais disons que ça n'a pas aidé. Cette année compte beaucoup pour moi, je veux faire une grande saison avec Arsenal.
Et avec les Bleus ?
C'est clair ! Il y a l'Euro en fin de saison. Ça fait partie de mes objectifs. Je veux retrouver l'équipe de France. Et à Arsenal, toutes les conditions sont réunies. Je n'ai pas été appelé pour les deux rendez-vous du mois de septembre et c'était logique. Je ne m'y attendais pas de toute façon. J'avais zéro match dans les jambes et je n'avais pas pu me rendre à la dernière convocation. Mais ça ne s'arrête pas là. Des sélections, il y en aura d'autres...
Si on vous dit que vous ressemblez de plus en plus à Patrick Vieira sur un terrain, que répondez-vous ?
C'est flatteur ! Je rêve d'une carrière aussi belle que la sienne, et même meilleure ! Patrick, c'est un très grand joueur, un des meilleurs à son poste et un exemple pour moi. J'aimerais pouvoir discuter un jour avec lui. Il a beaucoup de choses à m'apprendre. Mais à chaque fois que j'ai été appelé en équipe de France, il était blessé. Ça viendra...»
Recueilli par Bruno Constant, à Londres.
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